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Le blog décroissant de Sebos31.

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Sans pétrole, la fête est plus folle !

2ragt.jpg"Ensemble tout devient possible" nous promet la banque marocaine et l'ami Nicolas. Et bien le baril de pétrole à 100$ est très bientôt possible. J'ai pourtant vendu ma voiture au printemps dernier pour que cela n'arrive pas mais malheureusement encore trop sont accros au pétrole et nous ne savons pas (encore) faire sans lui... alors le prix monte, monte, monte...

Le seuil symbolique des 100$ est tout proche (même si ça redescend au moment où j'écris, 94.6$) et cela est peut-être une bonne nouvelle. La société devra s'adapter et changer et pourrait à terme devenir plus humaine, plus solidaire, plus respectueuse de l'environnement.

Un site propose de faire la fête le samedi qui suit le franchissement. A Toulouse, rendez-vous à 14h au centre de la place du Capitole. Il n'y aura certainement pas de concert de klaxons mais sûrement de sonnettes !! Initiative sympathique et provocatrice, j'y serai !
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O
En réponse à Manu, je ne résisterai pas totalement mais il y aura un effort.<br /> Bisous de maman Odile
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M
Je n'ai pas de mail alors je ne peux pas télécharger le certificat d'exemption de cadeaux. Mais c'est une excellent idée. j'ai peur que maman Odile ait du mal à resister. je t'embrasse
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S
Pour compléter, voici une tribune d'Yves Cochet dans le Monde :<br /> <br /> LE MONDE | 27.11.07 | 12h56<br /> <br /> A 100 dollars le baril, on change de civilisation, par Yves Cochet<br /> <br /> A ce prix, le pétrole brut n'est pas cher, de même que le litre de<br /> super à 1,50 euro. Le cours du baril sur le marché new-yorkais<br /> retrouve aujourd'hui la cote qu'il avait atteinte en 1980, tandis que<br /> l'achat d'un litre d'essence nécessite deux fois moins d'heures de<br /> smic qu'il y a vingt-sept ans. Ces niveaux nous paraissent élevés car<br /> nous nous sommes habitués à des prix extrêmement bas entretenus par<br /> les multinationales du pétrole, puis par l'OPEP. Cette époque est<br /> révolue. Désormais, les prix du pétrole - et ceux de toutes les<br /> énergies - seront toujours à la hausse pour trois raisons principales<br /> d'origine géologique, économique et géopolitique :<br /> <br /> 1. - Le maximum mondial de production de liquide hydrocarboné est<br /> atteint. Depuis le début de l'extraction industrielle du pétrole, la<br /> moitié des réserves originelles a été consommée. Le pétrole restant à<br /> extraire réclamant beaucoup plus d'investissement pour une qualité<br /> moindre, les prix augmenteront tandis que la production diminuera.<br /> Nous entrons aujourd'hui dans l'ère de la décroissance géologique de<br /> la production mondiale de pétrole ;<br /> <br /> 2. - La demande est structurellement supérieure à l'offre. Tout le<br /> monde veut du pétrole, source d'énergie essentielle au mode de<br /> développement industriel. Nous ne pouvons pas vivre sans, nous sommes<br /> drogués au pétrole. Cela rendra le choc pétrolier actuel plus durable<br /> que les chocs d'origine politique des années 1970 ;<br /> <br /> 3. - Le pétrole c'est la guerre. Là où il y a du pétrole, une élite<br /> dirigeante vit de sa rente - souvent aux dépens de la population - et<br /> ces pays sont visés par le comportement prédateur des grands<br /> consommateurs comme les Etats-Unis, l'Union européenne et la Chine. La<br /> guerre d'Irak est un exemple de cette pétrovoracité industrielle,<br /> comme l'a récemment avoué Alan Greenspan.<br /> <br /> Les autres raisons sont marginales. Un cyclone tropical dans le golfe<br /> du Mexique, une grève au Nigeria, une spéculation sur le marché des<br /> matières premières... tout cela arrive parfois et pousse à la hausse.<br /> Mais ces épisodes passés, le cours du baril ne redescend pas. Les<br /> optimistes ne peuvent pas expliquer pourquoi le baril cotait 20<br /> dollars en 2002 et 100 aujourd'hui.<br /> <br /> Le modèle du monde qui habite le cerveau de l'Occidental moyen est que<br /> le marché, la technologie et l'inventivité humaine parviendront à<br /> résoudre les problèmes qu'affronte l'humanité, notamment la fin des<br /> énergies fossiles à bon marché et le changement climatique. Quel<br /> aveuglement ! Si nous voulons conserver les valeurs cardinales de<br /> notre civilisation que sont la paix, la solidarité et la démocratie,<br /> nous n'avons pas d'autre choix que celui de la décroissance rapide de<br /> l'empreinte écologique des sociétés industrielles, en particulier la<br /> décroissance de notre consommation d'énergies fossiles. Contre<br /> l'évidence des limites géophysiques, les rêves des théologiens de la<br /> croissance continuent, même après le Grenelle de l'environnement.<br /> <br /> Un premier rêve séduit les esprits productivistes : investir plus dans<br /> l'exploration permettra de découvrir et d'extraire plus de pétrole.<br /> Hélas !, après plus d'un siècle d'exploration géologique, les<br /> ressources sont à peu près toutes connues. Depuis plus de quarante<br /> ans, le volume des découvertes annuelles diminue. Aucun<br /> investissement, aucune technologie ne créera du pétrole qui n'existe<br /> pas.<br /> <br /> Un second rêve imagine que les progrès technologiques peuvent<br /> augmenter le taux de récupération des champs de pétrole (c'est-à-dire<br /> le pourcentage des réserves originelles par rapport au volume total en<br /> place). Ce taux est aujourd'hui de 35 %, en moyenne. /"Un gain de 1 %<br /> de taux de récupération équivaut à deux ans et demi de consommation<br /> mondiale ! Notre ambition est de le porter en moyenne à 50 %"/,<br /> affirme Andrew Gould, le PDG de Schlumberger. Mais le taux de<br /> récupération dépend essentiellement de la géologie du réservoir. Il<br /> peut varier de 3 % pour un réservoir compact fracturé à 85 % pour un<br /> réservoir poreux et perméable. Aucune technologie ne peut transformer<br /> un réservoir compact en un réservoir poreux.<br /> <br /> D'autres rêves persistent dans l'imaginaire des croyants en la<br /> prodigalité éternelle de la nature : la technologie contribuerait à la<br /> croissance des réserves ; elle montrerait que nous avons encore 40 ans<br /> de réserves pour le pétrole, 60 ans pour le gaz, et 250 pour le<br /> charbon ; elle diminuerait les coûts d'extraction du brut. La réalité<br /> est tout autre quand on prend le temps d'examiner longuement les<br /> statistiques comme le font les experts de l'ASPO (Association for the<br /> Study of Peak Oil). Ce qui compte, en effet, n'est pas le nombre<br /> d'années de réserves, mais le moment où l'extraction atteindra un pic,<br /> puis déclinera inéluctablement. Pour le pétrole, nous y sommes.<br /> <br /> Un dernier rêve s'exprime comme une évidence de bon sens matinée de<br /> credo scientiste : la technoscience trouvera des énergies de<br /> substitution lorsque la production de pétrole déclinera. Or existe-t-<br /> il une énergie aussi concentrée, aussi bon marché, aussi<br /> transportable, aussi répandue, aussi facile et universelle d'usage que<br /> le pétrole ? Aucune. Les avions ne décollent pas avec de l'uranium ou<br /> de l'éolien. Ni avec des agrocarburants (éthanol, diester), dont<br /> l'engouement actuel est dû au lobby betteravier et céréalier, au<br /> mépris de tout bilan écologique et énergétique.<br /> <br /> Le pétrole est un ensemble de molécules merveilleuses qui ont permis<br /> la fabrication et la diffusion de milliers d'objets et de services<br /> dans notre vie quotidienne (véhicules, aliments, médicaments,<br /> plastiques, textiles...) et c'est aussi une matière puante et<br /> polluante dont il faut nous sevrer rapidement sous peine de chaos<br /> écologique, économique et social.<br /> <br /> La seule politique susceptible d'éviter cette catastrophe est celle de<br /> la sobriété, c'est-à-dire la décroissance franche et régulière de la<br /> consommation de pétrole dans les pays de l'OCDE. Cette politique n'est<br /> pas une adaptation légère due à un souci technique passager, c'est un<br /> changement de civilisation dû à la fin du monde tel que nous le<br /> connaissons.<br /> <br /> ------------------------------------------------------------------------<br /> *Yves Cochet* est député Vert de Paris, ancien ministre.
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C
Bien sûr, personne ne s'en réjouit, même pas ceux qui n'ont pas de voiture ! Pour tous les dégâts que ça provoque(ra)... tout le monde sera touché.<br /> Mais c'est une manière de provoquer, d'informer, de faire réfléchir peut-être, de remettre en question ?<br /> Je suis peut-être un peu optimiste, mais ensemble tout est possible, effectivement ! le pire arrive en général quand une minorité s'attribue la plus grosse part du gâteau... Si seulement un peu plus de gens arrivaient à remettre leur mode de vie en question, de grandes choses seraient possibles ! Il faudrait donc à la fois penser qu'on est tous sur la même planète (et donc ne pas imaginer que les autres sont infiniment loin), et agir, consommer, voyager en local (ne pas passer un week-end aux Caraïbes)... Think global, act local, c'est ça ?<br /> Voir le post de DéDé à ce propos : http://iddd.blogspot.com/2007/03/dd-think-global-act-local.html
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S
Mon propos est avant tout provocateur. Quand encore beaucoup (de moins en moins il est vrai) sont choqués de la TIPP (croyant d'ailleurs qu'elle est au %) et s'insurgent du prix élevé à la pompe, louer le franchissement de la barre des 100$ et du cynisme et de la provocation. Comme je le disais là http://sebos31.over-blog.com/article-13209035.html la fin du pétrole est peut-être une chance face au réchauffement climatique et un moyen de repenser l'économie, les relations entre pays. Exactement le "penser global, agit local" de Charles.Il est aussi vrai que la fin du pétrole pas cher sera certainement synonyme de tensions pour s'approprier les dernières gouttes et que les pétro-dollars ne reviennent pas forcément à des personnes et des Etats très vertueux (compagnies productrices, dirigeants et pays peu démocrates...).Notre société gaspilleuse, polluante est basée sur le pétrole bon marché. Il est temps que ça change.La fin du pétrole bon marché est donc une chance et continuer avec un pétrole peu cher serait une catastrophe pour l'environnement, ça c'est une certitude.
R
Je reste perplexe quant aux bons effets de cette hausse... Les bons effets risquent de ne commencer que dans 30 ou 40 ans, quand il n'y aura vraiment plus de pétrole.<br /> D'ici là ça risque d'être augmentation des prix de l'alimentaire avec des famines qui s'ensuivraient, guerres contre les pays producteurs ou entre clients, augmentation des dictatures et gouvernements répressifs... Qu'en pensez-vous ? <br /> Est-ce que se réjouir ne serait pas une erreur (en plus d'être une provocation certes réjouissante...) ?
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