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Le blog décroissant de Sebos31.

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Les dirigeants sont là plus pour la forme que pour le fond.

Il y a déjà pas mal de temps, je me posais la question de savoir si les personnes qui travaillent dans le secteur public de l'environnement sont réellement écolos...

Et bien j'ai eu en partie la réponse récemment. Mon employeur, un établissement public sous tutelle du ministère de l'environnement, a organisé une consultation de son personnel (environ 250 personnes) dans le cadre du management et de la qualité (c'est le dada des chefs avec la communication). Sous forme d'un questionnaire, étaient passés en revue pas mal de domaines. Et en question 20, il nous était demandé :  "Pouvez-vous évaluer vos facteurs de motivation au travail ?". Je vous livre les résultats à cette question tels qu'ils nous ont été fournis, de manière transparente c'est à souligner, et sans susciter de réactions pariculières ni de commentaires, c'est aussi à souligner.

Il faut savoir tout d'abord à quoi correspondent les catégories :

- 5 = agents tout en bas de l'échelle
- 4 = techniciens, comme moi
- 3 = jeunes ingénieurs ou techniciens avec expérience et ayant évolué
- 2 = le grade de chef commence là. Ingénieurs avec expérience
- 1 = grands chefs, le comité de direction...

Le tableau ci-dessous est la somme des 3 réponses possibles (donc total > 100%)  alors que la courbe semble reprendre la part relative de chaque motivation (j'ai pas bien compris les chiffres). Pour ma part, il me semble avoir répondu 1- Conviction environnementale 2-Relationnel 3- Besoin d'être utile à la société. (Je confirmerai ça lundi).

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On remarque de prime abord que  les "petits" travaillent pour bouffer et pour avoir une reconnaisance sociale principalement. Le travail en lui même ne les intéresse pas et je les comprends. Les chefs, c'est l'inverse. Ils disent se foutre de l'argent (il est vrai que les salaires ne sont pas du même ordre que dans le privé pour eux) et ne recherchent pas la sociabilisation par le travail. En revanche, ils recherchent les responsabilités c'est-à-dire que les chefs veulent diriger, manager, commander, être encore plus chefs quoi !

Pour revenir au sujet initial, les convictions environnementales, les résultats me surprennent peu. Les dirigeants n'en ont presque pas. Peu importe le domaine, ils veulent diriger.
Les convictions concernent les plus techniques, ingénieurs ou techniciens qui sont en même temps la frange la plus jeune de l'établissement. Elles représentent presque 42% de leur motivation principale ! C'est tout de même encourageant.

La notion d'utilité à la société renvoie à une valeur noble. Le sens du service public, de l'intérêt général, elle fait quelque part appel à nos idées de changement du monde. Et il est vrai que protéger l'environnement c'est rajouter une pierre à l'édifice. Les catégories 3 mettent cette motivation en tête de leurs choix. Cette catégorie est aussi souvent en contact avec les élus, les acteurs du secteur, monte les dossiers, fait évoluer et se concrétiser des projets. La catégorie 4, qui a répondu un peu moins fortement, a une mission moins "politique" et sa moyenne d'âge est un peu plus élevée.

On remarquera également que le désir de prise de responsabilité, que l'on pourrait croire une priorité pour les jeunes, n'est pas très élevée chez eux. Cela est plutôt de bonne augure et montre que mes collègues ne sont pas des requins aux dents longues !!

Finalement, ces chiffres sont plutôt rassurants. Il y a pas mal de personnel de l'environnement qui a des convictions écologistes ou environnementalistes (terme préféré dans l'établissement) et donc est dans son élément au travail. En même temps, ceux qui ont le pouvoir, qui définissent les orientations stratégiques, sont plus là pour la forme que pour le fond !!

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