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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 00:08

undefinedJe viens de découvrir un nouveau moteur de recherche : HooSeek. En fait ce n'est pas vraiment un moteur de recherche, c'est un compilateur de différents moteurs (Yahoo, Google...). Sobre, clair, rapide, il présente les résultats en une seule page. Ils apparaissent au fur et à mesure que vous faites défiler "l'ascenseur universel". Il présente quelques fonctions intéressantes comme la recherche de définitions.
Il se caractérise aussi par le fait que la jeune entreprise reverse environ 50% de ses bénéfices aux associations de votre choix. Le principe est simple, vous sélectionnez jusqu'à 4 ONG parmi plus de 800 000 ( en fait celles inscrites au journal officiel). Chaque recherche rapporte près de 0.02 euros. L'argent ne tombe pas du ciel mais de la rémunération par les moteurs de recherche selon le trafic généré et des liens commerciaux (déjà existants sur les moteurs classiques).

Alors vous me direz que je déroge à ma ligne antipub avec ces liens commerciaux. Toutefois, il y en a autant qu'en passant  par un moteur de recherche classique. Donc pour un même résultat, l'assoc. de votre choix reçoit de l'argent. De plus, les 3 membres de cette société m'inspirent confiance dans la sincérité de leur engagement écologique.

Il existait déjà Veosearch (dont un des fondateurs semble avoir créé HooSeek) sur le même principe. Il présente des liens commerciaux de manière plus ostensible et parfois plus pernicieuse ainsi que des bannières de publicité. De plus, les projets humanitaires soutenus ne correspondent pas forcément à ce que je souhaite aider. Hooseek laisse le choix. J'ai ainsi pu sélectionner les Amis de la Terre, Casseurs de Pub, Nature et Progrès et Kokopelli.

En somme, Google mais en mieux.

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 23:00

Je viens de voir deux très bons films au cinéma : "It's a free world" et "Paysages manufacturés". Tous deux traitent de la mondialisation libérale et de ces effets néfastes sur l'homme et l'environnement.

Paysages Manufacturés est un documentaire canadien qui me fait penser à "Notre pain quotidien" dans le sens où il nous livre de très belles images de la laideur. Une grande partie des scènes prend place en Chine pour y montrer une usine monstrueuse qui fabrique des fers à repasser et qui emploie des milliers de jeunes Chinois ou ses énormes amas de déchets électronqiues (nos ordinateurs entre autres) décortiqués dans des conditions indignes. Le barrage des Trois Gorges est également traité, lui aussi extrêment impactant pour la nature et l'Homme. Le réalisateur, photographe à la base, montre ainsi comment l'humain a façonner son habitat et l'a déshummaisé. Le propos ne se veut pas spécialement anti-libéral avec des revendications politiques mais montre de manière iconoclaste comment  nous fonctionnons sur cette Terre. 
Chacun est mis devant ses responsabilités sans moralisation. Les fers à repasser sont en effet pour nous, les ordinateurs usagers sont les notres. Nos achats ici détruisent l'environnement et les gens là-bas
J'ai perçu une objection à la croissance dans ce film, en particulier avec la séquence sur le pic pétrolier. Ce n'est pas un film qui explique et donne des solutions comme celui de Al Gore mais c'est un film qui montre sans démontrer. Certains seront d'ailleurs certainement émerveillés devant le gigantisme de certaines industries présentées.


PAYSAGES MANUFACTURES
envoyé par aooay 


It's a free world est une fiction réalisée par Ken Loach. Celui-ci ne cache pas ses idées de gauche (le titre n'est pas neutre) et nous offre un cinéma engagé et fort. Le thème est le travail des immigrés. Comment des cabinets de recrutement embauchent des travailleurs de l'Est pour des petits jobs à la journée en Angleterre. Issues de récits réels de ces immigrés, les scènes présentent la paupérisation des travailleurs, les ravages de la flexibilité du code du travail (pronons bonnes notes à l'heure du démentellement du code du travail). 
Toutefois, le personnage central n'est pas un travailleur pauvre mais leur employeur, une jeune femme un peu paumée, qui s'improvise patron. Et c'est là la force du film, il n'est pas manichéen sur le capitalisme : les méchants exploitants d'un côté et les gentils exploités de l'autre. Cette chef d'entreprise galère elle aussi, a une situation familiale fragile. Comme tout un chacun ou plutôt bien plus fort que chacun, elle est capable du meilleur comme du pire. A la fois pleine de compassion et de dévouement pour les situations de détresse qu'elle rencontre, elle participe à la création de ces situations, en toute connaissance de cause. Elle est donc tiraillée dans sa consience, ainsi que sa meilleure amie et co-dirigeante. 
Loach dénnonce là aussi la société de consommation, la destruction des repères sociaux car cette femme sacrifie tout pour son travail et l'argent, y compris sa famille. Cette absence de dualité gentils/méchants laisse le spectateur faire la part des choses. Bien sur il aura tranché et s'indignera des choix de la jeune femme mais n'est-il pas dans sa propre vie dans une situation identique, même si c'est à un degré moindre ?


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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 22:19
99f.jpgJe vois déjà la mine surprise de certains à l'idée que je parle de ce film. Je vais faire encore mieux, je vais le critiquer plutôt positivement !! Autant le dire tout de suite, ce film m'a plu. Le sujet de fond, la critique de la publicité, n' y étant pas pour rien voire même pour beaucoup !

J'avais lu le bouquin de Beigbeder à sa sortie (2000 je crois) et j'avais particulièrement accroché à cette histoire autobiographique, iconoclaste et assez amère envers un univers publicitaire hypocrite, vénal et malsain. L'auteur rencontra un gros succès et succomba quelque peu aux sirènes de la médiatisation, du showbiz, c'est-à-dire au monde qu'il dénonçait et qu'il avait tenté de fuir. Cette contradiction est exactement celle qui rampe tout au long du film de Jan Kounen. Il a bénéficié d'une large couverture médiatique et d'une grosse campagne de publicité. Beaucoup de publicité pour un film qui la combat.

Sur  un plan formel, la réalisation est vive, originale, créative et  ressemble à une succession de spots publicitaires. Le ton est au cynisme, à la provocation.  Les acteurs sont plutôt pas mal avec un très bon Dujardin, complètement épanoui dans son  rôle.
Jusque-là parfait mais malheureusement les recettes commerciales sont trop souvent utilisées : humour parfois lourd, digne des grosses comédies aux 10 millions d'entrées, scènes superflues quelque peu trashes. Bref, Kounen force sur la forme, insiste trop sur ce milieu social superficiel et passe trop de temps à mon goût sur la vie futile d'Octave, "une grosse merde" selon son propre qualificatif. Cela au détriment du fond, de la dénonciation de la publicité, des ravages qu'elle fait dans le cerveau des consommateurs et des pollutions qu'elle génère. Toutefois le bouquet final est intéressant, une scène vers la fin du film qui a pour cadre TF1 et qui est assez... jouissive (j'ai cru y voir des images du film Notre pain quotidien) ! Je crains pourtant que le spectateur, en sortant de la salle, ait un oeil critique sur les publicités et non sur la publicité.


L'ambiguïté du film réside dans son aspect commercial, on sent la volonté de séduire un large public et malgré tout de faire du chiffre. Le message à faire passer s'efface et devient l'objectif secondaire. C'est ce que dénoncent certains détracteurs, une partie des anti-pubs convaincus. Evidemment ce n'est pas un documentaire exhaustif  mais à ma connaissance c'est le seul long-métrage existant qui traite de ce sujet . Il a le mérite d'exister et de propulser au grand public une idée tellement à contretemps de notre époque moderne qu'il ne faut pas s'en priver !!

Le film se referme sur une petite phrase inscrite en bas de l'écran et qui ressemble à ça "le budget mondial de la publicité s'élève à 500 milliards de dollars, 10% de cette somme permettrait de réduire de moitié la faim dans le monde".     Vrai cri du coeur, fausse naïveté, hypocrisie ? Je crains qu'il s'agisse plus de fatalisme. Le spectateur passif et impuissant dans son fauteuil n'est pas responsabilisé et surtout pas considéré comme consom'acteur mais comme un con-sot-mateur.

Petit hommage aux seuls vrais acteurs dans la vie contre la publicité, les anti-pubs, qui apparaissent brièvement et malheureusement en cliché du doux rêveur fumeur de joints. Voici leurs sites indispensables pour aller plus loin :


Photo :  affiche non retenue (www.myspace.com/99flefilm)nti_bug_fck 
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 00:11

Le week-end dernier, la veille de mon premier Carnet Toulousain (très sympa, à renouveler...je pense y avoir rencontrer de vrais "geeks" !), je suis allé voir au cinéma Persépolis. Le film d'animation de Marjane Satrapi tiré de sa BD, elle même autobiographique.

Marjane est une jeune Iranienne qui a grandi à Téhéran et vécu la révolution et la chute du Shah puis la mise en place de la dictature islamiste, pardon de la république islamiste, et ses milices répressives. Elevée au sein d'une  famille cultivée et impliquée dans l'opposition politique et les luttes pour la démocratie, elle va vivre cette succession d'évènements avec ses yeux d'enfant et son état d'esprit rebelle qui lui vaudra quelques petits soucis.


FIDH
envoyé par nonprofit


Ce dessin animé, clairement destiné aux adultes, est extrêment bien construit. La proffusion des scènes s'enchaîne vite et de manière coulée. Je ne suis pourtant pas un fan de BD ni de films d'animation mais le dessin est à la fois simple, beau et très expressif. D'ailleurs il a été fait entièrement à la main et sur papier !!! Pas d'informatique, exceptionnel de nos jours pour un dessin animé !
Mêlant humour (la grand-mère exemplaire est au poil), émotion, moment historique, révolte, le film peut se voir sous différents aspects : un bon moment avec l'humour omniprésent, le ton général plutôt agréable et la convivialité de l'ensemble ; un éclairage historique sur les évènements en Iran dans les années 80 ; la présentation et la mise en parallèle voire le choc de deux cultures (Autrichienne et Iranienne) et la dénonciation des clichés quant aux habitants de ce pays du Moyen-Orient et enfin une dénonciation de l'atteinte à la liberté d'expression et en particulier à celle des femmes. Cela peut paraître une énième dénonciation (ce n'est pas un film moralisateur et donneur de leçon sur le sujet) mais finalement l'image première que nous avons de l'Iran est assez réductrice par l'intermédiaire des médias de masse : tous les Iraniens semblent soumis à l'islamisme le plus radical. Cela fait du bien d'avoir un point de vue différent.

La liberté d'expression nous semble tellement naturelle en Europe qu'aller voter ou ne pas y aller semble anodin. Pourtant, rien n'est définitivement acquis, rien n'est tracé. Le fatalisme est finalement effrayant. Le blog est un moyen moderne d'expression et d'ailleurs il paraît que la blogosphère iranienne est une des plus actives de cette région du monde.

Pour illustrer ces propos, vous trouverez ci-dessus à droite la bande annonce du film, accompagné d'un spot de la FIDH qui était projeté en préambule à l'Utopia Toulouse. Enfin, pour couronner le tout avec humour, une photo dégotée sur le blog de John-Paul Lepers : le message d'un boulanger à ses clients lors de l'élection présidentielle... c'est aussi s'exprimer !

boulangerie.jpgi_bug_fck
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 19:29
Sur internet, le buzz est le "bruit médiatique" d'une info. J'estime important de participer à celui de l'affaire des Ogres de Barback suite à un e-mail reçu cet après-midi. Les Ogres de Barback (voir aussi sur Myspace) sont un groupe que j'admire beaucoup, musicalement d'une part mais aussi par la sensibilité et les textes de leurs chansons. Ces 4 frères et soeurs sont des artistes passionnés, engagés qui créent et jouent une chanson française alternative.

Ils ont donné un concert le 5 mai 2007, soit la veille du second tour de l'élection présidentielle à Oyonnax. Les élus de cette commune UMP de l'Ain n'ont, semble-t-il, pas apprécié la représentation et ont tenté de mettre une espèce de pression - censure inadmissible sur ces artistes. Bienvenue en Sarkoland diront certains. Attendons le 17 juin que les élections législatives soient terminées pour que Notre Président n'ait plus aucun obstacle ni consensus à trouver...
Je vous laisse apprécier ci-dessous la teneur des arguments de M. Gobet, maire, ainsi que la réponse, ironique mais ferme et précise des Ogres. 

Selon Le Monde d'hier, le Conseil Constitutionnel précise qu"une intervention de musiciens en faveur d'un candidat à l'occasion d'un concert n'entrerait pas dans le champ de l'interdiction de propagande la veille du scrutin, dans la mesure où celui-ci a été présenté comme un événement musical". "Il en aurait été autrement si ce concert avait été organisé par un des candidats ou son parti".

10-06pds1.jpg
10-06pds1.jpg
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 14:12

On ses temps d'élection, en ses temps où "travailler plus pour gagner plus" est d'actualité, je vous propose une perle du cinéma qui date de 1973, réalisée par Jacques Doillon d'après le BD de Gébé : l'An 01 !! 

Une utopie dont on s'éloigne de plus en plus. Travaillez, consommez et ne réfléchissez pas trop qu'ils nous disent. Et si on arrêtait tout ?


envoyé par adrien_fournier

 

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 18:59
Le film avec Al Gore, "Une vérité qui dérange" était une démonstration, presque scolaire, efficace du changement climatique. Convaincu et sensible à l'écologique, je n'y ai rien appris de bien nouveau, juste quelques précisions. Un documentaire d'un autre genre est sorti à la mi-mars "Notre pain quotidien". Ne bénéficiant pas de la notoriété de "l'ex-futur président des Etats-Unis", il n'est projeté que dans les salles art et essai.

Ce film est d'un violence inouïe par la dureté de ses images, même pour l'écologiste déjà bien renseigné. La cible ? l'agriculture intensive et industrielle.
Inutile d'être militant de longue date pour savoir que ce type d'agriculture n'est pas respectueux de l'environnement. Ce qui est montré, la réalité, dépasse toutefois bien souvent l'imagination. De simples scènes ordinaires de travaux  agricoles tels le tri de poussins, l'élevage de poulets ou de poules pondeuses, la culture de la tomate, du tournesol, la récolte du poivrons, de la tomate, des olives, des asperges, des chous, l'abatage des porcs et des vaches et j'en passe. Ces morceaux choisis ont été glanés à travers différents pays d'Europe ainsi qu'en Afrique du Nord.
Difficile de dire où exactement car le film est brut et sans commentaire. De longs plans séquences au cadrage millimétré qui laissent très mal à l'aise car à l'esthétique des images s'oppose ces scènes crues de l'agriculture industrielle. Le réalisateur s'attarde tant sur les végétaux, animaux exploités que sur les femmes et les hommes qui les... je ne trouve pas le mot.... torturent tout en étant eux-mêmes torturés. Tout est déshumanisé, les visages de ces personnels qui travaillent souvent à la chaine dans des cadences infernales, tout est industrialisé, hygiénisé, optimisé, calculé, rationalisé. Il est précisé dans le générique de fin que les images ont été tournées avec l'accord amical des entreprises et de leurs personnels. Quel travail de persuasion il doit y avoir derrière !

Cette brutalité des images sans aucune explication ni information nous laisse très interrogatifs. Il n'y a pas un message explicite disant "cela est mal" et se voulant moralisateur. A nous de nous demander pourquoi on est arrivé à de telles pratiques  qui n'ont plus rien à voir avec l'agriculture paysanne respectueuse de la nature et de l'Homme, dans quel but et surtout quelle est leur  viabilité à moyen ou long terme ? Tout cela est-il vraiment raisonnable ?

Pour ma part j'ai beaucoup réfléchi aux alternatives possibles : manger moins de viande, bio, local,en provenance de petites structures et par des circuits directs. Elles sont déjà connues mais restent malheureusement marginales.

L'image que j'ai choisie pour illustrer  cet article illustre bien la valeur la plus répandue, celle du prix à l'étalage pour les consommateurs et celle du prix de revient pour les agro-businessmen, au mépris de toute considération humaine et environnementale. La grande distribution et plus spécifiquement le hard-discount sont symptomatiques de cette économie sans éthique. Voilà une cible que j'ai identifiée à travers ce film et que je combats depuis déjà quelque temps par le boycott. Mes moyens  financiers (technicien dans la fonction publique) me permettent de faire tous mes achats alimentaires en bio. Cela nécessite de faire des choix que 70% des clients de hard-discount*ont préféré en faveur exclusive du prix au détriment de l'éthique. Toutefois, une bonne partie de la population ne peut pas se le permettre et une politique forte en faveur du bio avec aides publiques, internalisation des coûts devrait rendre cette agriculture abordable, majoritaire et une référence. Il n'y a donc pas de fatalité à bouffer industriel et chimique et à détruire nos emplois et notre environnement.

Pour coller à l'actualité, deux décisions importantes en matière d'agriculture, l'une mauvaise l'autre bonne :

- la France a transposé la directive européenne sur les OGM qui date de 2001. Elle autorise les cultures OGM (commerciales et expérimentales) " à l'issue d'une procédure d'évaluation rigoureuse qui a démontré l'absence de risque pour la santé et l'environnement".
Une seule plante OGM est autorisée à des fins commerciales, le maïs "mon 810". Toutes les cultures seront répertoriées. Seules leurs surfaces et le nombre de parcelles seront rendus publics sur le site
www.ogm.gouv.fr . Enfin, "les agriculteurs qui cultiveront en 2007 des maïs OGM s'engageront à en informer les cultivateurs des parcelles voisines et à respecter une distance d'isolement entre cultures OGM et non OGM de 50 mètres, soit le double de la pratique actuelle". Nous voilà rassurés, chacun a donc son interprétation du fameux  principe de précaution... Vous trouverez ici l'appel demandant un moratoire pour un printemps sans OGM

- pour  finir, une bonne nouvelle, le parlement européen a adopté la proposition "production biologique et étiquetage des produits biologiques ".Ce texte, rapporté par Marie-Hélène Aubert (les Verts) et qui va à l'encontre de la volonté de la commission, prévoit après amendement l'interdiction formelle des intrants chimiques et des OGM en bio, alimentation du bétail comprise. Reste à persuader le Conseil des ministres de le voter sachant que le parlement n'a qu'un rôle consultatif. L'Italie, l'Autriche et la Belgique sont les fers de lance de la défense de la bio. Nos chers euro-parlementaires UMP, dont leur chef
Sarkozy parle d'un "Grenelle de l'environnement" s'il est élu,  ont voté contre...

*
« Comment les hypers gagnent », Les dossiers du Canard enchaîné, n°97, octobre 2005  -  les classes modestes  ne représentent que 30% des clients des hard-discounts.
Photos : Leader Price - KMBO films

J'ai retouché le texte sur la partie agriculture bio pour clarifier mon point de vue, je ne pense pas en effet que tout le monde puisse manger bio, loin de là car les produits restent chers.

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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 10:29
Lo Dissabte 17 de Mars de 2007, la manifestacion « Anem, òc, Per la lenga occitana !» acampèt mai de 20000 personas. Los manifestaires demandavan una vertadièra politica publica per l’occitan.

Las quatre reivindicacions magèrs tocavan :

Lo desvolopament de l’ensenhamant de la lenga e dins la lenga

L’ajuda a la creacion culturala en occitan

La preséncia de la lenga dins los mèdias electronics, audiovisuals e escrits

L’emplèc de la lenga occitana dins la vida publica e sociala.

Totes los dialectes d’occitania eran presents : de Limousin o de Provença, de Gasconha, de las Valadas d’Italia…, sens oblidar los Araneses.
De representants d’autras lengas regionalas eran venguts per sosten : bascs, bretons, catalans,
Lo mitan politic èra un pauc present tre la matinada (D. Voynet) : ara, cal esperar que la crida siague ausida pels candidats a la presidenciala !

Mai d’informacions se pòdon trapar sul siti www.manifestarperloccitan.com

--
Sigo (et non pas Ségo) signe le texte dont la traduction en français est disponible ci-dessous et Tatou l'illustre par ses photos. Pendant que j'étais à la manif anti-EPR, nos envoyées spéciales étaient donc à Béziers au milieu de cette foule impressionnante.
Je ne suis qu'un Occitan d'adoption car né à quelques kilomètres de la "frontière" et puis je ne la parle pas mais la langue occitane fait partie intégrante de notre histoire, de notre culture et la défendre c'est lutter contre l'uniformisation, la centralisation et cultiver la diversité et nos différences qui font notre force.

"France tu nous as volé la langue, rends-la !" est-il écrit sur la banderole ci-contre.
--

Le Samedi 17 Mars 2007, la manifestation  « Anem, òc, Per la lenga occitana !» a réuni plus de 20000 personnes. Les manifestants réclamaient une véritable politique publique pour l’occitan,

Les 4 revendications majeures portaient sur :
• Le développement de l’enseignement de la langue et dans la langue
• L’aide à la création culturelle en occitan
• La présence de la langue occitane dans les medias électroniques, audiovisuels et la presse écrite,
• L’utilisation de la langue occitane dans la vie publique et sociale.

Tous les dialectes d’Occitanie étaient présents : du Limousin ou de la Provence, de Gascogne, des « Valadas d’Italia »…, sans oublier les Aranais,
Des représentants d’autres langues régionales soutenaient la manifestation : basques, bretons, catalans,,,
Les politiques étaient présents dès la matinée (D. Voynet) : maintenant espérons que le message sera entendu par les candidats à la présidentielle !

Plus d’informations sont disponibles sur le site www.manifestarperloccitan.com
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 16:09
...ne rien faire c'est la conserver. Voilà une chanson d'Henri Salvador que je fredonne depuis que je suis gamin. J'en ai réellement compris tout le sens que bien plus tard quand j'ai réfléchi à la perversité du capitalisme.
Pour aider à réfléchir à cela, j'ai vu deux documentaires au cinéma récemment, "Ma mondialisation" et" Volem rien foutre al païs".
Le premier, "Ma mondialisation" est très bien construit pour démontrer comment des entreprises familiales en viennent à devenir des entreprises délocalisant et détenues par des fonds de pension ayant pour objectif le profit maximum et le plus rapide possible. Autrement dit comment le capitalisme s'autodétruit. La mondialisation libérale, la plupart des acteurs semblent la prendre  comme un fatalité. Chacun répète "on n'a pas le choix" (ce fut d'ailleurs le premier titre envisagé du film). Pas le choix de racheter un concurrent, pas le choix de délocaliser, pas le choix de vendre son entreprise à un fond de pension, pas le choix de faire un plan social, pas le choix de travailler dans une telle entreprise. C'est ce constat d'impuissance que veut dénoncer le réalisateur, présent à l'issue de la projection avec ATTAC. Le débat qui s'en est suivi porta sur les moyens d'agir. Quand quelques spectateurs mettaient en avant la nécessité de se comporter chacun en "consomm'acteur", les intervenants répondaient en quelque sorte "on n'a pas le choix". Jusqu'à dire "que pouvons-nous faire quand le yaourt que l'on achète a parcouru 10 000km ?". Lidl serait une fatalité pour les plus démunis. Un RMiste est alors intervenu "il est possible d'être RMiste et ne pas fréquenter les hard-discount".
Je pense pour ma part que l'action de changement se fait à 3 niveaux : politique (décideurs politiques, patrons), collectif (associations, manifestations, syndicats, collectifs, actions de groupe...) et individuel (engagement, achats...). Les 3 sont nécessaires et complémentaires.

Les commentaires suite à cet excellent documentaire m'ont donc déçu. Il fallait réparer ça. Ce fut fait par un autre film, bien plus iconoclaste "Volem rien foutre al päis". Ce documentaire (sortie le 7 mars) ne laisse pas indifférent : on peut être très enthousiaste (c'est mon cas) ou très choqué (au-delà des clivages droite gauche, je pense qu'un communiste ou un syndicaliste peut l'être). Il va bien plus loin que la critique du capitalisme et dénonce l'aberration qu'est le travail salarié.
Un premier film des mêmes réalisateurs avait vu le jour il y a quelques années "Attention danger travail" . Cette fois-ci on passe aux alternatives, aux actions : des mouvements de réappropriation des richesses avec "Dinero Gratis" à Barcelone, la vie en autonomie matérielle dans des groupes en Ariège. C'est traité sur le ton de l'humour (certaines scènes sont épiques), pas moralisateur et ce n'est pas non plus un catalogue d'alternatives mais des clés de réflexion sur le problème de l'asservissement de l'homme au travail et sa dépendance à la société du matériel. Je n'étais pas d'accord avec tout  bien entendu et le côté radical des alternatives présentées peut démotiver mais on se situe un peu dans l'esprit de la décroissance (plus loin prévient le réalisateur, dans l'autonomie matérielle) où il est nécessaire de décoloniser son imaginaire comme dirait Latouche. La scène finale avec MAM illustre bien ce conditionnement dans lequel nous sommes et qui nous empêche de prendre du recul sur des choses basiques comme le travail. Document à voir absolument.

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 23:20
Il y a quelques jours, je vous présentais quelques chansons dont le thème est l'environnement et sa dégradation. France Inter diffusait le 6 janvier, pour sa rentrée, un "Co2 mon amour" en compagnie de quelques artistes : Juliette, Tryo, Souchon, Mickey 3D. Bon complément donc avec ces chanteurs que j'apprécie beaucoup.
L'occasion également de faire l'éloge de cette émission radio (la meilleure avec "Là bas si j'y suis" selon moi) qui passe sur France Inter tous les samedis de 14h à 15h. Une vraie émission d'écologie, engagée, instructive, pratique.

J'oubliais "Terre à Terre" sur France Culture. Emission également consacrée à l'environnement qui passe le samedi de 7 à 8h (grosse audience assurée !!!). Concrète, sur le terrain, posée, précise,  qui approfondie et prend le temps de traiter les sujets, voilà comment je la décrirais.
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