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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 08:07

Billet écrit pour l'association Toulouse Vélo

En ce début d’année 2008, que je vous souhaite bonne et remplie de kilomètres...à vélo bien sûr, un des faits marquants est le franchissement de la barre mythique des 100$ le baril de pétrole brut. Cette nouvelle consterne beaucoup de monde, en particulier ceux qui sont dépendants de la voiture ou d’un moyen de transport alimenté à l’or noir. Pourtant c’est une chance pour la lutte contre le réchauffement climatique. Une énergie fossile chère permet en effet de rendre les alternatives plus compétitives et de diminuer la consommation pétrolière. L’automobiliste de base s’indignera de ce prix, bien trop élevé à son goût en ces temps de revendication pour le pouvoir d'achat et d'hyper-consommation. Mais le pétrole est-il vraiment cher

Pour le savoir, je me suis livré hasardeusement à quelques calculs de coin de table (voir rappels scolaires : W, kWh et autres définitions en fin d'article. On pourrait par exemple imaginer de comparer le coût de l'énergie délivrée par le pétrole à celui de l'énergie délivrée par l'Homme.

Un être humain au travail consomme environ 5kWh (source Jancovici) par jour tout compris. S'il fait 8 heures par jour au SMIC (8,44€/h), il coûtera 8 x 8,44 = 67,52€ soit 13,5€/kWh

Qu’en est-il du pétrole ?
Le baril à 100$ revient en fait à 68€ car l'euro est fort. Il contient 159 L de pétrole brut. On peut donc dire que le prix au L est de 68/159 = 0,43€/L. Un litre de pétrole contenant 10,7 kW.h, le prix au kW.h s'établit donc à 0,43 / 11,6 = 0,040 €/kWh. Au passage, l'électricité est environ 2 fois plus chère.

La conclusion tient en 3 points :

- Dans un baril de pétrole il y a l'équivalent en énergie de ce que consomment 340 travailleurs en une journée.

- L'énergie contenue dans le pétrole coûte 340 fois moins cher que le travail humain en France. Si l'on prend l'essence à la pompe (1,3€/L), ce rapport descend à 24.

- Un Homme consomme l'équivalent d'environ ½ litre de pétrole par jour.

Nous nous éloignons toutefois de notre préoccupation première, le vélo. Son énorme avantage est qu'il n'a pas besoin de pétrole. Il est tout de même intéressant de continuer nos petits calculs et de tenter des comparaisons.

En ville, je pédale tranquillement à 15km/h. Je développe environ 75W. Pour faire 5 km, je mets 20 minutes et je fournis donc à mon vélo 75x20/60 = 25 Wh. Le rendement du corps humain, légèrement moins bon que le moteur à explosion, est de près de 24% (Whitt et Wilson), ce qui signifie que seulement 24% de l'énergie que j'ingère se transforme en puissance mécanique, les 76% restants se transformant... en chaleur ! Les 25 Wh que nécessite mon trajet à vélo me demandent en fait 25/0,24 = 105 Wh en nourriture. Le cycliste, c'est bien connu, mange des pâtes. 100 g de pâtes délivrent 1465 kJ ou encore 407 Wh. Pour les 105 Wh il faudra donc absorber 105x100/407 = 26 g de pâtes. Je les paye 3€/kg (elles sont bio). Mon trajet me coûte donc  26x3/1000 = 0,09€.
A noter que les 105 Wh équivalent à 0,01L (10 mL) d'essence (1L = 10,7kWh). Le cycliste consomme donc 0,2 L/100km !

Qu’en est-il en voiture ? Une voiture en ville, qui va à la même vitesse que le vélo, voire moins vite, consomme environ 10L/100km. Pour faire 5 km, il lui faudra donc 0,5L d'essence. Nous savons qu'1L représente 10,7 kWh. L'énergie utile à la voiture est donc de  10,7x0,5 = 5,35 kWh. Il lui en coûtera à la pompe 1,3x0,5 = 0,65€.

Circuler à vélo en ville est donc 50 fois moins coûteux en énergie que rouler en voiture. Est-il utile de préciser que les pâtes bio sont renouvelables et plus écologiques que le pétrole...elles sont également 7,2 fois moins chères !

On peut ajouter que les 10,7 kWh du litre de pétrole correspondent à 2.6 kg de pâtes bio, soit 8 €. Les pâtes sont donc 6 fois plus chères que l'essence à la pompe et 20 fois plus que le pétrole brut.

Il paraît donc évident que le pétrole n'est pas encore assez cher, et  reste une des énergies les moins onéreuses. Pourtant, le vélo, tellement d'arrière-garde pour certains, permet de surpasser cet atout et s'avère largement plus compétitif que l'automobile, tant sur un plan énergétique que financier.

La barre des 100$ n'est donc que symbolique mais soyons certains qu'elle semblera bien ridicule dans les années à venir car, même si les tensions géopolitiques ou la spéculation provoquent des soubresauts sur la courbe du prix du baril, celle-ci est ascendante depuis 2002 et s'élève encore davantage ces derniers mois. Qu'on se le dise, la production mondiale de pétrole plafonne, le pic pétrolier (débit maximum possible de la production est atteint) n'est pas loin alors que la demande continue de croître. On n'a pas fini d'en reparler. Le vélo a de beaux jours devant lui !

1 kilowatt (kW) = 1000 watts (W). C'est une unité de puissance instantanée. Plus vous appuyez fort sur les pédales du vélo, plus vous fournissez de watts.
1 kilowatt-heure (1kWh) est une quantité d'énergie. C'est la puissance fournie pendant une durée de temps. 1kWh est l'énergie correspondant à 1kW pendant 1 heure. Ainsi si vous appuyez sur vos pédales avec une puissance de 100W pendant ½ heure, vous aurez fourni 100 x 0,5 = 50Wh soit 0,05kWh.

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 00:02
Comme je l'avais déjà mentionné ici, la fête du baril à 100$ aura lieu à Toulouse samedi (12 janvier) à 14h30 au niveau du Square Charles de Gaulle (sortie du métro Capitole).

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Compte-rendu de fête ici
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Cette manifestation, bon enfant et joyeuse, se veut un message sur la nécessité de sortir de notre dépendance au pétrole avant d'y être contraints car le pétrole n'est pas en quantité infinie et la production ira inexorablement en diminuant.
Le prix symbolique de 100$ est un bon signal pour changer nos habitudes, c'est même certainement le signal le plus efficace. Voilà pourquoi cette fête marque un espoir dans un changement de cap. De l'abondance à la rareté, du bien matériel au lien social !

Pour illustrer tout cela, un docu-fiction "2013, la fin du pétrole" plutôt pédagogique même si un peu simpliste. Si nous ne voulons pas en arriver-là, mieux vaut anticiper et changer... (un double-clic pour aggrandir tout ça et lire les petits textes en anglais)...

 

 

 

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 21:31
Ce matin je lisais deux articles sur Le Monde : "Le marché automobile français a progressé de 3.2% en 2007", pour le moins décourageant et "Il y a place pour une baisse du prix du pétrole en 2008" , encore plus décourageant et même énervant.
Mais, un peu plus tard, la barre mythique  des 100$ pour un baril de 159L de brut léger sur la bourse de New-York pour  livraison en février était atteinte ! 100,00 $ pas un centime de plus !

Et pourtant, même si tous les journaux titrent à l'heure actuelle sur ce record historique, je ne lis pas grand chose sur le pic pétrolier. Une hausse présentée principalement comme conjoncturelle : violence au Nigéria et stock aux USA, toujours pas de hausse structurelle annoncée alors que le prix ne cesse de grimper depuis 2003. Espérons que ces 100 $ symboliques soient l'occasion pour les "grands" médias d'ouvrir un peu les yeux et de regarder plus loin que la spéculation boursière et les tensions géopolitiques ponctuelles.

panc-vel.jpgIl est intéressant de se pencher sur ce fameux papier qui annonce une baisse du prix, je cite :
"La simple analyse de l'offre et de la demande milite pour une baisse du prix du pétrole en 2008. Certes, la demande devrait augmenter d'environ 1,2 million de barils par jour selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Toutefois, Pékin vient de décider une hausse de 10 % du prix de l'essence pour limiter la hausse de la consommation, et des baisses de subventions auront le même impact ailleurs." Nous voilà rassurés .. Voyons la suite :

"Dans le même temps, la production devrait facilement faire face à la demande. Les craintes récurrentes d'une rupture brutale d'approvisionnements venant du Moyen-Orient n'ont eu jusqu'à aujourd'hui aucun fondement. Une guerre avec l'Iran semble très peu probable. Par ailleurs, la production de pétrole irakien est devenue pour la première fois supérieure à son niveau d'avant l'invasion. [le baril était à environ 20 $ avant la guerre en 2002...] Quant à la production des pays n'appartenant pas à l'OPEP, elle devrait s'accroître de 1,1 million de barils par jour." Les "piquistes" ne seraient que des Cassandre et des pisse-froid !

"Cette analyse est bien entendu simpliste. "[c'est le moins qu'on puisse dire] (...) la prochaine surprise pourrait être la rapidité de la baisse des cours du baril. Cela confirmerait des prévisions plus anciennes : en juin 2007, les analystes anticipaient un baril à 63 dollars en juin 2008. C'est mal parti !. 
 
Du coup, mon pessimisme matinal s'est tansformé en optimisme ! Sans doute à contre-temps de la pensée dominante, celle qui se voile la face sur ces problèmes et attend la voiture et l'avion "propres" et "durables" pour faire toujours plus de kilomètres. Et dire que les pré-études du grand contournement autoroutier de Toulouse ont été faites sur la base de 80 $ le baril en 2020....
Demain je pourrai donc accrocher sur mon vélo la petite pancarte ci-dessus que j'ai préparée pour cette occasion. Le rendez-vous à Toulouse est repoussé à samedi 12 janvier, plus de précisions bientôt (les idées sont les bienvenues, réunion mercredi 9 avec Chiche ! dans les locaux de Friture place du Salin).


Au fait, j'allais oublier, Bonne année 2008 !!!

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 19:23
2ragt.jpg"Ensemble tout devient possible" nous promet la banque marocaine et l'ami Nicolas. Et bien le baril de pétrole à 100$ est très bientôt possible. J'ai pourtant vendu ma voiture au printemps dernier pour que cela n'arrive pas mais malheureusement encore trop sont accros au pétrole et nous ne savons pas (encore) faire sans lui... alors le prix monte, monte, monte...

Le seuil symbolique des 100$ est tout proche (même si ça redescend au moment où j'écris, 94.6$) et cela est peut-être une bonne nouvelle. La société devra s'adapter et changer et pourrait à terme devenir plus humaine, plus solidaire, plus respectueuse de l'environnement.

Un site propose de faire la fête le samedi qui suit le franchissement. A Toulouse, rendez-vous à 14h au centre de la place du Capitole. Il n'y aura certainement pas de concert de klaxons mais sûrement de sonnettes !! Initiative sympathique et provocatrice, j'y serai !
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 23:12
lot2.jpegL'article de lundi traitait du pic pétrolier et de la fin du pétrole... abondant et bon marché.

Le pétrole est une énergie facile à transporter, à stocker, très énergétique, jusqu'à présent facile à extraire. Son utilisation remonte aux années 1850 et sonnera le début du développement d'une nouvelle économie industrielle puis de l'agriculture intensive. Les 30 glorieuses, dès le lendemain de la seconde guerre mondiale, marquent le grand boom de la croissance économique qui s'appuie complètement sur un pétrole jaillissant à de nombreux endroits et pour peu d'argent. Les chocs pétroliers de 73 et 79 viendront ralentir sa production et donner un coup de frein aux économies mondiales avant qu'elles repartent de plus belle dès les années 90 et la mondialisation libérale, permise toujours grâce .... à l'or noir !!

Notre modèle de société s'est donc développé autour de ce liquide magique et nous en sommes devenus complètement dépendants. Presque tous les secteurs économiques en sont tributaires et en particulier celui des transports. Plus de 80% des marchandises sont transportées par la route en France, la voiture individuelle permet la mobilité des voyageurs à plus de 60% (80% à l'échelle locale comme l'agglomération toulousaine). A proximité des villes, les lotissements pavillonnaires fleurissent, toujours plus éloignés des lieux de travail, de loisirs et d'achat (de biens fabriqués à l'autre bout du monde).  Les voyages ne sont jamais assez loin et partir une semaine sur l'île Maurice est devenu normal.

Ceci est tellement vrai que le pétrole a la particularité de ne pas répondre au principe de l'offre et de la demande comme n'importe quel autre bien. Quand le prix du kg de fraises monte, les consommateurs en achètent moins mais quand le prix du litre d'essence augmente, les automobilistes en achètent toujours autant. Son prix devra monter énormément pour que les habitudes changent.
Ce modèle de société basée sur le gâchis énergétique et sur le principe que l'or noir coule à flot pour longtemps a-t-il un avenir ? "Le mode de vie des Américains n'est pas négociable" disait bien le père Bush.

Dans le même temps, un des soucis principaux de l'humanité est le réchauffement climatique. Celui-ci est anthropique (sauf pour Allègre) et en particulier dû à l'utilisation massive des énergies fossiles. Nous relargons massivement et à la vitesse V le carbone des végétaux stockés depuis des millions d'années . L'ère du pétrole aura duré environ 150 ans soit pour l'instant 0.1% de l'histoire d'homo sapiens sapiens.

geant.jpegFinalement cette fin du pétrole peut être une chance. Elle va permettre, sans doute bien trop tardivement, une nette diminution des émissions de CO2 et par la même occasion permettre une réorganisation plus saine de la société.
En effet la croissance économique repose sur le pétrole. La raréfaction et la chèreté de ce dernier entraîne de fait une récession économique durable qui oblige à trouver un fonctionnement différent. Finis l'abondance, le gâchis, les fraises chinoises sur nos tables, finie la mondialisation libérale créatrice d'inégalités. A ce sujet je me souviens d'Yves Cochet venu faire une conférence sur la question à l'INSA Toulouse et expliquant avec provocation et non sans un certain plaisir aux futurs ingénieurs qu'Airbus serait réduit à pas grand chose dans 10 ou 15 ans.
L'économie pourrait donc se relocaliser, les modèles de société devenir plus humaims ou du moins à taille humaine avec plus de solidarité, de liens sociaux. Plus de liens moins de biens en somme. On me rétorquera que c'est la défnition de la décroissance... je confirme !

Cette description quelque peu idyllique de l'après pétrole, décrite également par le très bon Atlas environnement du Monde Diplomatique, sera en revanche certainement précédée d'une ère de la fin du pétrole pas cher ( de l'énergie et des matières premières d'une manière générale) synonyme de conflits  très durs, de guerres, de famines afin de s'accaparer les dernières réserves. Sortir  de la dépendance du pétrole est aussi une période difficile pour l'économie , les entreprises, les particuliers. Si le prix monte trop brutalement, ils seront désemparés. C'est pourquoi la taxe carbone et en particulier sur les produits pétroliers est une solution pour faire monter le prix de manière artificielle et progressive et permettre à l'économie de s'habituer et trouver des solutions de substitution. Jean-Marc Jancovici en est un chaud partisan comme il l'explique ici. Le Grenelle semble l'avoir adoptée.
Bref, si l'espèce humaine se relève de cette période et si elle survit au réchauffement climatique et à la dégradation de l'environnement, l'optimisme est permis.

Pour illustrer ces propos, je l'accorde assez simplifiés, je vous conseille quelques documentaires. Le premier, "The end of suburbia", qui pourrait se traduire par "la fin des grandes banlieues", explique en quoi le "rêve américain" est voué à l'échec à cause de la crise pétrolière qui se dessine (quelques pistes pour le voir sur le forum d'Oléocène).

Le second ci-dessous "Oil smoke and mirror" (pétrole et écran de fumée) tente de décortiquer la géopolitique mondiale autour du pétrole et son rapport avec le peut-être vrai-faux 11 septembre 2001 (hypothèse controversée mais argumentée dont les témoignages de ministres allemands et britanniques) .

Enfin, un petit extrait du documentaire "A crude awakening, the oil crash" (un réveil brutal, le crash pétrolier) qui retrace la brève épopée de l'or noir...

 

 


Photos : banlieue toulousaine : ses lotissements, ses hypermarchés
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 08:31
file-190827-107802.gifJe ne vous apprends rien, le prix du baril de pétrole a flambé cette semaine. La barre des 90$ (90.07$) a été atteinte  vendredi pour le brut léger "light sweet crude" pour livraison en novembre sur la bourse de New York. Record absolu. J'avoue que j'ai ressenti une certaine excitation en voyant le cours grimper vertigineusement. J'ai même installé une extension sous Firefox indiquant, dans la barre d'état, le cours en temps réel !

Sommes-nous arrivés à la fin du pétrole ? Je réponds non, sans hésitation. Les spécialistes disent que nous avons environ 40 ans de réserve, cela nous laisserait le temps de trouver des technologies propres et de devenir encore plus accro à cette drogue !
En fait nous avons bien plus de 40 ans de réserve de pétrole. On peut même se risquer à dire que l'on aura toujours du pétrole. En effet, les puits ne vont pas s'assécher du jour au lendemain et il restera toujours une goutte quelque part pour laquelle il faudra utiliser 10 fois plus d'énergie pour l'extraire que ce qu'elle en contient  !!!

Ce qui compte c'est le débit de cette extraction. Lorsque les réserves arrivent à la moitié, la production diminue inexorablement. Le pétrole restant est plus lourd, plus profond, moins pur et son extraction plus difficile. Le débit baisse. La production de pétrole suit donc une courbe plus ou moins en cloche donc le sommet représente le pic pétrolier (ou pic de Hubbert). A ce pic pétrolier , l'offre ne peut répondre à la demande. Le prix augmente jusqu'à un certain point d'équilibre qui permet d'extraire des pétroles de moins bonne qualité et plus coûteux à commercialiser. Le prix se stabilise plus ou moins , on appelle ça le plateau en tôle ondulée,  un certain temps jusqu'à ce que la production chute inexorablement (déplétion). 

escargot.JPGIl faut donc parler de fin du pétrole abondant et bon marché et non de fin du pétrole. Et effectivement la fin du pétrole bon marché se calcule plus en mois qu'en années. La date du pic pétrolier est difficile à appréhender. Quand les plus optimistes (gouvernements, certaines compagnies pétrolières) parlent de 2030, les plus pessimistes, souvent des experts indépendants, estiment que ce pic serait déjà passé (2006 ou 2006). Les réserves de brut sont des données plus ou moins cachées pour des questions stratégiques et de gros sous. En effet, la production mondiale tend à diminuer depuis 2006 alors même que l'OPEP s'était engagée à ouvrir les vannes de 500 000 barils par jour à l'automne. Intox et spéculation ou impossibilité d'augmenter l'offre ?

Cette histoire de pic pétrolier ne fait pourtant pas la une des médias alors même que la montée des cours est placée en bonne place dans les titres. Les raisons invoquées sont les tensions géopolitiques Turquie/Irak, l'Iran, les stocks à l'approche de l'hiver et les investissements insuffisants en extraction, raffinage. Les tensions offre/demande expliquées ci-dessus sont rarement évoquées.

N'étant pas un spécialiste de la question, je vous renvoie vers différents sites qui traitent de ce sujet passionnant :
- ASPO France : association d'étude des pics pétrolier et gazier , de la déplétion et ses conséquences.
- Oléocène  : site dédié à la fin de l'âge du pétrole dont je vous conseille le forum, très actif et aux interventions de  qualité.
- Terre de brut : blog d'Emmanuel Broto qui pense que le pic pétrolier est passé.
- Wolf at the door : site  très pédagogique et documenté.
- Yves Cochet : député Vert, spécialiste du pic de Hubbert
- Jean-Marc Jancovici : une explication sur les réserves de pétrole

Alors pourquoi est-ce que cette augmentation me réjouit, au-delà du fait que je n'ai pas de voiture ? La réponse au prochain épisode...

Graphes : liberation.fr - production mondiale de brut selon l'ASPO

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 23:47
Les nouvelles sur le front de l'écologie ne sont pas les meilleures en ce moment, au delà du manque de signatures pour Dominique Voynet et la crainte qu'il n'y ait aucun candidat de l'écologie politique.

« Ce rapport va montrer que les mesures proposées par le président pour lutter contre le changement climatique et ses engagements financiers sans précédent sont efficaces ». Cette phrase de la porte-parole de la Maison-Blanche sur les questions écologiques, Kristen Hellmer, évoque le compte-rendu que les USA ont rendu à l'ONU sur ses émissions passées et prévues de gaz à effet de serre. Efficacité, disent-ils ? Les Etats-Unis prévoient d'émettre 11% de GES de plus entre 2002 et 2012 soit l'équivalent de la décennie précédente (+ 11.6% selon EPA - ministère de l'environnement américain). Tout est donc relatif. Rappelons que le plus gros pollueur du monde devait diminuer ses rejets de 7% entre 1990 et 2012 dans le cadre du protocole de Kyoto... qu'il n'a pas ratifié.

L'autre mauvaise nouvelle qui a motivé ce billet est à la base une bonne nouvelle : l'Europe a décidé de passer à 20% d'énergies renouvelables en 2020. A titre de comparaison la moyenne en 2005 est de 6.4%. Cette décision forte (si elle dépasse le stade de l'intention) prévoyait que chaque pays se dirige vers ce chiffre. seulement Chirac, aidé par la Finlande et la Tchéquie, a fait le forcing  avec succès pour que les pays disposant du nucléaire aient un objectif moindre dans la mesure où cette énergie dégage beaucoup moins de CO2.
Du coup, moi qui n'étais pas radicalement anti-nucléaire, ma vision de ce que devrait être la politique énergétique française évolue. Effectivement, le nucléaire est tellement puissant qu'il occulte toutes les autres alternatives. Se réfugier dans l'argument (le seul) des rejets moindres de CO2 est insuffisant pour s'emballer pour ce type d'énergie même si je maintiens qu'une sortie précipitée et trop rapide pourrait être une erreur. Mes récents doutes sur l'intérêt de se lancer à corps perdu dans l'EPR se confirment. J'irai donc samedi manifester contre ce nouveau type de réacteur et pour que la France lance une vraie politique énergétique alternative.

 
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Energie
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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 01:15
Je vais vous demander d'observer attentivement cette copie d'écran du site web Le Monde qui date de vendredi dernier (02/02/07).


L'article, qui se fond sous les pubs et les encarts, a pour titre "Le GIEC impute aux activités humaines l'ampleur du réchauffement". Le corps du texte explique ce que tous les journaux et médias ont repris au lendemain de la publication du rapport pour les décideurs (je préfère dire dirigeants car nous aussi nous sommes décideurs...). Le titre résume bien l'affaire. Va falloir se bouger et faire des efforts si on veut continuer à vivre sur terre !!!
"Plus loin, plus vite, plus souvent et moins cher" dénonçait Yves Cochet lors d'une instructive conférence mardi à Toulouse, qu'il faudra impérativement et  rapidement remplacer par "moins loin, moins vite, moins souvent et plus cher". Le bandeau en haut de page n'est pas encore dans le coup. Passons.

L'article est illustré par une image d'usine rejetant quantité de fumée, on pourrait imaginer une centrale thermique au charbon ou en tout cas une industrie émettrice de CO2.
En fait ce qui attire l'oeil dans cette page est bien la publicité à gauche intitulée "la confiance" avec cette charmante femme en tenue de chantier, dont le visage est copieusement recouvert de fond de teint. Endesa France... Cette pub étant une succession d'images, on pouvait aussi lire, sur fond bleu turquoise, le nom d'un site internet http://www.energeticiensdecoeur.fr/ ... énergéticiens de coeur, la tenue de chantier ça fait un peu conservateur. Je ne pouvais pas ne pas visiter le site en question.
Il s'agit donc d'Endesa, une grosse société espagnole qui fabrique de l'électricité et qui donc se place en vue de l'ouverture du marché en juillet. Elle compte sur un bond de 800MW en hiver 2008 puis 1000 à 1200 MW par an (ce sont juste les chiffres de l'opération d'extinction des lumières du 01/02 !!!). Surprenant quand le bilan RTE 2006 montre une baisse de la consommation de 1% entre 2005 et 2006 (478.4TWh en 2006).
Endesa possède en France 4 centrales électriques soit 7 tranches pour un total de 2500MW, "Matière première : charbon". Toutefois l'environnement n'est pas laissé de côté puisque 80% des cendres issues de la combustion sont recyclés en génie civil. L'innovation n'est pas en reste, un parc de 200MW est projeté ainsi que des tranches en cycle combiné gaz pour 2000MW à horizon 2010, mais pas de trace de la capture et de la séquestration du CO2.

Les USA possèdent 27.1% des réserves mondiales de charbon qui pourraient tenir 155 ans au rythme de consommation de 2005. C'est une énergie de plus en utilisée (4630MT en 2004 soit 110% de plus qu'en 1970). L'acier est aujourd'hui dépendant à 70% de cette énergie fossile. 40% de l'électricité mondiale est produite à partir du charbon, ce chiffre monte à 50% pour les USA et l'Allemagne et 79% en Chine. Qui a dit que le charbon était dépassé ? Le pétrole montre des signes de faiblesse, les prix augmentent. Le charbon va donc sans doute prendre le relais, au moins pour la transformation énergétique. En France des projets sont en cours comme dans le Nivernais ou au Havre.
Seul problème, il est très polluant, plus que le gaz et le pétrole. En effet, 1 tonne de pétrole produit 0.8 T de carbone, 1 Tonne équivalent pétrole (TEP) de gaz 0.6T de C et 1 TEP de charbon 1.2 T de C.

Les scientifiques me répondront que la solution résulte dans la capture et la séquestration du gaz carbonique. Capturer 100T de CO2 nécessite un apport énergétique de 47 T de charbon. La production d'électricité avec capture engendrerait dans l'état actuel des connaissances (expérimentales) une surconsommation  de 89% de charbon. Les espoirs se portent sur 25% de surconsommation voire 15% si l'on gazéifiait le charbon avant combustion. Rappelons que le charbon peut aussi être liquéfié par le procédé Fisher Tropsh, déjà largement utilisé par les nazis.
Capturer c'est bien beau mais il faut ensuite séquestrer. On pense aux anciens puits de pétrole du Moyen-Orient mais se posera le problème du transport.
La capture et la séquestration entraînent un surcoût de 50% du KWh. On imagine la motivation des producteurs privés d'électricité qui vont se battre pour abaisser ce coût au maximum sur un marché concurrentiel !! La tonne de CO2 à séquestrer reviendrait entre 40 et 60€, à comparer au 1.45€ la tonne sur le marché du carbone Powernext dans le cadre de Kyoto. Séquestrer ou acheter ? La réponse des financiers va être rapide !!

Finalement cette charmante demoiselle en tenue de chantier doit avoir la peau un peu moins blanche en fin de journée et Le Monde nous expliquera sans doute prochainement que les efforts actuels sont insuffisants... La publicité est une vraie connerie, telle est ma conclusion.

Source des chiffres : Alternatives Internationales 01/07
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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 00:43
Le nucléaire déchaîne les passions, c'est un sujet qui divise profondément, les choix sont en général assez radicaux, pour ou contre. Même l'alternative unitaire de la gauche antilibérale a des points de vue très divergents  en son sein sur le sujet  et appelle au débat public pour trancher la question.

Les pro-nucléaires avancent l'indépendance énergétique, une énergie qui ne rejette pas de gaz à effet de serre et sur laquelle reposent de grands espoirs à long terme (ITER) ainsi que son faible coût.

Du côté des anti-nucléaires c'est essentiellement le problème des déchets dont on ne sait que faire si ce n'est les enfouir, la frontière fragile entre nucléaire civil et militaire (cf Iran), la sécurité des centrales et l’opacité qui les entoure.

Je suis en accord et en désaccord avec des arguments de chaque camp même si je me sens bien entendu plus proche des anti. Je pense néanmoins que la priorité numéro 1 est la lutte contre le dérèglement climatique et les rejets de gaz à effet de serre qui en sont la cause. A cela s'ajoute la pénurie de pétrole à venir donc la flambée des prix et les instabilités géopolitiques qui en découleront. On ne peut donc refuser en bloc une énergie qui, en France, est prédominante. L'Allemagne s'était engagée (et fait marche arrière) à sortir du nucléaire mais son parc est bien moindre que chez nous. En France 80% de l'électricité est d'origine nucléaire alors que ce taux baisse à 6% au niveau mondial. Il ne s'agit pas en effet de refuser le nucléaire pour en acheter chez nos voisins ou construire des centrales à charbon.

Le nucléaire civil et militaire est étroitement lié puisque les déchets des uns peuvent servir aux autres et que les techniques d'enrichissement de l'uranium sont communes. Je suis très sensible à cet argument mais je suis persuadé qu'il est possible de découpler les deux. La grande majorité des pays qui utilisent le nucléaire civil n'ont pas l'arme atomique. Cette technologie a un côté bénéfique et un côté néfaste et comme le disait Rabelais "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". Interdire le nucléaire civil n'empêchera pas un pays d'enrichir de l'uranium pour en faire une charge sur un missile, à partir du moment où la technologie est connue et où la volonté politique est là. Il faut donc commencer par se battre pour interdire le nucléaire militaire, à commencer par les donneurs de leçon comme le France ou les USA.

Par rapport aux déchets, ce problème est également très préoccupant car c'est une véritable fuite en avant. Les enterrer en espérant pouvoir un jour les traiter peut relever de l'inconscience et de l'irresponsabilité 
vis-à-vis des générations futures. J'ai tout de même relativement confiance dans les conditions de conservation qui, je pense, seront surveillées encore longtemps. Il faut tout de même relativiser avec l'urgence du réchauffement qui semble bien plus prioritaire et nécessite des choix forcément imparfaits. La perfection n'existe pas en matière énergétique.
 
Le débat le plus important doit être celui des choix énergétiques d'un pays et des moyens à y consacrer. Aujourd’hui la France a fait le choix de miser à fond sur  le nucléaire et je crois davantage au scénario Négawatt : sobriété (rationaliser et changer les comportements et les modes de vie), efficacité (supprimer les pertes à la production et à l’utilisation), renouvelables.  Ce scénario ambitieux permet pratiquement de se passer du nucléaire qui doit donc être un dernier recours et ne doit absolument pas être un blanc seing à la croissance énergétique. De toute façon les réserves de combustible fissible (importées) sont de 100 à 200 ans. Quant à ITER, personne n'est aujourd'hui capable de s'avancer sur sa faisabilité au niveau production industrielle, on ne peut donc construire des scénarios dessus. 
 
Il est par ailleurs évident qu’une politique énergétique cohérente, la plus écologique possible, équitable, sécurisée, axée sur le long terme doit être publique, avec des moyens de production appartenant à l’Etat et exploités par lui et surtout pas ouverts aux appétits des actionnaires et des chercheurs de profit.

Le débat pro ou anti nucléaire est avant tout passionnel et idéologique. Je rêve évidemment d'un monde où toute l'énergie serait renouvelable, où l'empreinte écologique de l'homme serait inférieure ou égale aux capacités de la terre mais je pense être un minimum réaliste. Refuser le nucléaire c'est inévitablement se reposer à court terme sur le charbon , le gaz ou le pétrole qui, au-delà de leurs rejets fatals en CO2, seront épuisés dans quelques dizaines d'années. Je rejoins les anti concernant la sobriété,  la décroissance énergétique mais là où se reposer complètement sur le nucléaire est une fuite en avant, le refuser en bloc est un aveuglement car l'énergie parfaite, propre et infinie  n'existe pas.
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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 00:17
En fin d'après-midi je me suis rendu à une conférence organisée par l'INP Toulouse. Le thème m'intéressait particulièrement : "Energies durables et leurs stockages. Quelles alternatives ?". Points marquants.

Le constat de départ est extrêmement simple. A l'heure où la croissance permet à notre système économique d'exister, les ressources naturelles, elles, décroissent. La situation actuelle ne pourra pas durer éternellement. Il faut donc rapidement modifier notre approche énergétique.
Pour cela trois voies : les économies, l'amélioration de l'efficacité, les énergies renouvelables.

Les énergies renouvelables sont en majorité transformées en électricité. Pour fabriquer notre électricité, en France, on a clairement choisi le nucléaire , que l'on poussera à la 3° génération prochainement puis la 4° vers 2040. On mise également tout sur ITER (fusion atomique). Mais absolument rien n'est fait puisque la faisabilité n'est pas encore montrée. L'électricité est à 17% d'origine nucléaire dans le monde et à  88% en France ! C'est aussi ce qui explique notre retard très conséquent en matière d'énergies renouvelables.

Les énergies fossiles ont l'énorme avantage d'être stockables facilement et d'avoir un haut pouvoir énergétique. L'enjeu des énergies renouvelables réside donc en partie dans leur stockage.
Il semblerait que l'hydrogène soit une voie d'avenir. Il se fabrique en électrolysant l'eau. Cela nécessite de l'électricité, si possible d'origine renouvelable mais en majorité nucléaire surtout pour la France... C'est donc un moyen de stocker l'électricité. L'hydrogène réagit ensuite avec de l'oxygène pour produire de l'eau (le fameux moteur à eau n'existant pas...) et de l'énergie. C'est la pile à combustible. L'hydrogène à un haut pourvoir énergétique. En revanche il valide la politique nucléaire de la France.

Concernant le rendement énergétique, les moteurs hybrides semblent également intéressants. Ils permettent en effet d'associer un moteur thermique classique, ou pile à combustible dans l'avenir, à des batteries et à un moteur électrique sur le principe du découplage. Le moteur thermique tourne régulièrement à son meilleur rendement et recharge les batteries. Le moteur électrique s'alimente sur les batteries et propulse la voiture. Le moteur essence peut venir en complément du moteur électrique en cas de montée ou de besoin en puissance supplémentaire. D'autre part le moteur thermique se coupe en cas de batteries pleines (descentes par exemple). L'énergie dissipée au freinage est récupérée pour charger les batteries. Ainsi, pour une voiture, le rendement d'um moteur essence est de 15% (85% = chaleur), l'électrique 21% et l'hybride 26%.

Quelques chiffres :

- 30% des énergies fossiles servent à fabriquer de l'électricité qui ne représente que 12% de l'énergie utilisée finale.

- 60% de l'énergie servant à produire de l'électricité part en chaleur.

- Réserves en années (au rythme de consommation actuel) : pétrole 40 ans, charbon 220 ans, gaz naturel 60 ans, uranium 70 ans.

- Un Français consomme 120 kW/jour tandis qu'un Américain du Nord en consomme 350 et la moyenne mondiale est à 72 (tout compris : conso globale pays / nombre d'habitants).

- 25% de l'énergie solaire arrivant sur la Terre y est stockée.

- L'énergie globale consommée sur Terre annuellement est de 140 . Potentiellement l'énergie solaire nous délivre 1200, la photosynthèse 1000, la biomasse 60, l'éolien 50. (le tout X106 GWh).

- La surface de la France en panneaux solaires placés dans le sahara permettrait de fournir toute la Terre en énergie.

- Rejets en g CO2 par kWh: hydroélectricité : 4, nucléaire 6, éolien 3 à 22, photovoltaïque 60 à 150, gaz naturel 427 à 883 et le pétrole 928.

- Scénario officiel doux (2.5% de croissance mondiale par an) : en 2000 l'humanité consommait 12 Gtep (giga tonnes équivalent pétrole) et en 2040 elle sera à 28 Gtep.

Il n'y a pas de solution miracle, l'avenir est certainement dans la diversification des origines énergétiques, le partage. Pour ma part je pense qu'il est primordial de retenir que la sobriété énergétique est la priorité numéro 1. Un produit manufacturé qui fait 3 fois le tour de la Terre avant d'être vendu n'est plus concevable et pourtant c'est une pratique qui se multiplie. Cela implique un virage à 90° voire 180° de nos politiques économiques. Si l'on ne choisit pas de modifier nos  comportements alors on y sera contraint, sans doute dans la douleur.

graphique : négawatt, association de scientifiques et de praticiens pour une réduction de nos besoins en énergie
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