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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 21:49

undefinedAvant le débat public sur le grand contournement autoroutier de Toulouse, il y avait eu un autre grand débat, en 2003, c'était celui du barrage réservoir de Charlas
Charlas est une commune située au sud-ouest de Toulouse et au pied de laquelle coule un tout petit cours d'eau. Elle pourrait toutefois voir se dresser un barrage digue de 50 m de haut et retenant 110 millions de m3 sur plus de 600 ha, afin de gonfler les débits de la Garonne et des rivières gasconnes en été.

Le principe est d'aller dévier une partie des eaux de la Garonne (15 m3/S en hiver et au printemps) via une galerie souterraine de 15 km. De là, l'eau est redistribuée, à peu près à débit égal (15 m3/S), entre : 

- la partie gasconne au nord, nord-est par une galerie d'adduction d'une trentaine de kilomètres qui vient alimenter les rivières du Gers en se branchant sur le système Neste existant (réseau qui dévie déjà les eaux de la Garonne par la canal de le Neste et vient réalimenter les rivières gasconnes)

- la Garonne via le ruisseau Nère qui se jette dans la Louge puis dans la Garonne à Muret (amont de Toulouse). Une moitié de ces eaux rejoint le fleuve directement, l'autre est envoyée vers le canal de St Martory. Ce canal dévie l'eau de la Garonne dans la commune du même nom pour servir à l'adduction d'eau potable à l'irrigation à l'ouest de Toulouse.

Vous êtes déjà perdu ? mais non, tout est expliqué ici, c'est un dossier pédagogique pour les lycéens. Bref une retenue grande comme presque 2 fois le barrage de Cap de Long pour les Pyrénéens même s'il est 2 fois plus petit que Tignes ou 12 fois plus petit que Serre-Ponçon pour les Alpins ou encore 360 plus petit que les Trois Gorges pour les Chinois mais là on est hors concours !!! Le plus grand réservoir d'eau du sud-ouest de la France aurait pour objectif le soutien d'étiage et par voie de conséquence l'alimentation en eau potable, en eau industrielle et surtout l'irrigation agricole.

Une nouvelle étude négative

Ce projet, qui trotte dans les esprits depuis plus de 30 ans est aujourd'hui dans un état quasi-léthargique. Reposant sur le dogme de la fuite en avant et du toujours plus, ce barrage ne fait qu'encourager toujours plus de croissance du maïs irrigué, plante exotique pourtant peu adaptée à nos contrées car ayant une croissance estivale. Ce maïs sert à nourrir les canards gras et à l'élevage d'une manière générale afin de satisfaire  notre orgie carnivore. Les porteurs du projet, le SMEAG et la CACG, (le Maître d'Ouvrage n'est pas définitivement connu aujourd'hui, c'est le flou politico-artistique...) sont partis du principe que ce projet était la solution et ont construit tous leurs arguments et leurs études autour de ce préalable. Le débat public a d'ailleurs conclu à la nécessité de mener une étude complémentaire "des résultats et de la faisabilité d’un plan de diminution des consommations en eau pour l’irrigation à l’échelle du bassin de la Garonne ou de toute autre étude de même nature" à la charge des porteurs de projet. 

Cette étude n'a pas été réalisée, ce qui n'a pas empêché Nelly Ollin à l'été 2006, alors ministre de l'environnement, d'indiquer que l'Etat donnait son feu vert, ainsi qu'un financement à hauteur de 25%. Précisons que 50% de ce projet seraient financés par l'Agence de l'eau Adour-Garonne (dont le budget provient à   80% des usagers domestiques). Cela représenterait 165 M€ soit environ 80% des subventions qu'elle attribue sur une année !!! On peut comparer également cette subvention aux  4 M€ qu'elle consacre en 2007 à la gestion quantitative de la ressource ou aux 5 M€ que lui rapportent annuellement les redevances prélèvement payées par les agriculteurs irrigants (1/4 seulement des irrigants sont redevables...).
Depuis cette annonce de l'Etat, le calme plat est revenu jusqu'à ce que le nouveau préfet de la région Midi-Pyrénées se dise favorable à l'automne 2007 à ce projet qu'il juge nécessaire sans toutefois parler argent. Pendant ce temps-là, le Conseil Général de la Haute-Garonne (PS) recevait les résultats d'une expertise qu'il a commandée afin de palier à la fameuse étude toujours absente. 

undefinedA ce stade, il convient de préciser que la Haute-Garonne (plutôt contre le projet) est membre du SMEAG. Cet établissement public, qui rassemble les régions et départements traversés par la Garonne et qui a en charge son aménagement est porteur du peojet et serait le Maître d'Ouvrage préssenti. Vous suivez ?
Bizarrement les médias sont restés muets sur cette étude et les nouveaux éléments importants qu'elle apporte en novembre. Il convient là encore d'expliquer que la Dépêche du Midi, journal local incontournable, est dirigé par la famille Baylet qui dirige également le parti des Radicaux de Gauche. Mme Baylet a été récemment (à l'époque du débat public) présidente du SMEAG. Le journal est donc une tribune pour le projet, il est donc "normal" que les éléments de cette étude n'y aient pas leur place car ils sont plutôt négatifs...

Des chiffres incohérents et aberrants

L'expertise en effet met en évidence que les données des PGE Gascogne et Garonne (Plan de gestion des Etiages qui est une série de mesures permettant de garantir un débit minimum en période d'étiage) sont aberrantes et incohérentes. Elles ont pourtant servi de base à l'élaboration du projet de réservoir. De même les risques sismiques importants dans la région n'ont pas suffisamment été pris en compte tout tel l'impact d'une vidange d'urgence dans les ruisseaux en aval. L'étude critique fortement l'argument touristique ainsi que les effets sur le Canal de St Martory ou le fait que 18% du volume du barrage soit non mobilisable. Enfin, elle réévalue à la hausse le coût du projet : 325 m€ au lieu des 256 initialement avancés, ainsi que le calcul du coût d'exploitation.

En contrepartie, des alternatives plus raisonnables sont proposées et possibles. D'une part par des économies réelles, jamais vraiment envisagées, par une optimisation des ouvrages existants (curage, étanchéification, rehausse des digues...) et enfin par la création de retenues nouvelles mais plus petites et associées à d'autres usages (hydroélectricité, lutte contre les crues, navigation...). Ceci permettrait également un partage financier entre plusieurs parties prenantes.

La conclusion est simple, le Conseil Général a délibéré à une large majorité contre ce projet. On pourra toujours soupçonner une tambouille politicienne du CG31 et de son singulier Président Pierre Izard, n'empêche, voilà qui devrait mettre un peu de plomb dans l'aile de ce gros projet. La riposte de l'Etat et du SMEAG est à attendre dans les mois à venir, à moins que le Grenelle calme ses ardeurs.

Photos : la vallée qui serait inondée - la Nère à l'aval immédiat sd'où serait la digue.

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 22:53
Alors que j'étais en déplacement en Gironde pour le travail du côté de Cestas, je vois passer une immense remorque de tracteur remplie de carottes. Le coin est constitué de grandes surfaces agricoles dont certaines en  maraîchage intensif, gavées d'engrais et de pesticides.
wefeedthwworld.jpgLa personne avec qui j'étais me voit observer ce convoi et m'explique que ce sont des carottes invendables en grande surface (déformées, trop petites...) et qu'elles vont être épandues directement dans les champs en l'état malgré les gros problèmes que cela pose (dégradation lente et difficile, mauvais amendement en l'état). En effet 20% des récoltes partent ainsi !!! La grande distribution impose des légumes très calibrés. L'agriculteur fait aussi du poireau qui est également sujets à d'importants rebus.
Evidemment je demande s'il ne serait pas possible de les donner à et des associations d'aide aux plus démunis voire nourrir les bêtes avec, ou composter ces carottes. Et bien elles ne sont livrées que par camions de 25T pour une question de rentabilité et à ce poids, bien évidemment, personne n'en veut, même pas les élevages bovins. Il existe bien un centre de traitement type compostage mais en Espagne et ça ne vaut pas le coup financièrement (heureusement !) de les y emmener. A propos de (non) compostage et de grande surface, les déchets alimentaires de ces dernières se comptent en tonnes également mais là il n'y a aucune récupération possible pour une grande partie actuellement car avec les emballages (du type le sachet autour de la salade) et bien tout part à l'incinération.

J'ai bien sûr pensé au film "We feed the world" qui illustre parfaitement ce genre de pratique normale de notre vie moderne. Est-ce bien la peine de se lancer dans les OGM pour d'hypothétiques gains de productivité et d'affirmer que la bio est une utopie si 20% des récoltes partent à la poubelle ? Pourtant, comme le dit la FAO "des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète.Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement"

10-06pds1.jpgD'autre part, si le développement durable, vraiment durable, ne semble pas encore un réflexe, il peut être l'alibi pour des projets anti-écologiques.
En effet, du côté de Toulouse il y a de nombreux projets de golfs ou de leur aggrandissement : Lézat/Lèze, Luchon, Montech, Montauban, nord de Toulouse, Nailloux... 
Parmi ces projets, j'ai eu écho des 3 derniers cités qui utiliseraient les rejets de stations d'épuration (step). Vous me direz, parfait, on recycle l'eau !!! Mais l'eau traitée et épurée en step a été prélevée à la base en rivière ou en aquifère puis elle repart vers le milieu naturel, la rivière.  Par conséquent utiliser l'eau en sortie de step revient à pomper indirectement de l'eau en rivière sur le plan quantitatif.  De plus, une telle réutilisation nécessite une désinfection UV (gourmande en électricité) et des pompages sur des distances plus ou moins longues (là aussi électriques...). Rien de bien écolo donc à y regarder de plus près.
Mais là où les promoteurs (et les sociétés de traitement des eaux qui sont également partie prenante dans ces projets) sont malins et s'assoient sur l'écologie c'est qu'utiliser l'eau de step permet de ne pas être soumis aux arrêtés préfectoraux de restrictions d'irrigation. Ceux-ci s'adressent en premier lieu aux agriculteurs qui n'ont pas le droit d'arroser avec ces effluents épurés pour des questions sanitaires. La pertinence de la culture du maïs irrigué dans le sud-ouest (pour nourrir les animaux), plante tropicale poussant en plein été, peut être discutée mais c'est un autre débat.
En résumé, alors que les rivières sont vides et des économies d'usages sont mises en place, les golfs pour bourgeois resteront bien verts. Un golf 18 trous nécessite en arrosage l'équivalent de la consommation en eau d'une ville de 5000 habitants...

Je reste optimiste, toutes ces pratiques seront bien évidemment remises à plat à l'occasion du Grenelle de l'environnement...

Photos : le pain jeté à Vienne chaque jour correspond à la consommation de la 2° ville d'Autriche, Graz (www.melbournefilmfestival.com.au) Golf de Pau (www.pau-pyrenees.com)
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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 20:26
10-06pds1.jpgHier, mardi 12 juin, le conseil européen a adopté une nouvelle règlementation sur l'agriculture biologique qui sera opérationnelle dès 2009.  Il s'agit d'un échec à 3 niveaux. Echec pour l'agriculture biologique en premier lieu, échec de la démocratie à travers le processus législatif européen et échec du nouveau super ministère de l'environnement, du développement et de l'aménagement durables (le MEDAD).

Pour faire rapide, la commission européenne avait proposé une règlementation laxiste en matière de bio il y a quelque temps avec notamment une tolérance aux pesticides de synthèse et aux OGM à hauteur de 0.9% (contamination accidentelle). Ceci avait fait vivement réagir associations et parlementaires (pas l'UMP), en particulier les Verts qui avaient déposé un contre-projet au parlement européen par l'intermédiaire de la député verte Marie-Hélène Aubert. Le Parlement a voté ce contre-projet plus favorable et qui avançait, entre autre, le seuil de 0.1% (seuil de détection analytique) au lieu de 0.9%. Hier , les 27 ministres de l'agriculture en ont décidé autrement et sont revenus sur la position de la commission. 
Au premier janvier 2009, il y aura donc un seul label officiel en Europe pour l'agriculture biologique. Les labels nationaux (comme AB) pourront figurer mais ne correspondront plus au cahier des charges actuel de chaque pays. Les OGM seront tolérés (contamination ou présence accidentelle) à hauteur de 0.9% ce qui suppose que l'on considère comme acquis qu'une contamination puisse avoir lieu. C'est donc à l'agri. bio. de s'adapter aux OGM qui se répandent dans la nature. Une certaine souplesse est également introduit e;  ainsi certains pesticides et autres produits de synthèse pour les élevages seront tolérés dans certaines conditions. Si l'on observe un net recul par rapport à notre AB française actuelle, certaines maigres avancées peuvent être notées par rapport à la bio européenne en vigueur aujourd'hui comme le seuil de 95% qui correspond à la proportion minimum d'ingrédients bio pour qu'un produit porte ce label (70% actuellement).
10-06pds1.jpgLes ministres ont donc préféré s'aligner sur les moins bons élèves plutôt que créer une bio stricte, exigeante et  demandée par les producteurs, les consommateurs et les associations. On opère un tournant vers l'agriculture raisonnée, espèce d'agriculture intensive et industrielle arrangée à la mode développement durable.
De son côté la FNAB (Fédération Nationale d'Agriculture Biologique des régions de France) se dirige vers la création d'une marque privée alignée sur les exigences AB en vigueur aujourd'hui.

C'est donc une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui croient  en une agriculture paysanne, respectueuse de l'environnement, de  l'animal et de l'Homme, en une agriculture où le paysan s'adapte à la nature et non la nature est adaptée à l'agro-entrepreneur. C'est aussi une défaite pour la démocratie où la seule instance élue donc légitimeur le peuple, le parlement européen et ses euro-députés po, n'a pas été suivie par les ministres des 27. La commission, en proie aux lobbies et composée de technocrates, a dicté sa loi une fois de plus.

Enfin, alors qu'Alain Juppé avait promis de ne pas prendre de décision allant contre les positions des associations de protection de l'environnement avant le "Grenelle", c'est la ministre française de l'agriculture, Christine Lagarde,  qui agit contre la logique de développement durable et contre l'esprit du super ministère de l'écologie. Juppé dit d'ailleurs ne pas être d'accord avec Lagarde, il avait en effet parlé de réfléchir à un moratoire sur les OGM. Il se dit pourtant que l'agriculture devait faire partie de ce super MEDAD mais que le lobby FNSEA est passé par là (ils ont été reçue par Sarkozy avant les élections souvenez-vous). La FNSEA, proche de l'UMP, représente la majorité des agriculteurs français donc un bon réservoir de voies sarkozystes... Le MEDAD sera-t-il aussi puissant qu'on le dit ou est-ce de la poudre aux yeux ? Ce raté fait suite à l'absence surprenante de la notion d'environnement dans le débat actuel sur l'augmentation de la TVA alors même que la baisse du taux sur les produits moins polluants faisait partie du programme de Nicolas Sarkozy.

Au passage le ministre d'Etat Juppé pourrait ne pas être durable. En voulant cumuler les mandats et se présenter aux législatives à Bordeaux (alors qu'il n'aura pas le droit de siéger à l'Assemblée s'il reste ministre), il se retrouve en ballotage défavorable. S'il perd dimanche il sera certainement contraint de démissionner de la rue de Ségur.
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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 16:39
60 Millions de consommateurs publiait dans son numéro de novembre une étude sur les lessives avec un classement efficacité/impact environnemental. J'avais été un peu frustré des conclusions, assez vagues sur la partie environnementale, même si les résultats n'étaient pas très bons. Quel lessive choisir ? je restais sur ma faim.
J'ai donc réalisé mes propres classements après avoir vu l'étude détaillée. Afin de ne pas trahir les chiffres pour chaque lessive, je me contenterai de notes arbitraires ainsi que de la valeur moyenne pour chaque paramètre analysé.

Quels sont les tests réalisés ?

Ecotoxicité : ces test permettent de juger de l'impact de toxicité des lessives sur les êtres vivants.

- Inhibition de la mobilité de Daphnia Magna : concentration en pourcentage du bain de lavage (eau rejetée par la machine à laver selon les doses de lessives conseillées par le fabricant) immobilisant 50% des daphnies en 48h. Dans des tubes à essai à 20°C on introduit 10 ml de la solution à la concentration voulue et 5 daphnies. Bien entendu de nombreux essais sont réalisés. Les résultats correspondent aux CE 50 (immobilité de la moitié des individus). La moyenne de toutes les lessives étudiées est de 0.254 % du bain de lavage.

- Inhibition de la croissance de Pseudokirchneriella Subcata : concentration en pourcentage du bain de lavage inhibant 50% du taux de croissance de ces algues en 72h. La solution à étudier est placée sous une forte lumière pendant 72h en présence 104 cellules/mL.  Le taux de multiplication des cellules est mesuré régulièrement par rapport à échantillon témoin.  La moyenne est de 0.603 %.

- Inhibition de la reproduction  de Ceriodaphnia Dubia : concentration en pourcentage du bain de lavage inhibant de 50% la reproduction  de ce micro-crustacé en 8 jours. Une mère cériodaphnie est introduite dans un tube à essai à 25°C, sous alternace lumière et obscurité. La solution est renouvelée chaque jour. Le nombre de jeunes apparus est comparé à un lot témoin.  La moyenne est de 0.120 %.

Biodégrédabilité deux paramètres sont nécessaires pour connaître la capacité de la station d'épuration et du milieu naturel à dégrader la lessive. La DCO (demande chimique en oxygène) qui réprésente la quantité d'oxygène nécessaire  pour oxyder chimiquement la totalité des matières carbonnées. Une partie de la DCO est constituée de la DBO5 (demande biologique en oxygène pendant 5 jours), c'est à dire la quantité d'oxygène nécessaire à l'écosytème naturel d'un milieu aquatique pour oxyder la pollution carbonée biodégradable en 5 jours. ces deux paramètre sont essentiel en assainissement et pour mesurer la qualité d'une eau de rivière. Le rapport DBO5/DCO indique la biodégradabilité de l'eau. Si ce rapport est supérieur à 0.5 (rapport d'une eau usée domestique), la pollution est largement biodégradable, s'il est inférieur elle ne l'est pas. La moyenne constatée sur les lessives est de 5800mg/L de DCO et  0.28 en DBO5/DCO

Phosphore total (PT) : le phosphore agit comme un aliment pour les algues des rivières en les dopant (rivière de couleur verte l'été). Leur croissance entraîne donc un développement accéléré de tout l'écosystème qui finalement conduit à l'asphyxie du milieu et à sa mort. C'est l'eutrophisation.
Le phosphate (partie du phosphore total), longtemps présent dans les lessives en poudre, a maintetant disparu. phosphore total s'exprime en mg/L. Sur les lessives étudiées, l'une d'elle est extrêment élevée. La moyenne qui est de 13.84 mg/L ne l'a donc pas prise en compte.

Exploitation des résultats :

Comme je l'ai dit je ne publie pas les chiffres mais attribue des notes. Le classement est donc purement arbitraire.
J'ai procédé par paramètre : la meilleure lessive se voyant attribuer 20/20 (10/10 pour la DCO) et la moins bonne 0/20 (0/10 pour la DCO).
Le calcul du PT a été un peu différent dans la mesure où la lessive très élevée a eu 0 mais n'a pas servi de base pour la note la moins bonne. La base a été ramenée à un niveau légèrement supérieur à la seconde moins bonne lessive.
Chaque paramètre d'écotoxicité, le rapport DBO5/DCO, le PT ont un coefficient de 1 et la DCO de 0.5. Le résultat final est une note sur 20.
Les noix de lavage n'ont pas été prises en compte, d'une part car leur efficacité est très mauvaise et d'autre part car leur impact sur l'environnement est bien inférieur aux autres lessives, ce qui aurait écrasé les notes.

Tableau des notes : (par ordre de note finale)

liquide poudre tablette
Lessive Mobilité
 /20
Croissance
 /20
Reproduction
 /20
DCO
/10
DBO5/DCO
 /20
PT
/20
Note finale
 /20
Dash 2 en 1
20
13.74
9.4
4.57
7.69
16.49
13.07
L'Arbre Vert
2.83
18.36
6.15* 9.52
14.87 19.98
13.04
Apta Advance (Intermarché)
17.59
12.61
6.47
4.21
11.28
17.02
12.58
Gama
1.01
20
3.44
7.62
8.72
20
11.05
Super Croix
10.53
13.14
12.28 8.48
0.51
12.19
10.39
Ariel fraîcheur alpine
7.63
10.51 7.91
0
17.44
13.52
10.37
Bril - Dia
5.4
7.57
7.54
3.18
17.44
14.65
10.14
Dash 2 en 1
5.99
19.13 4.29
7.35
2.05
16.47
10.05
Bonux
4.02
17.04
7.75
7.31
2.56
15.91
9.93
Gama 6.69
14.26
5.46
8.11
2.56
16.15
9.68
Super Croix
2.31
9.98
1.36
8.59
12.31
18.64
9.67
Maison Verte
2.18
10.03
3.91
6.67
13.85
16.18
9.60
X Tra
0.91
6.16
4.34
8.38
12.82
18.57
9.31
Ecover
1.19
0
4.66
4.93
20
20
9.23
Carrefour
5.24
4.6
5.89
2.57
16.41
15.62
9.15
Dash 2 en 1
9.83
4.66
7.16
5.05
11.28
11.83
9.06
Super Croix
13.23
4.02
20
0.74
0
11.55
9.01
Persil (au savon de Marseille) amande douce
1.22
2.65
6.1
9.54
14.87
14.70
8.92
Omo lilas blanc
1.92
1.93
3.91*
9.22
15.38
14.98
8.61
Ariel
4.95
7.21
9.67
4.98
3.08
16.56
8.45
Le Chat perfect
1.09
3
4.39
5.2
13.85
18.57
8.38
Le Chat tabs
11.57
2.89
11.42
6.42
1.03
11.87
8.22
Ariel fraîcheur alpine
3.24
1.53
5.25
6.51
8.72
18.31
7.92
Skip  Air Activ
0.73
1.9
2.69
10
14.87
13.08
7.87
X Tra
10.87
10.02
1.68
7.81
0.51
12.07
7.81
Le Chat perfect
10.22
3.82
10.95
5.05
0.51
11.67
7.68
Leader Price  Ultra plus
0.65
3.93
3.81
5.1
12.82
15.38
7.58
Persil (au savon de Marseille)
3.06
5.57
8.02
8.21
3.08
13.65
7.56
W5 Formil aktiv
0
0.03
0.4
7.94
14.87
17.83
7.47
Auchan
1.66
1.92
5.73
2.78
11.28
10.46
6.15
Omo lilas blanc
7.7
2.25
5.19
5.68
9.74
0.81
5.7
Skip actigel
3.27
2.64
9.93
5.07
8.72
0
5.39
Epsil (Leclerc)
0.6
1.2 0
0.51
11.28
15.02
5.2
Skip effervescent
0.88
5.01
0.99
4.1
1.54
7.67
3.67
* estimation, données non fiables

Interprétation des résultats :

Je le redis, ce classement  est relatif et arbitraire il ne s'agit que d'une comparaison des lessives entres-elles et en aucun cas des chiffres réels pour chaque paramètres. 60 Millions faisait ressortir la médiocrité des lessives en matière d'écotoxicité, je n'y reviens pas car mes notations ne permettent pas un jugement dans l'absolu.

Les notes finales sont donc assez reserrées mais ne traduisent pas une homogénéité entre les paramètres, c'est sans doute pourquoi 60 millions de consommateurs n'avait retenu que l'écotoxicité en plusieurs classes assez larges dans son classement. On observe en effet qu'il n'y a également pas de lien entre les 3 paramètres d'inhibition.

Ce qui peut paraître le plus surprenant c'est le classement pas aussi bon que ce qu'on aurait pu attendre des produits labellisés pour la protection de l'environnement, à savoir  Ecover (14/34), Maison verte (12/34) même si l'Arbre Vert s'en sort mieux (2/34). Ces produits se différencient toutefois par une bonne biodégradabilité et une teneur en phiosphore faible (en particulier Ecover et l'Abre Vert).

Il peut intéressant d'alterner des lessives ayant de bonnes performance dans différents paramètres. De même, et c'est sans doute ce qui prime, la dose utilisée doit être adaptée d'une part à la saleté du linge et à la dureté de l'eau (voir préconisations du fabricant). Ainsi à Toulouse, où la dureté (degré de minéralisation de l'eau, TH exprimé en degrés français) est peu importante (10°F), les doses de lessive peuvent être largement diminuées.  Pour connaître la dureté de votre eau, voir les sites des DRASS (liste ici, choisissez votre région puis environnement et eau potable même si chaque site régional est différent... quand il existe). En Midi-Pyrénées les analyses sont disponibles ici pour chaque commune.

Photo : Wikipédia, daphnie Daphnia magna utilisée pour les test de mobilité.
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Biosphère
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10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 23:45
Aux orties, le purin d'ortie ! Et tout autre produit fabricable soi-même utilisable pour la protection des plantes de façon naturelle. Ces savoirs et savoir-faire culturels et ancestraux sont désormais hors-la-loi. Quiconque les recommande, en fabrique ou en détient est passible de 2 ans de prison et 75 000 euros d'amende depuis le 1er juillet 2006, date du décret d'application de la loi n° 2006-11 du 5 janvier 2006 d'orientation agricole. Cette loi n'autorise désormais la recommandation et l'utilisation que des produits disposant d'une autorisation de mise en marché, appelés concrètement "les pesticides".

C'est pourquoi il est impératif de déconseiller strictement l'utilisation de produits fabriqués maison tels que :

- le spray à l'ail : il ne convient pas du tout pour éloigner les insectes mangeurs de feuille
-et surtout pas le spray anti insectes composé d'eau, d'un peu d'alcool à 90° (ou tout alcool fort de type vodka), et de quelques gouttes essentielles de thym, de sauge et de lavande
-encore moins le spray au piment qui ne protège pas du tout les plantes des fourmis : Si vous trouvez une préparation à base de piment, d'aneth et d'ail hachés en égale quantité dans de l'eau, jetez-le !!
-la pomme de terre peut vous mettre sous le coup de la loi si vous la mélangez à de l'eau chaude et une toute petite dose de liquide vaisselle : elle n'est aucunement efficace contre les pucerons et autres petits insectes suceurs de sève.
-surtout, ne broyez aucune coquilles d'oeuf et n'étendez pas de cendres autour de vos plantes : ils risqueraient d'être pris pour une barrière contre les gastéropodes par nos législateurs
- et n'utilisez surtout pas le fameux purin d'ortie !!

L'obligation est désormais morale : n'hésitez pas à diffuser cette liste d'interdictions et à l'enrichir afin de protéger quiconque d'être poursuivi pour de tels délits.

La suite de ce billet d'Isabelle, ingénieur agronome auteur spécialisé dans les questions sociétales et environnementales et Free(wo)man...
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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 00:35
Vendredi, sillonnant la campagne commingeoise à vélo, mon sens olfactif a été mis en éveil par une odeur particulière, étrange mais pas totalement inconnue.

Sur ma droite, dans un champ d'environ 100X50m, poussait une plante inconnue de mes grandes connaissances agronomiques (DUT Agronomie mais j'ai plus de souvenirs des cours de botanique alternative le soir après les cours...).

Sous forme de tige, surmontée d'un bouquet feuillu, la plante mesure entre 50 cm et sans doute plus de 2 mètres de hauteur. J'eus quand même ma petite idée à ce moment la mais un arrêt me permit de la confirmer et d'effectuer un prélèvement dont je vous livre les résultats photographiques.

Alors, avez-vous trouvé ? Vos réponses dans les commentaires et la réponse bientôt.

Petit indice, cette plante pourrait très bien faire l'objet d'un billet spécifique dans ce blog et également se trouver en quantité non négligeable dans mon appartement dans quelque temps...
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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 02:12
Très sensible à la protection de l'environnement, vous l'aurez compris, je suis interpelé par les pétitions qui circulent actuellement au sujet de "l'interdiction des engins motorisés sur les voies non ouverte à la circulation."

Rappel des faits :

  • Une loi, celle du 3 janvier 1991, stipule que la circulation des véhicules à moteur n’est autorisée que sur les voies ouvertes à la circulation publique.

  • En septembre, la ministre Nelly Olin réagit : « force est de constater que cette réglementation qui remonte à 1991 est encore méconnue et, lorsqu’elle est connue, très largement transgressée. » et publie une circulaire (6 septembre 2005) qui rappelle la réglementation et invite les préfets à plus de fermenté et à davantage d'information envers les élus.

En tant que cycliste, je ne sais plus sur quelle pédale appuyer ! Deux pétitions sont sorties suite à cette circulaire. Toutes deux, diamétralement opposées (l'une appuie la circulaire, l'autre la dénonce), appellent les cyclistes (VTTistes) à signer. Quel camp choisir ? Autant vous l'avouer tout de suite, ma sigature est déjà présente sur l'une des deux pétitions, mais laquelle ? Examinons-les...

La première émane d'un collectif d'associations, syndicats, fédérations plutôt écologistes et se veut un soutien au ministre et à sa circulaire « pour une stricte application de la loi du 3 janvier 1991 ». Ses arguments sont :

- « 4x4, quads, motos trials, motos-neige... La pénétration de nos espaces naturels par les pratiquants de loisirs motorisés s'intensifie »
- «  mécontentement grandissant. Les conflits d'usage se multiplient »
- « le lobby des loisirs motorisés - pratiquants et marchands confondus - a lancé une campagne agressive et mensongère pour exiger le retrait de la 'circulaire Olin' ».
- « La circulaire n'est pas créatrice de droits nouveaux ; elle éclaire seulement l'application de la loi selon les nouveaux usages et la jurisprudence »
- «La loi du 3 janvier 1991 qui encadre strictement la circulation des véhicules à moteurs dans les espaces naturels répond à une demande sociale majoritaire »- « Nous encourageons toutes les pratiques de loisir de pleine nature qui excluent l'usage du moteur - telles la marche, le vélo, l'équitation - et qui s'expriment dans le respect du milieu naturel »

La seconde, initiée par Codever (Collectif de défense des loisirs verts (sic)) s'intitule « Tous unis, motards, quadistes, 4x4, cyclistes, cavaliers, libres et responsables. Moi aussi ! Je protège la nature, j'entretiens mon cadre de vie et je respecte les autres.Halte à la répression aveugle et systématique des administrations (re sic) ». Ses arguments :

  • - «Contrairement à ce que prétendent certains groupes de pression et certaines administrations au service d'intérêts électoralistes et partisans, la randonnée dans les chemins à MOTO, en VTT, QUAD, 4x4 ou à CHEVAL, pratiquée dans un esprit respectueux des règles, n'occasionne aucune conséquence néfaste pour la faune et la flore.Nous ne pouvons pas causer de préjudices en exerçant notre liberté de circuler sur des voies publiques destinées à cet effet »
  • - « Que l'Etat et ses administrations cessent de nous diaboliser »
  • - « Nous participons au développement de l'économie : constructeurs et importateurs, accessoiristes, organisateurs de randonnées, restaurateurs, hôteliers, revendeurs de carburant... et par le paiement de nombreuses taxes ! »
  • - « Nous participons aux actions de protection de l'environnement »
  • - « Nous acceptons une réglementation intelligente basée sur des constats vérifiés mais pas sur des interdits arbitraires ou une interprétation abusive de la loi telle que la notion de carrossabilité. »
  • - « Les randonneurs motorisés sont courtois, respectueux et portent, le cas échéant, assistance aux autres usagers en difficulté. »
  • - « La conséquence ultime de la politique menée sera la mort économique et sociale des zones rurales. » « Lors des prochaines échéances électorales, nous saurons faire entendre nos voix à tous les niveaux. »
  •  - « La France est le premier pays au monde pour le tourisme. Les loisirs verts représentent une part importante de ce secteur économique. Tous ensemble mobilisons-nous pour préserver l'avenir de nos activités. »

Et du point de vue du cycliste, ex VTTiste ? Je suis déjà conscient que ma pratique pouvait avoir un impact (même léger) sur l'environnement et être dangereuse pour les marcheurs. J'empruntais donc les sentiers balisés spécialement pour le VTT. Ce fléchage est réalisé par la Fédération Française de Cyclisme avec le soutien des collectivités locales et était d'ailleurs régulièrement détérioré. Le vélo reste tout de même en harmonie avec la nature. Silencieux, peu impactant sur le sol, sans pollution atmosphérique, il nécessite un effort physique qui nous rend plus humble face aux espaces naturels que l'on traverse. La pratique du 4x4, quads et autre moto de cross est donc complètement antagoniste. Demander aux cyclistes et cavaliers de signer la pétition de Codever, c'est un peu comme si on voulait rallier les cyclistes à une action qui demanderait le développement de la voiture en ville  ! Je suis par ailleurs choqué que Codever se serve des cyclistes et cavaliers pour se donner bonne conscience et  appuyer leur soi-disant respect de la nature.
 
 
 
 
 
 

Pour terminer sur une note humouristique, voici les morceaux choisis au hasard d'un édito sur un site consacré aux 4X4 (http://www.web4x4.org) et qui parle de l'état d'esprit des pratiquants 4x4, selon eux-mêmes : « Même si votre colère est tout à fait justifiée, n'arrachez pas les panneaux. Cela ne fait que dégrader la situation et nous ne sommes plus crédibles. ». « Plus de 70% des pratiquants de 4x4 ne pense qu'à leur nombril, je vois mal comment mobiliser les foules. Et certains parlent de parti politique ou de grande fédération (comme les motards en colère) ... je serais aussi pour, mais nous nous heurtons toujours au même problème, plus de 70% des pratiquants de 4x4 demanderont ce qu'ils auront en en échange de leur adhésion. »


Selon les organisateurs, les compteurs sont, à l'heure où j'écris, respectivement à 70 154 signatures pour le
respect de la loi et 69 602 contre cette loi.

Alors un dernier conseil : Signez la pétition pour le respect de la loi et donc la protection des espaces naturels face aux engins motorisés.

 

photo : rando raquette dans les Pyrénées. Imaginez un 4x4 à cet endroit, ou une motoneige (strictement interdite en loisir hors terrains aménagés et autorisés par le maire)

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