
Aujourd'hui a lieu la
journée mondiale contre la peine de mort comme chaque 10 octobre. Cette journée me tient particulièrement à coeur car
la peine de mort représente à mes yeux
ce que l'humain sait faire de pire : tuer ses congénères de manière réfléchie, offcielle et parfois au nom d'un peuple quand il
s'agit d'une démocratie.
Si des pays comme les
USA ou la Chine ne semblent pas avoir
une discussion de fond sur le sujet, l'abolition progresse tout de même à travers le monde. 4 nouveaux pays sont en effet
abolitionnistes depuis le début de l'année (Rwanda, Gabon, Kirghistan et Ouzbékistan). 1591 personnes ont été exécutées en 2006 contre 2148 en 2005, 91% sont chinoises. Les USA ont tué 53
prisonniers.
En France, si la peine capitale a été abolie en 1981, contre l'opinion générale, son abolition a été constitutionnalisée seulement cette année (en février) et donc
rendue irréversible.

Dans notre beau pays des droits de l'Homme,
16 députés
se sont opposés à cette révision constitutionnelle qui "
revêt une portée symbolique et morale considérable" selon Robert Badinter, père de l'abolition en 1981.
Ces 16-là sont de sensibilité politique UMP, évidemment, même si la cause du rétablissement est plus
portée par le FN (non présent à l'assemblée nationale) et les chrétiens intégristes.