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Le Réchauffement climatique n’a jamais été autant à l’ordre du jour et c’est tant mieux ! D’un côté on a
la majeure partie qui nous met en garde face au réchauffement climatique en cours et ses conséquences, sur un ton plus ou moins alarmiste. De l’autre on a
les rebelles qui pensent l’inverse : le réchauffement climatique n’a rien d’extraordinaire et l’homme par ses rejets de CO2 n’est pas le principal fautif.
Dans le camp des premiers on a l’immense majorité de la
communauté scientifique ainsi que l’inévitable
Al Gore avec son film « Une vérité qui dérange » et de l’autre certains tel notre ancien ministre socialiste de l’Education,
Claude Allègre (
lire la réponse de Jean-Marc Jancovici à son papier dans Le Monde ici).
Justement Al Gore fait bien remarquer qu’il n’y a, à ce jour
, aucune publication dans une revue scientifique reconnue remettant en cause le réchauffement climatique causé par l’augmentation de CO2. En revanche environ 50% des articles dans la presse grand public émettent des doutes sur la réalité de ce phénomène.
Toujours est-il que ces propos nourrissent une opinion populaire qui est séduite par le côté foutaise, catastrophisme, dogmatisme voire pure machination politicienne ou effet de mode. On a pu le remarquer lors de l’émission « l’Arène de France » la semaine dernière sur France 2 où ce débat, qui n’en est pas un, a été mis sur le tapis. Le dogmatisme semble bien être du côté des opposants à la thèse du changement climatique, se fiant plus à leur sentiment personnel qu’à des réalités scientifiques !
Une vérité tronquée ?«Une vérité qui dérange » est en ce sens
un formidable film documentaire qui met les points sur les « i » et reprend tout noir sur blanc. Le réalisateur suit «
l’ex futur président des USA » dans sa vie de conférencier au fil des démonstrations qu’il fait à travers le monde sur la réalité qu’est le changement climatique. La
démonstration est claire, simple, indémontable et à la portée de tout le monde. D’ailleurs plutôt qu’un sous titrage qui aurait empêché de bien observer courbes et schémas, une voix off française (Charles Berling) a été préférée. Il n’y a aucune lourdeur scientifique, Al Gore ne rentre jamais dans les détails inutiles. Contrairement à ce que je redoutais, ce film ne traite pas spécialement du problème américain et du mode de vie outre-Atlantique, tout le monde se sent concerné.
Ponctué d’un peu d’humour qui par contre est très américain et ne nous touche guère, du moins pas moi, la démonstration porte essentiellement sur la cause scientifique du réchauffement climatique ainsi que les éventuelles conséquences (réchauffement, montée des eaux, arrêt du Gulf Stream…). Après il y a le passage mélo-dramatique avec sa vie et ses malheurs, sans doute pour mettre une touche émotionnelle et montrer que le personnage est très sensible et que les expériences de la vie l’ont amené à l’essentiel : l’environnement.
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Là où ça se gâte c’est que
M. Gore n’évoque pas trop les vraies causes : l’activité économique qui s’est emballée, notre niveau de vie, notre société consumériste basée sur la profusion et le gâchis. Il explique que
croissance et préservation environnement sont possibles et à aucun moment ne remet en cause cette grosse machine productiviste. Il estime bien évidemment que la science va beaucoup faire et laisse peu de pistes sur le plan macro-économique. Le développement durable est bien la norme. Il est quand même assez incroyable qu’on nous explique que la situation soit catastrophique, qu’il faille réduire par 4 nos émissions de CO2 d’ici 2050 et que le modèle de société qui nous est proposé soit le même, si ce n’est éteindre la télé plutôt que la laisser en veille, mettre des ampoules à économie d’énergie et rouler à l’éthanol.
Est-ce stratégique afin de ne pas effaroucher le tout un chacun qui prend à peine conscience du problème ?
Je remarque quand même que
le Canada s’apprête à sortir du protocole de Kyoto estimant que les contraintes (réduction des rejets de CO2 de 6% en 2010 par rapport à 1990) impactent trop ses gros industriels. C’est bien le signe que les changements doivent être plus profonds.
Le générique de fin affiche tout un tas de petites phrases (en anglais et non traduites, pourquoi ?) du genre «
si tu veux un changement, commence par te changer toi » ou «
marche et fais du vélo plutôt que prendre la voiture », «
prends en compte cette problématique pour les prochaines élections», «
mets tes connaissances au service de l’action » après il est question de prière… là ça sortait de ma sensibilité !
A la fois motivant (même si le film prêchait un convaincu en ma personne) pour se bouger mais aussi assez
incomplet et politiquement correct à moins que les ampoules fluocompactes soient effectivement la solution… Bon soyons fous, j’ose le prononcer
le gros mot qui dérange: décroissance !!!!