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Mickael Caton-Jones est le réalisateur de Chacal et du prochain film à audience
Basic Instinct 2. Au milieu de ces films hollywoodiens, dont la raison d'exister est avant tout le business, se trouve Shooting dogs. J'espère que l'éclectisme du réalisateur se retrouvera chez les spectateurs...
Le film se situe dans la même veine que
The constant gardener. Au coeur de l'Afrique, tiré d'évènements vrais, très dur et très touchant, ils dénoncent tous les deux le rôle des pays du Nord.
Malgré tout,
les héros de ce film sont .... des blancs en l'occurence des Anglais, un prêtre et un jeune prof en mission humanitaire. Dans leur école, sous protection de l'ONU, se réfugient des centaines de Tutsis, massacrés par les Hutus (au pouvoir) ainsi que des occidentaux. Bientôt le prof découvrira toute l'horreur dont est capable l'Homme et sera tiraillé entre fuir et se battre auprès des réfugiés.
Le film est sans doute un peu
réducteur sur les évènements et sur le rôle de chacun (militaires, journalistes occidentaux, gouvernants locaux...) mais la réflexion est plus sur l'engagement, l'obéissance et jusqu'à quel point.
J'ai également perçu la dénonciation d'une sorte de post-colonisation. On a l'impression que la vie des occidentaux a plus de valeur que celle des Rwandais. Un peu comme-ci ces derniers étaient moins des Etres humains que nous, les riches.
Certaines scènes sont presque insoutenables. Il faut
être préparé psychologiquement avant la séance. Ce ne sont pas 3 improbables explosions mais bien des faits réels. La cruauté humaine dépasse parfois la fiction.
A noter qu'une juge d'instruction a considéré comme recevable les plaintes de 4 Rwandais pour complicité de l'armée française dans le génocide. L'affaire risque de ne pas aller loin, trop sensible...
Photo : allocine.fr