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Le blog décroissant de Sebos31.

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Une vérité qui dérange

Le Réchauffement climatique n’a jamais été autant à l’ordre du jour et c’est tant mieux ! D’un côté on a la majeure partie qui nous met en garde face au réchauffement climatique en cours et ses conséquences, sur un ton plus ou moins alarmiste. De l’autre on a les rebelles qui pensent l’inverse : le réchauffement climatique n’a rien d’extraordinaire et l’homme par ses rejets de CO2 n’est pas le principal fautif.
Dans le camp des premiers on a l’immense majorité de la communauté scientifique ainsi que l’inévitable Al Gore avec son film « Une vérité qui dérange » et de l’autre certains tel notre ancien ministre socialiste de l’Education, Claude Allègre (lire la réponse de Jean-Marc Jancovici à son papier dans Le Monde ici).

Justement Al Gore fait bien remarquer qu’il n’y a, à ce jour , aucune publication dans une revue scientifique reconnue remettant en cause le réchauffement climatique causé par l’augmentation de CO2. En revanche environ 50% des articles dans la presse grand public émettent des doutes sur la réalité de ce phénomène.
Toujours est-il que ces propos nourrissent une opinion populaire qui est séduite par le côté foutaise, catastrophisme, dogmatisme voire pure machination politicienne ou effet de mode. On a pu le remarquer lors de l’émission « l’Arène de France » la semaine dernière sur France 2 où ce débat, qui n’en est pas un, a été mis sur le tapis. Le dogmatisme semble bien être du côté des opposants à la thèse du changement climatique, se fiant plus à leur sentiment personnel qu’à des réalités scientifiques !

Une vérité tronquée ?


«Une vérité qui dérange » est en ce sens un formidable film documentaire qui met les points sur les « i » et reprend tout noir sur blanc. Le réalisateur suit « l’ex futur président des USA » dans sa vie de conférencier au fil des démonstrations qu’il fait à travers le monde sur la réalité qu’est le changement climatique. La démonstration est claire, simple, indémontable et à la portée de tout le monde. D’ailleurs plutôt qu’un sous titrage qui aurait empêché de bien observer courbes et schémas, une voix off française (Charles Berling) a été préférée. Il n’y a aucune lourdeur scientifique, Al Gore ne rentre jamais dans les détails inutiles. Contrairement à ce que je redoutais, ce film ne traite pas spécialement du problème américain et du mode de vie outre-Atlantique, tout le monde se sent concerné.
Ponctué d’un peu d’humour qui par contre est très américain et ne nous touche guère, du moins pas moi, la démonstration porte essentiellement sur la cause scientifique du réchauffement climatique ainsi que les éventuelles conséquences (réchauffement, montée des eaux, arrêt du Gulf Stream…). Après il y a le passage mélo-dramatique avec sa vie et ses malheurs, sans doute pour mettre une touche émotionnelle et montrer que le personnage est très sensible et que les expériences de la vie l’ont amené à l’essentiel : l’environnement.

Là où ça se gâte c’est que M. Gore n’évoque pas trop les vraies causes : l’activité économique qui s’est emballée, notre niveau de vie, notre société consumériste basée sur la profusion et le gâchis. Il explique que croissance et préservation environnement sont possibles et à aucun moment ne remet en cause cette grosse machine productiviste. Il estime bien évidemment que la science va beaucoup faire et laisse peu de pistes sur le plan macro-économique. Le développement durable est bien la norme. Il est quand même assez incroyable qu’on nous explique que la situation soit catastrophique, qu’il faille réduire par 4 nos émissions de CO2 d’ici 2050 et que le modèle de société qui nous est proposé soit le même, si ce n’est éteindre la télé plutôt que la laisser en veille, mettre des ampoules à économie d’énergie et rouler à l’éthanol. Est-ce stratégique afin de ne pas effaroucher le tout un chacun qui prend à peine conscience du problème ?
Je remarque quand même que le Canada s’apprête à sortir du protocole de Kyoto estimant que les contraintes (réduction des rejets de CO2 de 6% en 2010 par rapport à 1990) impactent trop ses gros industriels. C’est bien le signe que les changements doivent être plus profonds.

Le générique de fin affiche tout un tas de petites phrases (en anglais et non traduites, pourquoi ?) du genre « si tu veux un changement, commence par te changer toi » ou «marche et fais du vélo plutôt que prendre la voiture », « prends en compte cette problématique pour les prochaines élections», « mets tes connaissances au service de l’action » après il est question de prière… là ça sortait de ma sensibilité !
A la fois motivant (même si le film prêchait un convaincu en ma personne) pour se bouger mais aussi assez incomplet et politiquement correct à moins que les ampoules fluocompactes soient effectivement la solution… Bon soyons fous, j’ose le prononcer le gros mot qui dérange: décroissance !!!!
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J
S'informer, réfléchir, discuter, c'est bien mais ne croyez-vous pas qu'il est maintenant plus que temps de passer vraiment à l'action?<br /> <br /> Si vous êtes vraiment motivés pour avancer dans la recherche de solutions au problème du changement climatique (qui n'est pas le seul problème, n'oublions pas la biodiversité qui diminue, les océans qui se vident, l'érosion des terres arables, la pollution de l'eau, de l'air, des sols, etc...), je recherche des partenaires (c'est-à-dire des gens comme vous, si, si !) pour développer une organisation engagée dans cette voie: "O".<br /> <br /> L'idée: les petits gestes dont tout le monde parle sont insuffisants, il est nécessaire de modifier plus en profondeur notre mode de vie, c'est à dire, entre autres, ne plus prendre l'avion, se passer de la voiture le plus souvent possible (le mieux étant de ne pas en acheter), changer ses habitudes alimentaires (moins de viande, de fraises en février, de raisin d'Afrique du Sud), habiter près de son travail et plutôt dans un appartement en ville, et moins consommer en général...<br /> <br /> Rien d'impossible, et pourtant ces changements nécessaires sont très difficiles à accepter parce que contraires au fonctionnement actuelle de notre société, basé sur la production (et donc le travail, l'emploi, l'utilité sociale et le statut qui lui sont associés) et la consommation (et donc l'appartenance à un groupe social et la recherche du prestige) de biens et de services, ce qui s'accompagne toujours ou presque de pollutions diverses. Comme nous avons tous besoin de travailler et que nous voulons tous accéder à une certaine reconnaissance sociale, agir efficacement contre le changement climatique est très difficile, nous n'y arriverons pas si nous ne donnons pas de la valeur sociale (de l'estime, de l'admiration, de l'envie) aux conduites à tenir.<br /> <br /> Objectif: renverser la vapeur en valorisant socialement ceux qui agissent de manière responsable (c'est à dire qui cherchent à minimiser leur empreinte écologique), essayer d'imaginer un mode de vie durable et accessible à tous et enfin, ce qui rejoint un peu le premier point, inventer d'autres moyens de cohésion et de valorisation sociale que le travail et la consommation, ou alors les orienter vers des activités environnementalement soutenables.<br /> <br /> Si vous êtes intéressé, allez faire un tour sur le site suivant:<br /> <br /> http://jean.chamel.free.fr/o<br /> <br /> et n'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations en écrivant à contactero@gmail.com<br />
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S
Je suis tout à fait d'accord avec vous. Vous pointez du doigt la décroissance dont je mettrai bientôt en ligne le compte rendu de la conférence de Serge Latouche.Toutefois inverser les valeurs de la société, valoriser socialement ceux qui agissent concrêtement dans leur vie doit normalement être le fait des Etats. L'acte inviduel est primordial mais il doit être dans la continuité de changements fondamentaux au niveau des décideurs et de ceux qui ont le pouvoir. Cet aspect n'est pas gagner à la vue des présidentiables pour 2007. Un peu de développement durable pour être dans le vent mais ils n'ont pas pris la mesure du problème, ils persistent dans un système productiviste, consumériste basé sur la croissance...Votre initiative est dont très intéressante. Ce peut être aussi un lieu de partage des expériences de décroissance et limitation des impacts. Et puis c'est vrai que s'est pesant à la longue de passer pour un fou furieux  quand on se déplace tout le temps vélo, qu'on fait du compost sur son blacon ou qu'on a pas de téléphone!!! portable....
T
Roulez cou-vert ! ;o)<br /> <br /> Super intéressant ton blog. Je tombe souvent dessus en faisant des recherches (google) sur les moyens de locomotion totalement non-polluants.<br /> <br /> Continue Sebos !<br /> <br /> Les coups de gueules aident à faire évoluer les mentalités<br /> <br />
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