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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 21:08

Article complet sur le site de l'association Toulouse Vélo, régulièrement mis à jour.

 

paris-sens-inter1.jpgLe décret 2008-754 du 30 juillet 2008 introduit une nouveauté dans le code de la route : le double sens cyclable (DSC) devient la règle en zone 30 et zone de rencontre, et non plus l’exception.

 

Les zones créées après la publication du décret (août 2008) sont automatiquement soumises à cette règle. Quant aux zones déjà existantes, les collectivités avaient jusqu’au 1 juillet 2010, soit presque 2 ans, pour se mettre en conformité.

 

A Toulouse, les zones 30 sont présentes dans tout le centre (l’intérieur des boulevards est entièrement en zone 30) mais aussi dans différents quartiers.

 

Durant le délai légal de 2 ans, seul le quartier des Chalets a été aménagé en double sens cyclable (à l’exception des rues de la Concorde et Falguière) mais cela a été présenté comme un test alors même que la loi vise à généraliser cette pratique et à sortir de son caractère exceptionnel jusque là rencontré.

 

Au 1er juillet 2010, date butoir, le décret n’est pas appliqué dans la majorité des zones 30.

 

En revanche, le 21 juillet 2 arrêtés ont été signés :

 

- arrêté permanent 2010/58 qui interdit le double sens cyclable dans 10 rues pour raison « d’intérêt de la sécurité et de l’ordre public »

 - arrêté temporaire 2010/378 (valable jusqu’au 31/07/2011) qui interdit le double sens cyclable par défaut dans les zones 30 en sens unique automobile pour 2 raisons : « nécessité d’installer une signalisation adaptée » et « l’intérêt de la sécurité ».
 
Alors que la collectivité avait 2 ans pour examiner les rues et installer la signalisation, il semble que peu de travail ait été réalisé. Il est choquant qu’elle prenne un arrêté prolongeant le délai légal. Toulouse ne respecte pas le délai règlementaire alors elle s’autorise à le prolonger à sa guise". S’il convient d’être vigilant sur les mises en conformité à venir dans les semaines ou les mois à venir, cela trahit la politique cyclable de Toulouse : peu ambitieuse et peu volontariste.

Concernant l’arrêté permanent, il est lui aussi choquant car l’interdiction du double sens cyclable, constituant une exception, doit être justifiée pour « des contraintes propres à la voirie et à son usage ». Cette justification est totalement absente. De plus, les rues concernées sont pour certaines tout à fait aménageables alors que d'autres sont déjà à double sens tous véhicules voire équipée à double sens cyclable. Cela n'est pas très sérieux...

 

Article complet sur le site de l'association Toulouse Vélo, régulièrement mis à jour.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 20:16
Autre article publié sur le site de l'association Vélo Toulouse. L'original est ici.

Lorsque la voiture s’est imposée comme moyen de locomotion incontournable dans les années 60-70, le vélo a été chassé de la ville. Il fallait que ça avance, tout devait faciliter le passage de la voiture. Les fondateurs de l’association Vélo vous raconteraient leur combat contre la voie rapide sur les berges de la Garonne, y compris parking sur le quai de la Daurade ! Le cycliste était donc un obstacle n’ayant pas sa place dans le cirque fou de la rue.

Puis, il a tout doucement reconquis la ville grâce, entre autre, au combat associatif. Quelques pistes cyclables ont été créées, des bandes peintes mais là où ça ne coûtait pas trop cher et où les vélos ne risquaient pas de ralentir le trafic motorisé.

Cloisonner la rue

Le développement des aménagements s’est fait dans un souci de ne pas « mélanger » les différents usagers mais de les séparer afin que chacun puisse évoluer en toute sécurité. Le cycliste était alors plus identifié à un piéton et les politiques avaient, et le plus souvent ont toujours, tendance à l’associer au piéton. Une commune comme Tournefeuille a bien séparé et préservé la circulation automobile de celle des cyclistes qui doivent souvent se partager les trottoirs avec les piétons. Les familles avec jeunes enfants et les promeneurs y trouvent leur compte. En revanche, les cyclistes de tous les jours qui recherchent la distance la plus courte et l’avantage temps s’y retrouvent moins. S’il choisissent la route, en principe dans leur droit, pour éviter le gymkhana piétons, traversées de chaussée, barrières ... ils y sont mal accueillis par des automobilistes habitués à ce que « chacun reste chez soi ».

Partager la rue

Cette politique des années 90 est en train de changer. La notion de partage fait son chemin. Le cantonnement des piétons d’un côté, des cyclistes de l’autre et enfin de la voitures ne sont pas toujours possibles et souhaitables. D’une part la place de la voiture, dominante en terme de surface, est remise en cause car elle est à l’origine de plus de problèmes que de solutions et d’autre part les rues ne sont pas assez larges. La voiture n’a clairement pas sa place dans l’hypercentre.

Partager la route n’est pas chose facile. Il y a des dangers et des contraintes à surmonter, principalement la vitesse, la place dévolue à chacun et la volonté individuelle de chaque catégorie d’usager de ne pas être contraint.

Pour la vitesse, pas besoin de longue démonstration : un piéton choqué par une voiture à 20 km/h à 10% de malchance de mourir contre 15% à 30 km/h et 60% à 50 km/h !.

La seconde condition, la place de chacun et donc l’environnement extérieur, doit inciter inconsciemment le conducteur motorisé à respecter les autres, à se sentir égal aux autres à être attentif à leur présence et bien entendu l’empêcher d’aller vite.

Enfin, le changement de mentalité, du solitaire au solidaire, et ce n’est pas gagné dans un monde qui encourage l’individualisme. Il nécessite information, sensibilisation, prévention et pédagogie. Les usagers doivent comprendre ce qu’on leur demande et l’accepter comme partage de la rue plus que comme contrainte. Il y a certainement un côté utopiste à croire en un partage de la rue mais des villes comme Strasbourg y ont relativement réussi.

Zone 30 et contre sens cyclable et zone de rencontre

Un bon exemple est celui du contre sens cyclable où il y a partage et rencontre. Cet aménagement est à priori peu dangereux car les usagers se voient mais cette situation est souvent mal comprise des automobilistes. Il induit donc quelques conditions : zone 30 ou zone de rencontre avec des ralentisseurs pour les voitures ou un traitement de chaussée qui n’incite pas à la vitesse, une mise au même niveau physique de toute la rue, sans trottoirs surélevés et enfin une signalisation claire et visible (panneaux visibles, marquage au sol) ainsi que des campagnes d’information et de sensibilisation.

Et à Toulouse ? Si ces principes sont ceux d’un certains nombre de décideurs, leur mise en oeuvre s’avère plus difficile. Je regrette que les zones 30 mises en place sont le plus souvent mal et incomplètement signalées (signalisation très peu visible par des panneaux minuscules en entrée, absence régulière du logo cycliste sous le sens interdit quand il y a le contre sens cyclable, absence de marquage « zone 30 » au sol, coussins berlinois absents ou trop rares). La voiture y a encore la part belle (les trottoirs restent tout petits, le stationnement y est presque systématiquement préféré). Ces zones 30 sont trop rarement expliquées par affichage, bulletin municipal ou autre. Quant je m’amuse à les interroger, très peu de mes collègues ou amis savent que tout l’intérieur des boulevards est en zone 30 et que les rue pavées « à priorité piétonne » sont limitées à 10 km/h !

En parallèle, le code de la route a récemment créé la zone de rencontre où le plus faible à priorité sur le plus fort et où la vitesse est limitée à 20 km/h. Cet aménagement fait complètement appel à la notion de partage. La première rue qui en soit équipée, de manière expérimentale, est la rue Robespierre derrière la prison St Michel. La priorité est pourtant donnée au stationnement auto sur la circulation piétons puisque les trottoirs font 50 cm de large. Les personnes handicapées apprécieront ! Jugez plutôt avec les photos ci-contre. J’imaginais ça autrement plus pratique, convivial et agréable ! Une certitude, la rue Robespierre n’est pas révolutionnaire et la rencontre y sera difficile, en particulier avec le succès.

La sortie de l’idée que beaucoup se font encore de la rue, en particulier dans les services techniques, de permettre avant tout la circulation automobile, est difficile et laborieuse mais soyons optimistes, le partage est sur de bons rails.

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 22:18
Je vous annonce la création d'une nouvelle association : Vélo à St Go. Son objectif est de promouvoir et développer la pratique du cyclisme utilitaire à Saint-Gaudens, au sud de la Haute-Garonne.

Cette sous-préfecture se situe sur un plateau qui surplombe la Garonne. Les 3/4 de cette ville de 10 000 habitants sont plats et particulièrement indiqués pour se déplacer à deux-roues non motorisées.
Il existe des déviations en veux-tu en voilà (au sud, un boulevard au nord et bien sûr l'autoroute A 64) qui délestent la ville théoriquement de trafic de transit. Les rues du centre sont étroites et particulièrement adaptées à la piétonisation (mais les voitures encore les bienvenues). Le nombre de parkings ceinturant la ville ferait pâlir d'envie beaucoup de communes.
Pourtant, j'ai l'impression que la voiture est, comment dire, plus qu'une reine, une déesse. Les élus cherchent encore à augmenter l'offre de stationnements et pour beaucoup de Saint-Gaudinois, le seul regret doit être de ne pas pouvoir rentrer dans les magasins en voiture... D'ailleurs une zone commerciale (dont l'automobile est la raison d'être) s'est créée, voyant les magasins du centre s'y délocaliser, telle la Biocoop pourtant porteuse de valeurs écologiques... 
Les récents aménagements de voirie ont toutefois donné une place aux cyclistes , symbolique il est vrai, avec une bande cyclable de 30 cm de large et qui s'interrompt tous les 100M... Quant aux modifications devant le lycée, elles ont tout simplement supprimer la bande qui borde la chaussée !

Bref, le but de cette association, fondée par mon Papa, est de faire émerger une politique cyclable à Saint-Gaudens, en partant de quasi zéro et en profitant de l'Agenda 21 en cours, du projet de centre ville...

Le site : http://stgovelo.over-blog.fr/
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 19:03
Rassurez-vous, j'existe toujours, toujours sur un vélo (plus que jamais !)...

Je voulais juste vous faire partager cette vidéo d'un Parisien qui s'est filmé pendant 1 an sur son trajet domicile travail... C'est donc à Paris mais ça se passe comme ça dans toutes les villes, Saint-Gaudens y compris où l'association Vélo St Go verra le jour dans quelques jours !!!

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 21:36

"Il est incompréhensible qu'au 21e siècle, des gens se déplacent encore en marchant.

  • ♦ C'est toujours fatiguant.
  •  
  • ♦ Quand on marche trop, on est fatigué. Quand on ne marche pas assez, on a pas l'habitude, on est fatigué.
  • ♦ Vitesse moyenne: 6 km/h (risible).
  • ♦ C'est un déplacement parfaitement inégalitaire, puisque ce sont les plus agés, les plus gros qui ont le plus de difficultés.
  • ♦ C'est de l'antipatriotisme économique, puisqu'on ne soutient pas le marché français. (Alors que les étrangers, eux, roulent en voiture et prennent l'avion)
  • ♦ C'est dangereux, l'air est complètement pollué et aucune climatisation n'est pas là pour filtrer.
  • ♦ C'est le règne du paraitre, ou chacun pour compenser une mauvaise image de soi, ou pour se donner un peu d'assurance, veut montrer qu'il a le plus d'argent en ayant les plus beaux habits, les plus grosses chaussures de sport.

Néanmoins, et de manière totalement incompréhensible, il semblerait que certains trouvent un plaisir masochiste à se déplacer en marchant. Et qui sont les premières victimes ? Certainement pas eux, mais plutôt vous, nous, les vrais gens: les automobilistes.

◊ Quel est l'interet de mettre des passages piétons à tous les carrefours ?

◊Les trottoirs n'appartiennent pas aux piétons, ils sont payés avec nos impots, ils sont à tout le monde. Alors pourquoi ne peut on se garer dessus ?

◊Est ce qu'il n'y a pas de vélos sur les pistes cyclables parce que des voitures sont garées dessus, ou est ce que les voitures se garent sur les pistes cyclables par ce qu'il n'y a pas de vélos dessus ? Notons au passage que le cycliste n'est rien d'autre qu'un piéton honteux, feignant d'utiliser un véhicule alors qu'il se sert de ses pieds tout en ne l'assumant pas.

◊Vous avez vu la largeur d'un passage piéton ? Vous avez vu la largeur d'un piéton ?"

Si vous aussi vous êtes choqués que des êtres humains puissent, à notre époque, vivre comme au temps des cavernes et refuser le progrès génial qu'est l'automobile, si vous êtes énervés, que dis-je exaspérés, de la place grandissante que prend le piéton en ville au détriment de la fluidité du trafic alors rejoignez le collectif http://tir-aux-pietons.ouvaton.org/ .

Dommage que les cyclistes ne soient pas assez ciblés, ils sont presque pires !

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 22:24

L'ORAMIP (Observatoire de l'air en Midi-Pyrénées) vient de dévoiler la première partie de son étude "A pied...en vélo... en métro... en bus... en voiture : quel air respirons-nous ?" .

Pour les cyslistes avertis, la réponse ne fait pas de doute, ou plutôt elle prête à hésitation entre piétons et cyclistes.

Dans un précédent article j'arrivais déjà à cette conclusion, mais c'est une étude scientifique à Toulouse qui l'explicite. Elle a étudié, aux heures de pointes, la pollution à laquelle sont soumis les usagers de la route sur des trajets types domicile-travail répartis à Toulouse et sa proche banlieue.
Le résultat est sans appel, le vélo se partage la tête avec le piéton selon les paramètres. Bon dernier et loin derrière, l'automobile. Celle-ci présente un phénomène inquiétant d'accumulation des matières polluantes... qu'elle produit (ce n'est que justice pourrait-on dire très cyniquement !). On y rencontre même des teneurs en NO2 au delà des limites maximum tolérées dans l'atmosphère. L'air y est donc plus pollué que dans la rue.

Est-il nécessaire de conclure ? On pourrait dire, roulez à vélo et alors ce genre d'enquête sera inutile, il n'y aura plus de polluants !!!
__

Complément du mardi 13/01 : alors que la Dépêche du Midi reprenait les conclusions de cette étude dans ses colonnes le 8/01, la voilà qui publie un article sur les récents pics de pollution suite à la vague de froid et à la pollution automobile. L'article est illustré par un cycliste muni dun masque à poussière, ce cliché du cycliste qui respire plus que les autres les gaz d'échappement a la vie dure !!!

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 22:49

Petit article que j'ai publié  sur le site de l'Association Vélo à Toulouse.

 

2008 aura été synonyme de changements à Toulouse. Nouvelle équipe municipale, nouvelles ambitions pour la ville rose. Parmi celles-ci, les transports, qui sont au coeur des vœux du maire Pierre Cohen et en particulier le vélo et les pistes cyclables.


D'ailleurs la campagne électorale était ambitieuse sur ce plan. On y parlait de transports en commun, de « plan d'urgence Vélo », de piétonisation du centre-ville et d'une manière générale, les déplacements étaient considérés comme « grande cause municipale ». Pierre Cohen nous avait expliqué ses projets à l'occasion de l'AG de l'association en 2008 . Ce devait donc être la « rupture » après des années d'une politique conservatrice où il n'était pas question de perturber cette sacro-sainte voiture.


Pour remettre à plat la politique des déplacements , les Assises de la Mobilités ont été organisées. Ce bel exercice de démocratie participative permis de mettre à jour l'ampleur du retard pris en la matière.


Depuis, peu d'avancées significatives, mise à part l'emblématique rue Alsace-Lorraine réservée pour une petite partie aux modes doux ainsi qu'aux riverains, livraisons, employés et tous autres autorisés... Cet aménagement, qui va bien entendu dans le bon sens, reste isolé. Pour rester dans l'exemple du centre-ville, Toulouse ne peut pourtant pas admettre tout le monde dans ses rues étroites. Piétons et vélos ou voitures il faudra choisir pour une ville aérée, apaisée, sécurisée et agréable afin d'y vivre, de s'y promener et d'y faire ses achats. Pourtant, Bordeaux, elle, a fait le choix. A l'occasion de la construction du tram elle a rendu son centre historique aux piétons et cyclistes. Personne ne contestera le succès !


La mairie de Toulouse semble quelque peu au point mort et attentiste. Les lobbies automobiles, les intérêts particuliers sont évidemment à pied d'œuvre mais il est temps de passer à l'action et de prendre des mesures phares et fortes qui vont dans le sens de l'intérêt commun. Un adjoint me parlait de « fin de mandature » à propos du délai de piétonisation. Ce n'est pas ambitieux. L'urgence évoquée pendant la campagne, qui concerne aussi les discontinuités et les quartiers, est encore d'actualité et ne peut se satisfaire de tels délais.


Les cyclistes toulousains poussent à fond derrière la nouvelle municipalité pour qu'elle mette ses plans à exécution à l'occasion de la nouvelle année !!! Pierre Cohen aura a ce sujet l'occasion de nous en dire deux mots à l'occasion de l' AG 2009 qui aura lieu à la Maison du Vélo le samedi 31 Janvier.


Alors pour cette nouvelle année 2009, il est temps de passer à la vitesse supérieure à vélo dans une ville qui change de braquet !!

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 08:21

maroc07-375.jpgVoici un article que j'ai publié sur le site web de l'association Toulouse Vélo. Je ferai juste un ajout : munissez-vous d'un marqueur, laissez libre court à votre imagination, votre humour...  la zone blanche sous la pub attend vos jeux de mots et autres protestations anti-pub !!

Toulouse a franchi le pas du vélo en libre service. Pour ne ne pas rester ringarde face à Paris ou Lyon elle s'est donc équipée d'un système de location entièrement automatique. Les VélôToulouse gris et rouges ont envahi la ville rose depuis le 16 novembre et cela va s'accentuer puisque le système va s'étoffer pour atteindre à terme 2400 bicyclettes réparties sur 253 stations. Que du bonheur... ou presque.

On ne pourra que se réjouir que ces stations soient installées à la place de stationnements automobiles, tout un symbole, comme une espèce de passation de pouvoir. La voiture a vécu, elle aura épuisé tout notre pétrole en moins de 200 ans. Finalement le vélo précédait la voiture, il lui succèdera !
Principal avantage, l'envolée du nombre de vélos augmentera automatiquement la part modale du vélo (dans l'hypercentre) et contribuera à modifier le rapport de force vélo-auto. En effet, l'expérience montre que plus il y a de vélos, meilleure est la cohabitation, les uns ayant l'habitude des autres. Et puis les cultures changent petit à petit, le vélo appelle le vélo !
D'autre part, le partage des vélos  est une idée intéressante. Le monde de rareté dans lequel nous rentrons par l'épuisement des ressources naturelles nous obligera à moins posséder et à davantage partager. Ainsi, lors des premiers jours de fonctionnement du système, un VélôToulouse était emprunté en moyenne 4 fois par jour. En rythme de croisière, ce chiffre se monte à près de 6 pour un Vélib' parisien et même plus de 7 pour un VéloV' lyonnais.

VélôToulouse, idyllique ?
 

Vélo est évidemment synonyme de liberté et d'écologie. Et là, le tableau s'assombrit. Cyclocity, nom de ce système de location, est exploité par JCDecaux, multinationale leader mondial de l'affichage publicitaire. Or la publicité est bien l'antithèse de la liberté. Elle provoque l'asservissement mental des consommateurs, les manipule plus ou moins subtilement pour leur voler leur liberté de consomm'acteurs et leur créer des besoins afin  de les faire consommer toujours plus, cette surconsommation qui fait que 20% des habitants de la planète consomment 80% de ses ressources. Bref, à la pollution écologique des sucettes éclairées toute la nuit avec défilement des pubs s'ajoute la pollution mentale des pubs elles-mêmes.

La publicité est en effet le fond de commerce de la dynastie Decaux qui ne souhaite absolument pas diversifier son activité vers le cycle mais utilise les vélos partagés pour imposer toujours plus de publicité ; à la fois directement en insérant de la publicité à chaque vélostation et, une première à Toulouse, sur chaque vélo mais aussi indirectement en proposant son service quasi gratuitement à la collectivité, en contrepartie du très juteux marché du mobilier urbain et de l'affichage publicitaire qui va avec (comme à Paris ou à Lyon). Toulouse a pour sa part  décidé de séparer les marchés de vélos en libre service et mobilier urbain. 

Les deux leaders mondiaux de l'affichage publicitaire, JC Decaux et l'Américain Clear Channel se tirent la bourre sur tous les marchés de mobilier urbain et par conséquence sur les marchés de vélos en livre service. A Toulouse, l'appel d'offre initial passé en 2006 a été annulé pour "motif d'intérêt général" puis relancé en 2007 à l'issue duquel JCDecaux a été choisi en juin. Si les deux leaders ne pouvaient proposer contractuellement ce service gratuitement en échange du marché mobilier urbain, ce dernier trône en arrière plab des discussions. L'exploitation des 630 abribus (mot propriété de... JCDecaux) et autres 490 panneaux d'affichage est en attente d'attribution depuis près de 3 ans suite à la guerre féroce quvelib.JPGe se livrent ces deux là. Rappelons que JCDecaux est installé depuis 1973 à Toulouse et ne souhaite pas en bouger... Il n'est donc pas étonnant qu'il se soit appliqué à mettre une main sur les vélos pour essayer de garder l'autre sur l'affichage publicitaire.

La mairie paye à l'afficheur publicitaire la coquette somme de 4.188.300 € HT par an pendant 15 ans, plus une redevance proportionnelle au taux de rotation journalier des vélos. En échange elle reçoit les recettes des locations. JC Decaux se rémunère également sur les recettes de l'abonnement (qui est élevé : 25€/an et 5€/semaine contre 5€/an et 1€/semaine à Marseille ou Lyon, même système même opérateur... sans publicité sur le vélo). Le service coûte donc environ 1745€/vélo/an à la mairie. 

A qui profite la publicité sur les stations et les vélos ?

Pas à l'utilisateur car le prix d'accès au service est relativement élevé comparé à un service similaire dans d'autres villes (Lyon, Marseille, Orléans, Rennes...). A la mairie ? Elle touche en tout et pour tout une redevance de 100€ par an pour chaque sucette (une par station) soit 25300 €/an... soir 0.6% de ce qu'elle paye à JCDecaux. Il ne reste donc que JCDecaux lui-même. Les contrats qu'il passe avec ses clients sont bien évidemment secrets, en particulier celui qui le lie pendant un an avec la banque chinoise qui s'affiche sur chaque vélo. Les VélôToulouse sont en effet les seuls vélos du genre avec de la publicité. La délibération du conseil municipal qui établit les rémunérations ne prévoit pas cette forme de publicité et donc pas les redevances logiques qui vont avec . Manquerait plus que ces publicités fassent la promotion de bagnoles !

Le marché toulousain du vélo en libre service avait une autre particularité. Parmi les 4 sociétés ayant répondu à l'appel d'offre, une avait pour "coeur de métier" la location de vélo. Il s'agit de la coopérative de production (SCOP) toulousaine Movimento. En charge actuellement de la gestion de locations "humaines" au Capitole et au Port St Sauveur, elle a développé un système de location automatisée "LISA" qui n' a rien à envier à Cyclocity. Basée sur les principes de l'économie sociale et solidaire, elle ne travaille qu'avec des PME locales (ses vélos son fabriqués à St Gaudens par exemple) dans un but d'insertion professionnelle. Sur un plan financier, il est évident qu'elle ne peut résister au mastodonte qui tire ses recettes de la publicité et dont les actionnaires court-termistes n'ont sans doute pas les mêmes logiques qu'une coopérative toulousaine. Il est regrettable que le choix se soit fait sur des critères uniquement financiers.

Business, publicité, multinationale, le cycliste urbain peut-il se retrouver longtemps dans cette conception du vélo ? La réponse semble évidente... Et encore faudrait-il parler de tous les cyclistes toulousains... Les vélos stations se font en effet rares passés les boulevards. Une fois encore, si l'hypercentre est suréquipé, les quartiers sont laissés en proie à la jungle automobile.

Dessin : Cabu dans Le Canard Enchaîné

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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 01:16
paris-sens-inter1.jpgLa route est un lieu public où se côtoient différents usagers. Misà part les véhicules de secours et de Police, nul n' a priorité sur l'autre. Les cyclistes sont donc en théorie des utilisateurs de la voie publique à part entière, ils y ont des devoirs mais aussi des droits.
Toutefois, les droits spécifiques des cyclistes ne sont pas très nombreux. Les conducteurs de vélo ont, par exemple, "le droit" de se faire doubler à une distance minimum (1m en agglomération et 1,5m en dehors). Ils ont également le droit de rouler à 2 de front, quand il fait jour. L'article R 431-7 du code de la route stipule en effet que "les conducteurs de cycles à deux roues sans remorque ni side-car ne doivent jamais rouler à plus de deux de front sur la chaussée.  Ils doivent se mettre en file simple dès la chute du jour et dans tous les cas où les conditions de la circulation l'exigent, notamment lorsqu'un véhicule voulant les dépasser annonce son approche.
En règle générale je me fais remettre en place lorsque je mets en pratique cette situation. On me reproche, parfois accompagné de quelques insultes, de ne pas respecter le code de la route. 
Je décide donc d'aller jeter un oeil dans les ouvrages d'apprentissage de ce code. Pour cela, il me faut bien entendu aller au rayon des livres sur l'automobile. Je tombe sur l'édition Michelin version 2008. Le constructeur de pneus anticipe pour l'an prochain, mais si la mesure la plus consensuelle du Grenelle, la réduction de 10km/h des vitesses maximum, est adoptée, ilva devoir rééditer !
Bref, je cherche avec difficulté les rubriques traitant des bicyclettes. Il faut aller dans la catégorie "autres usagers".
Voilà ce qui est écrit :"Les 2 roues sont instables et fragiles. Les vélos (...) sont utilisés par des enfants, des adolescents, parfois par des personnes âgées. Ces utilisateurs connaissent parfois mal le code de la route et il faut s'attendre à certains comportements inconscients ou dangereux :
- non-respect des signaux
- non-respect des règles de priorité
- écarts sans avertir, sans contrôler.
Ils ont tendance à se faufiler entre les voitures et à dépasser par la droite."

Je feuillette un peu l'ouvrage,  peut-être y lirai-je de tels commentaires réducteurs sur les automobilistes ou des mises en garde du genre " la voiture pollue la planète, elle est dangereuse pour les piétons et les cyclistes, paralyse lescentres-villes, est à l'origine de 5000 morts par an en France et contribue fortement au réchauffement climatique. Ne l'utilisez qu'en cas de nécessité absolue, lorsque l'utilisation d'un autre mode doux ou collectif n'est pas possible".

Si preuve il fallait, le code de la route a été fait pour les automobiles. Le cycliste est encore perçu comme un être marginal, en marge, un obstacle gênant voire un danger sur la route.  Il est grand temps qu'il soit réellement reconnu et traité comme tel et donc que ses droits soient améliorés, en particulier en ville avec un vrai code de la rue pour que celle-ci lui soit enfin rendue.


En attendant, voici le manifeste des sans-voie "irresponsables" de Vélorution que j'ai signé : 

"
Des centaines de milliers de cyclistes roulent au quotidien dans les rues des villes françaises. Ils et elles le font dans des conditions dangereuses parce que les véhicules motorisés se sont accaparé la rue, avec le soutien des pouvoirs publics et au mépris des usagers de la voirie les plus vulnérables.

Alors oui, pour essayer de devancer la meute motorisée (son bruit, ses odeurs...), il arrive aux cyclistes de passer au rouge, comme le fait n'importe quel piéton ; et alors oui, il leur arrive aussi de prendre un sens interdit, parce qu'il est moins dangereux de croiser une voiture ou une moto que de se faire doubler par elles. Mais, au nom d'un code de la route qui n'a été conçu que pour les véhicules motorisés, l'autorité publique ne trouve rien de mieux que de sanctionner ces cyclistes, au prix fort.

Je déclare que je suis l'un-e de ces cyclistes : légitime, mais illégal-e (du moins en France). Je déclare avoir brûlé un feu, avoir pris un sens interdit. Je déclare que, pour ma sécurité, je continuerai à le faire, dans le respect absolu des piétons et sans gêner les autres usagers, tant que n'aura pas été mis en place le code de la rue que nous réclamons."

 

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 22:28
Voilà une initiative intéressante que j'avais remarquée il y a quelque temps sur le web et initiée par l'association Périféerique : rendre le périphérique (de Paris en l'occurrence), une journée par an, aux modes de transport doux : vélo, marche, roller. Action symbolique, sympathique, originale, écologique, de réappropriation citoyenne de l'espace public. Pour l'instant l'Etat, par l'intermédiaire de son représentant le Préfet, ne veut rien savoir.
Et si ce n'était qu'une manière de s'habituer à utiliser les rocades à vélo quand le pétrole sera devenu cher et rare ? Rêvons un peu avec leur clip...

Une telle initiative pourrait être imaginée dans toutes les villes possédant des rocades, soit un bon nombre de grandes villes. Je pense évidemment à Toulouse et sa fameuse rocade qu'un hypothétique grand contournement autoroutier viendrait soulager aux heures de pointe. On peut toujours rêver ou plutôt cauchemarder !

A propos du périphérique toulousain, il va repasser à 110 km/h le 2 octobre. Depuis 2006, la vitesse maximum les mois de juin à septembre est en effet abaissée à 90 km/h. Alors que Bordeaux est définitivement passé à 90 km/h, tout comme Nantes ou Strasbourg et quand Paris ou Lyon parlent de 70 km/h, la préfecture s'obstine à ne pas vouloir pérenniser cette diminution alors qu'elle souligne les très bons résultats de cette mesure : -10.1% de consommation de carburant soit la même proportion de CO2 rejeté en moins (4500 T en 2 mois). -10.9% de rejets d'oxydes d'azote (NOx), -9% de composés organiques volatiles (COV), -18.4% de particules en suspension.

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Mise à jour du 26/09 : le préfet a annoncé hier la limitation définitive du périph' à 90km/h. Je suis en retard sur l'info mais le site de la préfecture n'en faisait pas état...
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tabPériféerique fait également la promotion du vélo sur Paris à l'image de l'association Vélo à Toulouse. A l'occasion de la semaine européenne de la mobilité "Bougeons autrement", ils ont ainsi montré que le vélo est plus rapide que la voiture dans la capitale. La manière m'a particulièrement plu : originalité, humour, interpellation des élus, bonne visibilité. Ils ont imaginé Notre Président Sarkozy partir de l'Elysée pour son célèbre footing au bois de Boulogne, en passant chercher le premier ministre, M. Fillon à Matignon. 10 km. Le test se fera donc à 17h30 en voiture et en vélo en respectant le code de la route (vitesse, feux). Les résultats sont présentés dans le tableau ci-contre.

Par la suite, ils calculent la vitesse réelle selon Ivan illich, c'est-à-dire la distance parcourue rapportée au temps de déplacement + temps de travail nécessaire pour payer le moyen de transport. Le vélo irait ainsi à 14 km/h alors que la voiture 8 km/h. Pour ma part, j'ai refait ce calcul sur l'année avec les chiffres du tableau, je trouve une vitesse réelle à vélo de 15.7 km/h et en voiture de 8.4 km/h.

Pourquoi ne pas imaginer une telle expérience à Toulouse ?
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Published by Sébastien - dans Transport
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