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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 20:49

a380-vole-propre.JPGHier, un ami me transmettait un communiqué émanant d'Airbus qui relatait le premier vol d'un A380 accompli en partie avec un carburant alternatif, le GTL (Gas to Liquid), synthétisé à partir de gaz naturel. Dans son communiqué, l'avionneur se veut bien entendu vertueux et écolo mais parle tout de même prudemment et avec le conditionnel : "les carburants de substitution pourraient être bénéfiques pour l'environnement. C'est un objectif d'Airbus, acteur incontournable, de soutenir l'évolution vers une industrie aéronautique neutre en carbone. Les carburants de substitution peuvent contribuer à la réduction de notre empreinte carbone. (...) Les émissions seront comparées avec celles du kérosène et l'équipe utilisera les résultats pour mesurer les avantages pour l'environnement et définir les prochaines étapes".

Ce matin, la Dépêche du Midi, notre seul quotidien régional tout-puissant (sans doute un des seuls journaux dirigé par un chef de parti politique : Baylet, Radicaux de gauche), débarque dans les kiosques avec ses gros sabots et titre en une ni plus ni moins que "l'A380 vole propre". Dans un grand souci de journalisme d'investigation, critique et prenant le recul nécessaire, le quotidien ne fait que remettre en forme et enjoliver le communiqué dans son édition de samedi, accompagné de quelques lignes sur le concurrent Boeing, histoire de parsemer le tout d'un zeste de patriotisme économique (ça redevient à la mode ces temps-ci). La Dépêche, agence de com' d'Airbus.

Au-delà de cette tromperie, cette malhonnêteté journalistique, le fond des propos est complètement déformé et même mensonger. En effet il est faux d'expliquer que le GTL est "beaucoup plus propre" que le kérosène. Le procédé Fischer-Tropsh s'avère même catastrophique sur le plan des rejets en gaz à effet de serre avec une production 50% supérieure (ma source est le second commentaire de l'article dont je certifie le sérieux, ayant discuté avec son auteur ce midi).

Précisons également que la production se dessine au Qatar, gros producteur de gaz naturel et gros client d'Airbus.  L'objectif de la firme européenne est bien entendu de s'assurer une ressource fiable de carburants chez des amis. L'écologie ne sert qu'à vendre la stratégie (à la Dépêche du Midi notamment).

Soulignons enfin que la chute de l'article pourrait amorcer un soupçon de lucidité : "« Voler vert ? » : un vœu pieux doublé d'un argument commercial de poids. Voilà qui devrait déculpabiliser, et même séduire, la clientèle des aéroports."Je ne pense toutefois pas que  cela ait une connotation négative pour le journal. Je crains en effet qu'il considère lui aussi que l'argument écologique ou "greenwashing" n'est qu'un argument marketing pour vendre toujours plus et donc polluer toujours plus, quitte à raconter des bêtises.
Tout cela est lamentable et complètement amoral.

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 17:26
La télévision est presque devenue un membre à part entière de la famille. Aujourd'hui son utilité principale est d'être un vecteur des idées dominantes et surtout de messages publicitaires. On se souvient tous des propos de Patrick Le Lay en 2004, alors PDG de TF1 "il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...). Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages". En face il y a un pseudo service public (qui court après la publicité et copie son maître TF1 ou qui éjecte Moati et Schneiderman). Arte semble tenir la route. Pourtant avec le cable, la TNT il y a un potentiel formidable de chaînes mais il paraît que la qualité n'est  pas au rendez-vous.

Je voulais donc vous montrer deux reportages sur la décroissance. L'une diffusée par M6, l'autre par Zaléa TV.

M6 a donc diffusé un court (forcément) reportage sur la décroissance "les nouveaux anti-conso" dans le cadre de son émission 66 minutes. Pour la petite histoire, j'avais été contacté par Tony Comiti productions (à qui M6 sous-traite les reportages) pour être filmé dans le cadre de ce reportage. Après une longue discussion avec une journaliste, j'avais fini par accepter. Elle avait su argumenter face à  mes craintes d'un traitement superficiel, réducteur et manichéen du sujet. Finalement les quelques minutes télévisées du "décroissant citadin en phase de transition" que j'étais sensé être n'ont pas été concrétisées pour des questions de temps (ces gens-là travaillent forcément dans l'urgence...) , à mon grand soulagement !
Au visionnage du document, mes craintes pré-citées sont devenues réalité ! Pire, aucune réflexion sur le sujet. L'interview de Bruno Clémentin dont m'avait parlé la journaliste n'y est pas, uniquement du visuel divertissant pour le téléspectateur-consommateur blasé du dimanche après-midi. Faites votre propre jugement.

 
Decroissance
envoyé par Tuttle7

Parallèlement, Zaléa TV diffuse sur leur site un documentaire beaucoup plus posé, fouillé, documenté sur le sujet avec une brochette d'intervenants. Le résultat est très instructif, pédagogique, clair. Il balaye le concept de la décroissance sous de nombreux aspects mais sans jamais devenir compliqué.
A voir et à diffuser car ce documentaire produit par Jean-Claude Decourt n'est pas projeté dans les grands cinémas (mais bientôt à l'Utopia Toulouse) ni sur les chaînes de télévision. D'ailleurs Zaléa se bat depuis longtemps pour obtenir des canaux de diffusion sur la TNT.
Jugez par vous même et la forme du reportage et son fond. Ca n'a rien à voir avec le précédent !

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 23:44
4x4.JPGLe quotidien régional La Détresse du Midi, euh.. La Dépêche du Midi pardon, sans doute l'un des seuls journaux en France dont le propriétaire et directeur soit président d'un parti politique (Jean-Michel Baylet, Radicaux de Gauche), nous gratifie d'un article savoureux sur le salon du 4X4 à Ax 3 Domaines.  Partenaire de cet évènement, la Dépêche semble avoir des scrupules :

" Soyons francs : nombreux sont ceux qui s'insurgent contre la présence de 4x4 dans les chemins, la campagne ou la montagne. Cependant ceux-là même reconnaissent aussi utilité, voire le côté indispensable de ces voitures « tout terrain » dans les cas d'urgence ou pour des secours. Le propos du salon organisé depuis maintenant quatre ans par « La Dépêche du Midi » dans la station d'Ax 3 Domaines n'est en aucun cas celui de détériorer la nature. Bien au contraire. Car l'environnement demeure une préoccupation au cœur de cette manifestation populaire. La meilleure preuve étant le fait que l'office national des forêts soit associé dans son élaboration. (...) Les concessionnaires ariégeois et haut-garonnais ont une nouvelle fois répondu présents à ce moment d'amitié sportive et mécanique qui réconcilie nature et voiture."

La Dépêche devrait se décomplexer par rapport à l'environnement, les conducteurs de 4X4 le sont en général. Cela leur éviterait de se fourvoyer dans de telles inepties. Un peu plus et le salon du 4X4 était un salon labélisé développement durable par le quotidien. L'article ne précise pas si les Amis de la Terre et la décroissance tiennent un stand, en toute "amitié sportive et mécanique" !
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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 21:26
detourcarrefour.jpgHier, je rebondissais sur l'augmentation incessante de la pollution et des rejets de CO2, difficilement dissociable de l'augmentation du sacro-saint PIB. J'évoquais donc l'idée que la croissance était une voie sans issue, une utopie et avançais la nécessité de la décroissance (le vrai nom qui me définit est donc objecteur de croissance).

Aujourd'hui Le Monde publie un dossier (qui, semble-t-il, se poursuivra en 4 autres parties) sur la décroissance qui se situe pour partie dans la continuité de mes propos. Evidemment, on y parle dans certains articles de "l'autre croissance" en s'y reposant comme sur le messie et en imaginant qu'une nouvelle croissance verte magique allait pouvoir nous permettre de poursuivre notre orgie consummériste de riches occidentaux.
Toutefois d'autres papiers s'avèrent beaucoup moins consensuels et n'écartent pas du revers de la main, comme Le Monde l'a souvent fait jusqu'à présent, l'idée d'une décroissance du PIB. Hervé Kempf signe un texte que je reproduis ci-dessous et qui résume en quelques lignes son excellent ouvrage "Comment les riches détruisent la planète". Il y stigmatise l'oligarchie qui tient les rênes économiques et politiques et qui impulse cette irrésistible ascension des classes sociales inférieures vers le mirage qu'est le train de vie de cette oligarchie. Plus l'écart est grand entre riches et pauvres et moins l'humanité se porte bien. Il propose ainsi la création du revenu maximal acceptable. Kempf fustige la croissance matérielle et évoque la décroissance. Le texte ici est concis, clair et percutant. Il y aborde le constat que la croissance n'est pas une recette contre le chômage, ce pourrait même être l'inverse. Dommage que la fin reste décevante car en opposition avec le corps de l'article. En effet, il y prône la fameuse "autre croissance" mais peut-être a-t-il arrondi les angles, Le Monde étant finalement tributaire de cette croissance à travers la publicité. On notera également que l'auteur fait allusion au mensuel la Décroissance que je ne rate jamais et que je recommande évidemment !!!

escargot.JPGTravailler moins, gagner moins... être plus heureux !

Ce dossier aborde d'autres sujets tels économie et écologie, l'avis d'économistes ou le changement d'approche des institutions internationales comme la Banque Mondiale qui reviennent sur le modèle ultralibéral qu'ils prônaient jusque-là pour affirmer le rôle de la puissance publique et remettre en cause le dogme de la croissance miracle pour les pays les plus pauvres.

Enfin, cet autre papier évoque la simplicité volontaire (que je reproduis aussi ci-dessous). Au titre sous forme de pied-de-nez à notre Président "ils travaillent moins, ils gagnent moins, et ils sont heureux", il balaye des exemples de décroissance au quotidien, sans trop de simplification même si l'on sent bien que ces personnes restent encore un peu des excentriques et des farfelus pour l'auteur (du moins c'est peut-être plus vendeur sous cette forme). Les arguments y sont assez intéressants. Pour ma part, j'adhère au fait qu'il n'y pas un cahier des charges de la décroissance. Je me définis comme décroissant dans la mesure où je vis avec l'idée que notre mode de vie n'est pas viable et que j'essaye en conséquence de vivre avec moins mais sans me flageller par rapport à mes contradictions. On me dira que je ne suis pas un vrai décroissant par rapport aux exemples de l'article, en effet je possède (encore) une télé, un ordinateur , un frigo (même si je viens de vendre le mien pour en racheter un plus petit... si j'en rachète un !)... mais réduire mon empreinte écologique ne doit pas constituer un effort mais une mise en conformité avec mes idées. Je ne me force pas, je laisse venir, je laisse les choses se faire et mûrir. Par exemple la télé, je la regarde encore de temps à autre (pour le cyclisme...) mais je ne me fais pas violence pour m'en séparer, cela viendra certainement, naturellement. C'est ce qui vient de se passer avec la voiture que j'ai vendue au bout de quelques mois de réflexion. Cette logique est celle du "moins" plutôt que celle du "différent". En effet je consomme moins, je dépense moins.... pourquoi pas travailler moins ? Je le répète, être écologiste c'est nécessairement décroître sur le plan matériel.

Photo : Carrefour décroissant ? le slogan original était "mieux consommer c'est urgent". - l'escargot, symbole du parti pour la décroissance.

La croissance en question

Croissance,croissance, croissance ! Economistes, politiques, entrepreneurs, journalistes, tous n'ont que ce mot à l'esprit quand il s'agit de parler des solutions à apporter aux maux de la société. Souvent, ils oublient même que leur mot fétiche n'est qu'un moyen, et le posent en objectif absolu, qui vaudrait par lui-même.

Cette obsession, qui rassemble la droite et la gauche, est aveugle à l'ampleur de la crise écologique : changement climatique, mais aussi crise historique de la biodiversité et contamination chimique de l'environnement et des êtres. C'est que l'instrument qui sert de boussole aux responsables, le PIB (produit intérieur brut), est dangereusement défectueux : il n'inclut pas la dégradation de la biosphère. Cela signifie que nous contractons à l'égard de celle-ci une dette toujours croissante. La dérégulation émergente des grands écosystèmes planétaires est le prix de cette dette. Si rien ne change, les annuités ne vont plus cesser de s'en alourdir.

L'obsession de la croissance est aussi idéologique, car elle fait abstraction de tout contexte social. En fait, la croissance ne fait pas en soi reculer le chômage : "Entre 1978 et 2005, le PIB en France a connu une croissance de plus de 80 %, remarque Nicolas Ridoux dans le journal La Décroissance d'avril. Dans le même temps, non seulement le chômage n'a pas diminué, mais il a doublé, passant de 5 à 10 %." Le Bureau international du travail et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement confirment : malgré une hausse du PIB mondial de 5 % par an, le chômage ne diminue pas. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale observent aussi que l'élévation du PIB ne fait pas reculer la pauvreté ni l'inégalité. En réalité, l'invocation permanente de la croissance est un moyen de ne pas remettre en cause l'inégalité extrême des revenus et des patrimoines, en faisant croire à chacun que son niveau de vie va s'améliorer.

Il y a urgence à réinterroger le sens et le contenu de cette obsession moderne. Une piste nouvelle est de viser la réduction des consommations matérielles, c'est-àdire des prélèvements que nous faisons sur les ressources naturelles. Un rapport du Parlement européen, présenté en mars par la députée Kartika Tamara Liotar, le propose : "Il convient de réduire par quatre, à l'horizon 2030, la consommation de ressources primaires non renouvelables dans l'Union européenne."

Rares sont les politiques qui prennent conscience de l'urgence. Le 16 janvier, dans une conférence de presse à Paris, Alain Juppé déclarait : "C'est une autre croissance qu'il faut inventer, qui s'accompagne d'une décroissance des gaspillages, et nous avons besoin, dans un monde frappé par la pauvreté et les inégalités, d'une croissance moins consommatrice des énergies et des ressources non renouvelables, une croissance respectueuse des équilibres naturels, une croissance qui s'accompagne d'autres modalités de consommation et de production." Très beaux mots. Qu'il faut faire vivre, Monsieur le Minitre.
Hervé Kempf


"Décroissants" : ils travaillent moins, ils gagnent moins, et ils sont heureux

Le petit logement d'Arzhel et Anna n'est pas très différent de la moyenne. Le téléphone y sonne souvent. Une chaîne audio trône dans le salon. Mais il n'y a ni télévision, ni réfrigérateur. Le jeune couple franco-brésilien ne consomme que des céréales et des légumes frais biologiques. Emmailloté dans des couvertures colorées, un bébé d'un mois sommeille. Anna a donné naissance à Nawe dans l'appartement, aidée d'une sage-femme.

Avec pour seul revenu le salaire de cuistot d'Arzhel, le couple vit très simplement à Peumerit-Quintin (Côtes-d'Armor). Par choix. "Pour moi, c'est la seule solution pour la planète, affirme Anna. Si nous continuons à abuser de ses ressources, les générations futures n'auront plus rien." "Nous réduisons certaines choses comme la consommation de biens et d'énergie, mais nous y gagnons du temps pour nous, et la possibilité d'organiser notre vie comme nous le voulons", poursuit Arzhel. Il a participé à des marches pour la décroissance, et estime faire partie de ce mouvement, sans pour autant revendiquer l'étiquette de "décroissant", jugée réductrice - ni aucune autre d'ailleurs.

Le terme consacré est celui d'"objecteur de croissance". Certains parlent de "simplicité volontaire", ou de "sobriété". Leur engagement mêle souvent choix de vie personnel, convictions écologistes et militantisme politique. Quand le reste de la société ne songe qu'à augmenter son pouvoir d'achat, ils préfèrent travailler moins, gagner moins, et dépenser moins.

La majorité des gens a un régime alimentaire moyen de plus en plus industriel et calorique, passe des heures devant la télévision, "s'évade" quelques jours au Maroc ou aux Maldives, utilise des objets toujours plus vite remplacés. Les objecteurs mangent bio, végétarien, et local, ignorent la télévision et préfèrent lire, se déplacent à pied, à vélo, ou en train et ne prennent l'avion qu'en dernier recours, réparent les objets, les réutilisent, les échangent, et partagent ce qui peut l'être : machines à laver, ordinateurs, voire logements.

Cela ne signifie pas renoncer à tout. "Je ne suis pas un homme des cavernes, sourit Armand, 30 ans, installé dans une petite maison de pierre bretonne. J'ai l'électricité - tout en surveillant ma consommation. J'adore le téléphone. Et la voiture, quand on vit dans le centre de la Bretagne, ce n'est pas négociable." "La simplicité volontaire, c'est un concept en chantier, on ne signe pas de charte", relève-t-il. En revanche, malgré un revenu de quelques centaines d'euros par mois, Armand ne mange que bio. "La décroissance est un objectif vers lequel on tend, chacun a ses limites", affirme également Christophe, rédacteur sur infogm.org, un site internet consacré aux OGM.

Si le mensuel La Décroissance est parcouru chaque mois avec reconnaissance par des lecteurs très méfiants vis-à-vis des médias grand public, il n'est donc pas pris au pied de la lettre. "Si tu les écoutes, de toute façon, tout le monde a tort", dit Armand.

Pour certains, le changement se fait par petites touches. Cela commence par l'alimentation ou les déplacements. "Quand on est cycliste, on prend conscience de ce qu'est l'énergie parce qu'on doit la produire soi-même, dit Pierre, un Parisien membre de l'association Vélorution. On réalise l'extraordinaire gâchis autour de nous."

Béatrice, elle, a tout lâché d'un coup. "J'avais un commerce à Brest, ça marchait bien, il ne restait qu'à le faire grossir, raconte la jeune femme, aujourd'hui installée à Carhaix. On veut gagner plus, avoir plus, mais à un moment on n'est pas satisfait de la vie qu'on a. On risque de tomber dans l'engrenage boulot, stress, médicaments, passivité." Béatrice travaille aujourd'hui au développement du commerce équitable local. Elle est hébergée chez un ami et ne possède rien. "Je sais que ça paraît difficile de vivre cette vie, mais très vite on se rend compte que c'est très facile, et même très agréable", dit-elle.

"Pratiquer la décroissance apporte une richesse incroyable, car quand tu consommes moins, tu travailles beaucoup plus ton imaginaire", confirme Helena, une Suédoise de 37 ans qui a élevé trois enfants en Bretagne, tout en vivant dans des conditions sommaires. La petite roulotte familiale est aujourd'hui délaissée en faveur d'un gîte. Et Helena s'avoue un peu lasse de cuisiner toute la journée pour sa famille. "La décroissance, ça prend du temps, il faut le savoir", sourit-elle. Elle aimerait "s'ouvrir davantage vers l'extérieur". Si l'objectif ultime des objecteurs de croissance est l'autonomie complète sur le plan matériel, la plupart n'apprécient pas la solitude. "Moins de biens, plus de liens" est un de leurs slogans.

Ils constatent pourtant qu'une certaine agressivité les entoure. "80 % des gens condamnent mon mode de vie, 10 % sont intéressés, 10 % envient ma liberté", résume Armand. Céline, architecte à Carhaix, a vécu des conversations houleuses dans sa famille. "Des choix de vie extrêmes, ça peut faire peur, on sent la crispation en face de nous, explique la jeune femme. La décroissance, c'est un choix intellectuel, poursuit-elle. On doit avoir la culture et les capacités intellectuelles pour le faire. Sinon, on est simplement pauvre."

Ils se sont habitués à répondre toujours aux mêmes questions, à dissiper les mêmes malentendus. "On peut parler de décroissance pour nous, dans les pays riches, parce que nous bénéficions de structures collectives, de santé, d'éducation, de transports en commun, argumente Christophe. On ne peut évidemment pas le faire pour les pays du Sud. Mais on peut les inciter à tirer parti de nos erreurs."

Au final, tous savent que leurs efforts pèsent autant qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais peu leur importe. Ils ont fait leur choix et ne désespèrent pas de convaincre, simplement par leur exemple, ou grâce au militantisme. "Nous devons entrer dans une démarche politique, nous battre pour obtenir des choses, donner la possibilité à tous d'aller vers un mode décroissant", affirme ainsi Christophe.
Gaëlle Dupont
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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 23:38
Marre de cette campagne électorale où les journalistes ne sont que les relais des coups bas et des attaques personnelles ? Envie de débats sur le fond et de débats d'idée ? Certains journalistes eux-mêmes s'exaspèrent de la situation actuelle. Je relaye ici leur appel, suivi d'une pétition.

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"Bonne nouvelle pour la démocratie : 75% des français sont intéressés par l’élection présidentielle. Les motivations de leurs votes seront en priorité les réponses apportées au chômage, au pouvoir d’achat, à la pauvreté, au financement de la protection sociale, à l’environnement, à l’école, à la politique fiscale...

Mauvaise nouvelle pour la presse et les journalistes : 71% estiment que les débats sont de mauvaise qualité ; 84% que les critiques personnelles occupent trop de place ; 57% que les vrais problèmes ne sont pas abordés ; 55% que la campagne n’apprend rien [1].

Ce constat nous le partageons et nous en appelons à nos directions.

Certes, des enseignements ont été tirés de la couverture de la campagne de 2002, où les émissions politiques avaient été reléguées en deuxième partie de soirée, et du vote inquiétant pour l’avenir démocratique du pays. Les directions de l’information de nos sociétés accordent à cette élection une plus large place dans les grilles de programmes et à des heures de plus grande écoute.

Pour autant, nous estimons que nos directions n’ont pas tiré tous les enseignements, non seulement en regard de 2002, mais aussi de nos dérives constatées lors du Référendum sur le Traité constitutionnel ou encore plus loin lors de la candidature de Balladur en 1995.

Après les premières semaines de campagne et malgré le rappel à l’ordre du CSA, les temps de parole ne sont toujours pas équilibrés entre les différents candidats, la bipolarisation est encore trop présente. Tous les candidats, quelle que soit leur renommée et leur importance, doivent être traités à égalité.

Journalistes de l’audiovisuel public, nous ne voulons pas que le fossé se creuse encore un peu plus entre nous et les citoyens qui nous financent au travers de la redevance. Les radios et télévisions du service public sont les leurs. Nos émissions et reportages doivent répondre à leurs attentes, à leurs préoccupations, quelles que soient leurs appartenances politiques. Nous devons leur permettre de se prononcer au 1er tour en ayant toute connaissance des programmes des différents candidats.

Nous ne pouvons cautionner la dérive populiste qui consisterait seulement à donner la parole à des panels de citoyens interpellant directement les candidats, les journalistes étant cantonnés dans le rôle de M. Loyal porteurs de micros et ne pouvant exercer leur droit de suite sur les propos tenus par les différents candidats.

Nous ne pouvons nous satisfaire d’émissions d’info-communication où un seul candidat est invité pour parler de ses propositions au prétexte que les « grands candidats » refuseraient touts débats contradictoires.

Nous réclamons, comme la majorité des citoyens, des débats entre les différents candidats, non seulement entre ceux de droite et ceux de gauche, mais aussi internes à la gauche et à la droite. Les projets de société doivent-être confrontés pour que les citoyens se forgent leur opinion.

Ce n’est qu’à ces conditions que nous remplirons nos missions de service public, pilier essentiel de la démocratie.

Paris le 7 février 2007.

Pour signer cette pétition, c’est ici, sur le site de Bellaciao.

A l’initiative de
TEALDI Jean-François France 3
COTTA Jacques France 2
THOMPSON Lionel Radio France
DAVID Lisa RFO
ROLLAND Catherine RFI

[1] Sondage Le Figaro des 31 janvier et 1er février 2007"
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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 20:57


A la vue du titre de ce billet vous pensez, si vous vous intéressez au problème énergétique et avez un tant soit peu une sensibilité écologiste, à l'excellent bouquin de Jean-Marc Jancovici sur le problème énergétique et prônant la taxation progressive des énergies fossiles. Si au contraire votre principal souci par rapport au pétrole est la TIPP qui est trop élevée et totalement injuste alors ce titre vous fera penser à votre quête du litre d'essence le moins cher possible au nom de la liberté de circuler librement en voiture.

Patrick Louis journaliste à La Dépêche du Midi, quotidien régional toulousain (je m'acharne décidément), titrait le 9 janvier un petit billet "Le plein SVP". Ces quelques lignes, rédigées par le spécialiste au journal du cyclisme qui s'adonne quelques fois à de sacrées envolées lyriques sur la petite reine, ont attiré mon oeil bien plus que les jolies photos de voitures et autres camemberts et graphes couvrant le reste de la page pour expliquer aux Midi-Pyrénéens que l'industrie automobile se casse la gueule. Je me suis empressé de les lire, intrigué que M. Louis fasse référence à Jancovici dans une série d'articles ayant plutôt pour objectif de faire la promo de la bagnolle et redonner confiance au consommateur. Je reproduis ci-contre ce petit billet.

Sans en être certain, mais je n'ai peut-être pas saisi le second degré, Patrick Louis ne fait pas allusion au livre de Jancovici pour la décroissance énergétique mais plutôt basiquement au plein de voitures sur les routes, c'est-à-dire l'inverse. Sur les 4 modèles "étonnant(s)" (photos ci-contre) cités dans l'article, que vont sortir les constructeurs français "jamais à court d'idées" pour sortir de la crise, 3 sont des 4X4. Excusez-moi des SUV pour Sport Utility Vehicles, le mot 4X4 a mauvaise presse, c'est-à-dire des grosses voitures qui ont la tronche de 4X4 mais n'en n'ont pas les capacités tout-terrain. Des 4X4 de frime et de ville quoi... 

Voilà ce qui manquait aux catalogues de Renault, Peugeot et Citroën. Je pensais pourtant que ce genre de voitures était en partie à l'origine des problèmes financiers de General Motors et Ford qui avaient trop investi dans cette catégorie de modèles et pas anticipé la hausse des prix de l'essence aiguillant les consommateurs vers des modèles plus économes.
A moins que la forte baisse du pétrole du moment (53.5 $ le baril à New-York au moment où j'écris ces lignes) ne pousse (provisoirement) les aventuriers de la route à investir dans du lourd. Notre fleuron industriel français ne serait pas aussi court-termiste, difficile à croire. Remarquez, l'essence chère ne fait pas peur aux plus fortunés,  Renault, Peugeot et Citroën ne visent peut-être qu'un marché de n(r)iches.
Et si la prise de conscience par rapport à l'écologie n'était pas aussi importante qu'on le dit ? Impossible, Nicolas Hulot et Yann Artus Bertrand sont en prime-time à la télé. Et si l'argent était plus fort que l'environnement ? Impossible, tous ces constructeurs font du développement durable et construisent des voitures "propres".

Et si c'était l'effet Paris Dakar ? Il semble pourtant ne plus faire l'unanimité parmi les grands médias qui n'en parlent même plus systématiquement dans chacun de leurs journaux. D'ailleurs il y déjà un mort alors que les concurrents attaquent à peine le désert. Cette course a-t-elle encore un sens ?




Photos des 4X4 : autoplus.fr
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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 23:25
Il y a quelques jours je rédigeais un billet sur le cinéma toulousain l'ABC qui cherche toujours des subventions pour survivre. J'y dénonçais la concurrence des multiplexes qui tirent le cinéma par le bas en privilégiant le profit sur la culture.

Il y a quelques jours la Dépêche du Midi nous apprenait l'ouverture prochaine (sous réserve d'accord du CDEC) d'un nouveau multiplexe à Roques-sur-Garonne (vous savez le centre commercial avec Ikéa, Leclerc et prochainement 5544 m2 supplémentaires pour les automobiles Peugeot, chouette !!! ) en plus de celui prévu à plus long terme à Muret dans la future zone commerciale ( une de plus...) des "Portes des Pyrénées".

Le Détresse du Midi nous dresse un portrait très idyllique de ces multiplexes, une espèce de promotion pour ces supermarchés du 7ème art, à l'image du papier sur le multiplexe "Gaumont Labège 10 ans de rêve". On y apprend ainsi qu'un des plus gros succès a été Men in Black avec "un parking saturé, des salles prises d'assaut, des gens venus de 50 kilomètres à la ronde". On pouvait pourtant lire quelques lignes plus haut que "les films français en ont été les premiers bénéficiaires" de l'arrivée de ces multiplexes d'après Thierry Rocourt, directeur du cinéma à cette époque qui avouait être gagné par "l'ivresse du lancement et de la réussite". Evidemment on cause chiffres et argent dans l'article, le Gaumont aux 1300000 entrées en 2006 a vendu en 12 ans d'existence 1700000 pots de pop-corn et 460 000 sodas. Des signes qui ne trompent pas, le cinéma se porte bien et la culture est au centre de tout cela ! Pour conclure, le journaliste nous propose  carrément une publicité pour les prochaines avant-premières dont Rocky Balboa pour "10€ + les pop-corn" où "des boxeurs s'afficheront sur un ring, une tenue de « Rocky » sera à gagner". On a hâte d'y être !!!

Malheureusement pas un mot sur l'ABC, il faut remonter au 20/12 pour lire 5 lignes optimistes sur le sujet.

La Dépèche du Midi, journal populaire(iste) pour une culture populaire, cette culture de masse qui va tout écraser.
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Médias
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 12:09

Hier mercredi l'Europe a rendu un premier verdict quant aux quotas d'émissions de CO2 de l'industrie proposés par chaque pays pour 2008-2012 dans le cadre du protocole de Kyoto.

Seule la Grande-Bretagne a vu ses quotas acceptés à peu près en l'état. Les 9 autres pays qui avaient rendu leur copie se sont vus imposer une baisse globale de 7% sur leurs propositions. Sont concernés l'Allemagne, la Suède pourtant réputés pour leur sensibilité écologiste. Les autres pays n'ont purement et simplement pas transmis à l'Europe leurs engagements, on retrouve des modèles en matière d'écologie : Autriche, Danemark ou des pays qui ont explosé leur précédent quota comme l'Espagne.

La France a in extremis retiré les siens, pour éviter "un blâme de Bruxelles" selon Le Monde. Elle avait en effet proposé 150 millions T/an  alors que ses émissions 2005 se montent à 132 millions de T/an, bien inférieures au précédent quota (152 millions de T). Cette surestimation est à l'origine d'une chute du prix du CO2 sur le marché des quotas de 28 à 10 euros la T au printemps dernier (8 euros au 30/11). La sévérité de l'Europe a fait remonter ce prix à un peu plus de 18 euros actuellement, un prix élevé étant indispensable pour avoir un réel effet.

Sur le fond, voilà les faits mais sur la forme ça devient plus rigolo. Les journaux ont bien évidemment relaté l'information. Le Monde nous gratifie d'un beau papier magnifiquement illustré avec une publicité (en bas à gauche sur l'image ci-dessous) pleine d'espoir : "bien respirer..." montrant un sprinter dans les starting blocks. Je n'évoquerai pas ici la pub en haut à droite pour une compagnie aérienne (voyager à l'autre bout du monde est devenu "non négociable" comme dirait GW Bush !!!). Bien respirer à l'heure où les pays ne semblent pas motivés à l'idée de diminuer les rejets de gaz à effet de serre, qu'est-ce que cela peut-il bien cacher ??

 

La publicité est en fait une animation avec défilement d'images... on va vite être fixé !!

  

Renseignements pris, la Range Rver Sport est un magnifique 4X4 de 390ch V8 de 4.2L. J'ai cru un instant que c'était au 100km, mais non, c'est simplement le volume  du moteur !!! Pour dresser son portrait complet, elle est limitée électroniquement à 225 km/h, rejette 374g CO2/km selon l'ADEME et consomme en ville 22.8L/100km. Sa surtaxe CO2 est de 596 euros, soit 0.97% de son prix d'achat...

Sur Libé, l'article équivalent est illustré, outre les inévitables pubs pour les voyages en avion et les investissements boursiers (c'est normal pour un journal de gauche), par une réclame automobile, en l'occurence un moteur Peugeot HDI FAP qui rejette 10 000 fois moins que les diesels sans filtre à particule. Là on est en plein dans le développement durable, Peugeot culpabilise les possesseurs de voitures anciennes  avec cette illustration ci-contre, "pardon". Peugeot n'a pas dû compter l'énergie nécessaire pour la fabrication d'une voiture neuve. Garder ma vieille 106 âgée de 14 ans est sans doute anti développement durable et je l'assume !!!

Revenons à la Range Rover et au développement durable. Le Monde ne pouvait décemment pas associer un papier sur la pollution à une publicité vantant un monstre symbole de ... la pollution. Heureusement, j'ai été rassuré lorsque j'ai trouvé sur le site de Land Rover une page sur le développement durable. On peut y lire que "tous les Land Rover fabriqués aujourd'hui bénéficient d'une technologie de dernier cri qui encourage un changement d'attitude envers l'environnement et une approche responsable dans la manière de conduire". Je vous laisse savourer la suite de ce sommet d'écologie sur leur site web. Le développement durable est vraiment le paroxysme de l'irresponsabilité et du mensonge. Il pourrait être traduit par "faisons croire qu'on est écolo afin de faire plus de profit et de développer notre système productiviste et pollueur". Ce développement là ne me semble pas très durable !

Finalement Le Monde avait raison un peu malgré lui. Pour illustrer un article sur l'irresponsabilité (ne rien faire en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre) et le mensonge (en faisant croire qu'on agit en parlant de facteuir 4 ou de développement durable) des dirigeants politiques en matière de réchauffement climatique, rien de mieux que l'irresponsabilité et le mensonge d'un constructeur de voitures. Sous une apparence mercantile, les grands médias sont parfois plus  fins communicants qu'il n'y paraît... à l'insu de leur plein gré !!!

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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 17:21
J'ai été abonné à Politis 2 ans. C'est un très bon journal, engagé, bien écrit, iconoclaste mais malheureusement je me suis désabonné car je ne prenais pas le temps de le lire. Je me suis abonné à la place à Alternatives Economiques (SCOOP) qui, pour moi, présente l'avantage d'être mensuel et d'avoir une approche plus statistique et chiffrée pour se faire une opinion. Il me permet de mieux comprendre l'économie, la mondialisation, le fonctionnement  de la société. Politis reste un journal d'opinion, de gauche, engagé comme il y en a de moins en moins dans notre paysage de presse écrite.

Malheureusement, Politis est en train de mourir. Comme tout journal il est soumis à la rude loi du marché même s'il reste aujourd'hui indépendant des poids lourds de la finance et reste très sélectif pour la publicité.
J'ai bien réfléchi à un éventuel réabonnement de soutien mais il me semble peu intéressant de recevoir un hebdomadaire qu'on ne lira pas ou très peu, je fais donc un chèque.

Voici l'appel lancé par son personnel :

"Politis risque de disparaître : placé en dépôt de bilan depuis le 8 août, votre hebdomadaire doit faire face à une situation d’urgence pour assurer sa survie. Après le retrait inattendu du repreneur pressenti pour son plan de relance, le personnel a décidé de sauver son journal avec le soutien de ses lecteurs, de ses amis et de tous ses sympathisants :

Un appel est donc lancé afin de réunir la somme d’un million d’euros d’ici fin octobre. Le soutien massif que nous recevons nous montre que l’objectif est en passe d'être atteint :
700 000 euros ont déjà été collectés ! Le blog de l’association Pour Politis vous informe jour après jour de l’état de la situation et vous permet de nous faire part de vos réactions. En outre, un espace inséré dans le journal (qui continue à paraître normalement) rend compte de l’avancée de nos recherches de financement. Politis, votre hebdomadaire, doit continuer à vivre !"

Le site de Politis
Le site de soutien à Politis
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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 09:00

TF1 et compagnie souhaitent tellement que les émeutes de banlieue se reproduisent qu'ils vont sûrement bientôt voir leur voeu exaucé. Les médias évoquent ostensiblement l'anniversaire des accrochages en banlieue 2005 et nous annoncent tant de nouveaux heurts qu'ils vont certainement avoir lieu, sans quoi leur campagne de com serait un échec...

Le choc des images, la révolte des téléspectateurs du 20h, voilà des audiences assurées et les 30 secondes de spots de pub revalorisées.  Un climat sécuritaire en France entrenu qui exacerbe la xénophobie, la peur des autres, le repli sur soi et nourrit les imaginations les plus délirantes !. On en voit qui s'en lèchent les babines dans la perspective du 22 avril 2007 !!! Les jeunes de banlieue, chauffés par TF1, font le jeu de Sarkozy.

S'il accède aux plus hautes responsabilités il pourra adresser ses remerciements en priorité à Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte !!!

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