Le blog décroissant de Sebos31.
Le Pen avait raison, on nous a bernés avec le trou de la couche d'ozone. On ne va pas se faire avoir une seconde fois avec le réchauffement climatique !!! J'en veux pour preuve le temps de ce week-end, c'est la nouvelle ère glaciaire !!!
Allègre n'a peut-être pas complètement tort quand il dit que c'est dangereux de remettre en cause la croissance économique pour prévenir un réchauffement hypothétiquement d'origine anthropique car le génie humain résoudra les problèmes, si problèmes il y a. C'est aussi la position des Etats-Unis qui refusent de s'engager dans une déclaration engagée en matière environnementale pour le prochain G8. Voilà donc ce que déclare (vu dans Libé) le négociateur américain Harlan Watson "les objectifs et un calendrier ne sont pas importants, pas plus qu'une limitation globale sur les émissions. Par contre, il est important de ne pas compromettre la croissance économique [ américaine]".
Ainsi donc la croissance économique serait antagoniste avec la décroissance de la pollution. Rien de bien nouveau à priori. Dans l'article devinette que je publiais hier il était question de pollution émise par unité de PIB en hausse ou au mieux constante en 2006 soit un découplage inexistant entre carbone émis et point de PIB : "tout aussi inquiétant est le constat que les pays occidentaux ne parviennent pas, désormais, à émettre moins de carbone par unité de produit intérieur brut" écrivait le Monde à ce sujet. Pourtant on nous parle d'une "autre croissance", faite de service, de projets écologiques... Cette autre croissance, vantée par les écologistes politiquement corrects, est une espèce de plan B de l'économie de croissance durable (il faut mettre durable à tout bout de champ, c'est tendance) car avec moins de 2 ou 3% d'augmentation du PIB, point de salut.
Juste quelques chiffres pour se rendre compte de cette croissance. A 2% d'augmentation annuelle du PIB, la croissance cumulée en 2050 ans représente 230% . A 3% on arrive à 346%. La croissance mondiale est aujourd'hui de l'ordre de 5% ce qui fait en 2050 une croissance cumulée de 776% par rapport à cette année.
Prenons 2.5%, chiffre bas mais réaliste pour la France. Une base 100 de PIB en 2007 donnerait donc 282 en 2050. Dans le même temps le facteur 4, qui est la décroissance de 75% d'ici 2050 des rejets de CO2 voulu par notre pays, représente 25 dans 47 ans (base100 cette année). D'un côté on a donc 282 de PIB et de l'autre 25 de CO2... le résultat de l'équation est une diminution de CO2 par unité de PIB de 5.6% annuelle !!! Voilà ce qui me fait dire que croissance économique ne va pas de paire avec décroissance viable de la pollution et de notre empreinte écologique. Une croissance infinie sur une terre aux ressources finies est-elle possible ?
Au risque de me répéter, et je sais que je choque bon nombre d'écologistes, les Verts hors Cochet entre autres, je suis persuadé que la décroissance s'impose à nous, pays riches. De toute façon avoir un comportement réellement écolo c'est inévitablement décroître, consommer moins, "moins de biens plus de liens" comme dit Latouche, tous les écologistes en conviendront c'est une quête de tous les jours. Voilà aussi pourquoi le développement durable représente pour moi un oxymore c'est-à-dire une contradiction. Le développement ne me semble pas durable. Voilà aussi pourquoi j'ai préféré vendre ma voiture et vivre sans plutôt qu'en acheter une "propre" (le mot fait rire pour une bagnole) et sans doute durable. Je suis un mauvais citoyen de la croissance car je participe à la morosité de l'industrie automobile (ses employés ne pourront pas travailler plus comme leur a proposé notre président Sarkozy) mais j'ai l'impression de retrouver la liberté, celle-là même qui est promise avec une voiture !!