
Voilà presque 2 ans que
je suis parti du Crédit Mutuel, disons presque parti car j'ai encore un emprunt à leur rembourser.
Une banque a, selon moi, un rôle à jouer primordial dans l'éthique de la finance. Quand Sarkozy dit qu'"
il faut travailler plus pour gagner plus" je suis assez d'accord avec lui pour la finance (et rien que pour ça !!!) . J'ai toujours été choqué que des rentiers vivent de la bourse et de la spéculation financière. Alors quand la banque me dit que
je gère mal mon argent et que pour elle cette notion de bonne gestion passe par la souscription d'un PEA, c'est-à-dire d'actions en bourse, je suis choqué et eux sont surpris que je sois choqué : "
mais tous nos clients nous demandent les meilleurs rendements pour leur épargne". La campagne "
Banques françaises, épargnez le climat" à laquelle le Crédit Mutuel n'avait pas daigné répondre a fini de me convaincre de le quitter !

J'ai préféré intégrer
la Nef (société coopérative de
finance solidaire) et le
Crédit Coopératif (dépositaire des comptes chèques et livret NEF) qui correspondent bien plus à mes valeurs.
La Nef reçoit l'épargne des personnes sensibles à l'épargne solidaire, sensibles à l'éthique dans la finance et la redistribue sous forme de prêts à des entreprises, associations, coopératives ayant des projets eux aussi solidaires, sociaux, environnementaux ou culturels (et maintenant aux particuliers pour des projets d'éco-construction) . Ces projets ne trouvent bien souvent pas de financement dans le circuit traditionnel. La Nef joue
la transparence et chaque sociétaire sait à qui sont attribués les prêts et pour quels projets.
Le site web répertorie également ces projets.
Mon choix est conforté au vu d'
une nouvelle étude des Amis de la terre qui classe le comportement des banques par rapport à l'environnement en vue
de la choisir. Tout ça pour dire que la semaine dernière je recevais
une publicité du Crédit Mutuel pour des prêts auto...alors que je pense plutôt à me séparer de ma voiture, on en reparlera.
Il y avait une espèce de catalogue "Sport" présentant les modèles de voitures du salon de l'auto à Genève. On pouvait y lire "
l'avenir de la voiture est-il remis en question ? Bien sûr que non. Sa côte d'amour reste intacte(...). On peut faire confiance aux constructeurs pour offrir de nouvelles solutions mieux adaptées à l'époque et conformes à "l'air du temps"." Le développement durable c'est une question de mode et de marketing c'est bien conn

u. Henri Pescarolo écrivait : "
Malgré un discours officiel "autophobe" [ça me rappelle quelqu'un...]
, les Européens et surtout les Français restent passionnés par l'automobile (...). Elle est devenue l'un des moteurs du rêve. Et cette mécanique-là n'a pas de prix." L'explication du rêve automobile est donné à la page suivante "
peut-être parce qu'elle est plus que jamais synonyme de liberté" Je trouve que l'image ci-contre l'illustre bien.
Evidemment le 4X4 (excusez-moi, le terme tendance est SUV) est à l'honneur avec les nouveautés françaises. On voit aussi des crossovers pour ceux qui ont du mal à choisir entre monospaces et 4X4. Bref on nous rabat les oreilles avec des arguments de sécurité, de puissance, de confort, d'évasion, de liberté. Pour finir, un article intitulé "
des vertes et des pas mûres". Quel beau nom pour des prototypes, que dis-je des rêves à l'état d'images, tellement imaginaires qu'effectivement ils sont loin d'être mûrs. On peut ainsi admirer un truc entre un tracteur et une mouche, de la marque Hummer avec "
un moteur thermique alimenté par des panneaux déployés recouverts d'algues vertes. La photosymntèse fait le reste". Ce Hummer O2 "
restitue à l'environnement plus qu'il ne l'affecte". Ben voyons !
Nous vivons une époque moderne comme dirait l'autre !
J'ai donc bien fait de quitter cette banque.
Photo : pub pour le Crédit Mutuel issue de leur site web - pub pour un "SUV urbanproof" (à l'épreuve de la ville) aperçu en double page en seconde de couverture dans Science et Vie sur le réchauffement climatique - la rocade toulousaine