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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 23:00

Je viens de voir deux très bons films au cinéma : "It's a free world" et "Paysages manufacturés". Tous deux traitent de la mondialisation libérale et de ces effets néfastes sur l'homme et l'environnement.

Paysages Manufacturés est un documentaire canadien qui me fait penser à "Notre pain quotidien" dans le sens où il nous livre de très belles images de la laideur. Une grande partie des scènes prend place en Chine pour y montrer une usine monstrueuse qui fabrique des fers à repasser et qui emploie des milliers de jeunes Chinois ou ses énormes amas de déchets électronqiues (nos ordinateurs entre autres) décortiqués dans des conditions indignes. Le barrage des Trois Gorges est également traité, lui aussi extrêment impactant pour la nature et l'Homme. Le réalisateur, photographe à la base, montre ainsi comment l'humain a façonner son habitat et l'a déshummaisé. Le propos ne se veut pas spécialement anti-libéral avec des revendications politiques mais montre de manière iconoclaste comment  nous fonctionnons sur cette Terre. 
Chacun est mis devant ses responsabilités sans moralisation. Les fers à repasser sont en effet pour nous, les ordinateurs usagers sont les notres. Nos achats ici détruisent l'environnement et les gens là-bas
J'ai perçu une objection à la croissance dans ce film, en particulier avec la séquence sur le pic pétrolier. Ce n'est pas un film qui explique et donne des solutions comme celui de Al Gore mais c'est un film qui montre sans démontrer. Certains seront d'ailleurs certainement émerveillés devant le gigantisme de certaines industries présentées.


PAYSAGES MANUFACTURES
envoyé par aooay 


It's a free world est une fiction réalisée par Ken Loach. Celui-ci ne cache pas ses idées de gauche (le titre n'est pas neutre) et nous offre un cinéma engagé et fort. Le thème est le travail des immigrés. Comment des cabinets de recrutement embauchent des travailleurs de l'Est pour des petits jobs à la journée en Angleterre. Issues de récits réels de ces immigrés, les scènes présentent la paupérisation des travailleurs, les ravages de la flexibilité du code du travail (pronons bonnes notes à l'heure du démentellement du code du travail). 
Toutefois, le personnage central n'est pas un travailleur pauvre mais leur employeur, une jeune femme un peu paumée, qui s'improvise patron. Et c'est là la force du film, il n'est pas manichéen sur le capitalisme : les méchants exploitants d'un côté et les gentils exploités de l'autre. Cette chef d'entreprise galère elle aussi, a une situation familiale fragile. Comme tout un chacun ou plutôt bien plus fort que chacun, elle est capable du meilleur comme du pire. A la fois pleine de compassion et de dévouement pour les situations de détresse qu'elle rencontre, elle participe à la création de ces situations, en toute connaissance de cause. Elle est donc tiraillée dans sa consience, ainsi que sa meilleure amie et co-dirigeante. 
Loach dénnonce là aussi la société de consommation, la destruction des repères sociaux car cette femme sacrifie tout pour son travail et l'argent, y compris sa famille. Cette absence de dualité gentils/méchants laisse le spectateur faire la part des choses. Bien sur il aura tranché et s'indignera des choix de la jeune femme mais n'est-il pas dans sa propre vie dans une situation identique, même si c'est à un degré moindre ?


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Published by Sébastien - dans Culture
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 00:02
Comme je l'avais déjà mentionné ici, la fête du baril à 100$ aura lieu à Toulouse samedi (12 janvier) à 14h30 au niveau du Square Charles de Gaulle (sortie du métro Capitole).

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Compte-rendu de fête ici
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Cette manifestation, bon enfant et joyeuse, se veut un message sur la nécessité de sortir de notre dépendance au pétrole avant d'y être contraints car le pétrole n'est pas en quantité infinie et la production ira inexorablement en diminuant.
Le prix symbolique de 100$ est un bon signal pour changer nos habitudes, c'est même certainement le signal le plus efficace. Voilà pourquoi cette fête marque un espoir dans un changement de cap. De l'abondance à la rareté, du bien matériel au lien social !

Pour illustrer tout cela, un docu-fiction "2013, la fin du pétrole" plutôt pédagogique même si un peu simpliste. Si nous ne voulons pas en arriver-là, mieux vaut anticiper et changer... (un double-clic pour aggrandir tout ça et lire les petits textes en anglais)...

 

 

 

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Published by Sébastien - dans Energie
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 10:28

Je ne résiste pas à diffuser cette vidéo d'actualité suite à l'annulation du Paris-Dakar. Je me réjouis bien évidemment que cette course polluante aux relents coloniaux ne soit pas organisée, définitivement j'espère.

Avez-vous déjà imaginé une telle course organisée par l'Afrique et qui vienne dans les campagnes françaises ? regardez donc ce qui suit... la fin est sympa...

 

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Published by Sébastien - dans Sport
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 23:02

velo-004-copie-1.jpg Voici venu le temps de faire le bilan de 2007. Examinons les résolutions 2007, tirons des conclusions et voyons ce qu'il est possible de faire en 2008.

- Ne plus fréquenter les hypermarchés et privilégier les circuits locaux pour les achats.
Bon ben pour la deuxième année, cette résolution est largement respectée. Il faut souligner que je n'ai plus de voiture depuis mai et que sans voiture on ne peut presque plus se rendre dans les centres commerciaux. Il m'est évidemment arrivé de mettre les pieds dans des temples de la consommation mais exceptionnellement.
Toujours les Jardins de Cocagne pour les légumes, la Biocoop et également les petits commerçants pour le reste.  Je crois que j'ai pris l'habitude, plus la peine de reporter cette résolution pour 2008.

- Faire moins de kilomètres en voiture qu'en vélo (vélo "sportif" et vélo "utilitaire").
Voici les chiffres clés 2007

  • 8144 km en vélo "sportif".
  • 2820 km en vélo "utilitaire" (photo ci-dessus).
Total vélo : 10964 km
  • 1182 km.passager (nombre km/nombre de passagers) en voiture pour les déplacements personnels.
  • 6977 km.passager pour les déplacements professionnels. Autant dire que les auto-stoppeurs sont les bienvenus et surtout que j'ai usé mon pantalon sur les sièges du train ! Train + transports en commun ou  + vélo, c'est aussi super pour le travail, en particulier parce qu'on peut y dormir (je ne suis pas fou, je ne travaille pas dans le train, ça va pas non...!).
Total voiture : 8159 km.passager
Mission accomplie. On repart pour 2008.

- M'engager dans une association
Je me suis timidement investi dans l'association Toulouse Vélo. Ma passion pour le vélo et mes convictions écologistes correspondent bien à cette association. Pourquoi ne pas m'y investir un peu plus en 2008, sans oublier des actions ponctuelles écolo ou anti-consommation tels les "5 minutes pour la Planètes" , "la France qui se lève tôt", des actions ant-pub et très bientôt "la fête du baril à 100$".

- Faire moins de 5000 kilomètres en avion par an.
2 grands voyages cette années : traversée des Alpes à vélo et voyage au Maroc ainsi que des week-end et semaines par-ci par-là. Le train aura été la mode de déplacement principal, ainsi que la voiture surtout pour aller dans les Alpes. Le voyage en Maroc est l'application la plus directe de cette résolution : train, bateau et bus. Donc aucun kilomètres en avion. En 2008, je vise également 0 km en avion.

- Réduire ma consommation de viande
Je n'achète plus de viande, donc la seule viande que je mange c'est le midi, si possible de la viande rouge qu'exceptionnellement. Je continue comme ça.

- Réduire mes dépenses énergétiques domestiques.
Objectif s1400 kWh en électricité et 6500 kWh en gaz
Verdict... 820 kW.h électriques et 5600 kW.h gaz. Nouvel objectif, 800 kW.h électrique et 5500 kW.h gaz. Pour l'électricté, j'ai des pistes (j'ai débranché mon réfrigérateur cet hiver et stocke les aliments dehors, c'est tout con !). Pour le gaz, difficile de faire plus. Mon thermostat est réglé sur 17.5 °C quand je suis présent, j'ai fait des petits travaux d'isolation en novembre. Mon empreinte chauffage est de 55 kW.h / m2 en 2007 ce qui correspond à du HQE alors que mon appart date de 1970.
Sinon j'ai quitté EDF et suis depuis décembre chez Enercoop. Pour 2008, outre les chiffres ci-dessus, j'ai en tête un projet en énergie renouvelable dont je parlerai certainement plus tard.

Voici 2 nouvelles résolutions pour 2008 :

bialn-c-2007-copie-1.JPG- Pour rester sur des considérations techniques, je souhaite réduire mon bilan carbone qui, calculé grâce au site bilancarbonepersonnel, s'élève à 841 kg éq. C. Le détail figure sur le tableau ci-contre.
Pour 2008, pourquoi ne pas viser 800 kg éq. C? A noter que ce calcul présente des incertitudes importantes et les chiffres à fournir sont parfois difficiles à estimer.

- Passer moins de temps devant internet.
Ceci est valable au travail et à la maison. J'ai tendance à trop souvent aller jeter un oeil aux informations depuis le travail, coup d'oeil qui peut durer de longues minutes alors même que je suis complètement à la bourre... . Pour la petite histoire, nous sommes surveillés et chaque mois nous recevons personnellement un mail avec notre propre consommation. Il m'est arrivé de monter à 45h/mois ! Il faut dire que j'ai souvent i.Google ouvert pour suivre le cours du baril... Un top 20 est également en affichage public mais sur lequel ne figure qu'un temps, des catégories de sites consultés, des octets transférés, mais pas de nom. Je me suis retrouvé une fois 2ième surfeur et je suis régulièrement dans les 20. Il faut absolument que je me calme en 2008 avant d'avoir des ennuis !
A la maison, le surf de sites en sites ainsi que ce blog conduisent souvent à des couchers tardifs ou plutôt matinaux. Pour 2008, réduction de ce temps passé devant un écran et dans ce monde de virtualité pour plus de lectures, plus de vie sociale.

Pour faire tout cela : sport, blog, associatif, culturel, vie sociale, militante etc... il me faut plus de temps. Etant donné que j'ai réduis ma consommation et ma dépendance matérialiste, j'ai besoin de moins d'argent pour vivre donc j'ai ma petite idée... Et puis c'est motivant d'aller à contre-courant de l'idée actuellement dominante directement issue de la conception sarkozienne de la vie  "travailler plus pour gagner plus"...

Tout cela doit sembler bien sérieux. J'aurais pu trouver des idées plus futiles comme ce générateur de résolutions. Au risque de passer pour une pisse-froid, je tente juste d'appliquer très modestement la magnifique phrase de Gandhi "vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde".

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Published by Sébastien - dans La vie de Sebos
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 21:31
Ce matin je lisais deux articles sur Le Monde : "Le marché automobile français a progressé de 3.2% en 2007", pour le moins décourageant et "Il y a place pour une baisse du prix du pétrole en 2008" , encore plus décourageant et même énervant.
Mais, un peu plus tard, la barre mythique  des 100$ pour un baril de 159L de brut léger sur la bourse de New-York pour  livraison en février était atteinte ! 100,00 $ pas un centime de plus !

Et pourtant, même si tous les journaux titrent à l'heure actuelle sur ce record historique, je ne lis pas grand chose sur le pic pétrolier. Une hausse présentée principalement comme conjoncturelle : violence au Nigéria et stock aux USA, toujours pas de hausse structurelle annoncée alors que le prix ne cesse de grimper depuis 2003. Espérons que ces 100 $ symboliques soient l'occasion pour les "grands" médias d'ouvrir un peu les yeux et de regarder plus loin que la spéculation boursière et les tensions géopolitiques ponctuelles.

panc-vel.jpgIl est intéressant de se pencher sur ce fameux papier qui annonce une baisse du prix, je cite :
"La simple analyse de l'offre et de la demande milite pour une baisse du prix du pétrole en 2008. Certes, la demande devrait augmenter d'environ 1,2 million de barils par jour selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Toutefois, Pékin vient de décider une hausse de 10 % du prix de l'essence pour limiter la hausse de la consommation, et des baisses de subventions auront le même impact ailleurs." Nous voilà rassurés .. Voyons la suite :

"Dans le même temps, la production devrait facilement faire face à la demande. Les craintes récurrentes d'une rupture brutale d'approvisionnements venant du Moyen-Orient n'ont eu jusqu'à aujourd'hui aucun fondement. Une guerre avec l'Iran semble très peu probable. Par ailleurs, la production de pétrole irakien est devenue pour la première fois supérieure à son niveau d'avant l'invasion. [le baril était à environ 20 $ avant la guerre en 2002...] Quant à la production des pays n'appartenant pas à l'OPEP, elle devrait s'accroître de 1,1 million de barils par jour." Les "piquistes" ne seraient que des Cassandre et des pisse-froid !

"Cette analyse est bien entendu simpliste. "[c'est le moins qu'on puisse dire] (...) la prochaine surprise pourrait être la rapidité de la baisse des cours du baril. Cela confirmerait des prévisions plus anciennes : en juin 2007, les analystes anticipaient un baril à 63 dollars en juin 2008. C'est mal parti !. 
 
Du coup, mon pessimisme matinal s'est tansformé en optimisme ! Sans doute à contre-temps de la pensée dominante, celle qui se voile la face sur ces problèmes et attend la voiture et l'avion "propres" et "durables" pour faire toujours plus de kilomètres. Et dire que les pré-études du grand contournement autoroutier de Toulouse ont été faites sur la base de 80 $ le baril en 2020....
Demain je pourrai donc accrocher sur mon vélo la petite pancarte ci-dessus que j'ai préparée pour cette occasion. Le rendez-vous à Toulouse est repoussé à samedi 12 janvier, plus de précisions bientôt (les idées sont les bienvenues, réunion mercredi 9 avec Chiche ! dans les locaux de Friture place du Salin).


Au fait, j'allais oublier, Bonne année 2008 !!!

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Published by Sébastien - dans Energie
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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 08:21

maroc07-375.jpgVoici un article que j'ai publié sur le site web de l'association Toulouse Vélo. Je ferai juste un ajout : munissez-vous d'un marqueur, laissez libre court à votre imagination, votre humour...  la zone blanche sous la pub attend vos jeux de mots et autres protestations anti-pub !!

Toulouse a franchi le pas du vélo en libre service. Pour ne ne pas rester ringarde face à Paris ou Lyon elle s'est donc équipée d'un système de location entièrement automatique. Les VélôToulouse gris et rouges ont envahi la ville rose depuis le 16 novembre et cela va s'accentuer puisque le système va s'étoffer pour atteindre à terme 2400 bicyclettes réparties sur 253 stations. Que du bonheur... ou presque.

On ne pourra que se réjouir que ces stations soient installées à la place de stationnements automobiles, tout un symbole, comme une espèce de passation de pouvoir. La voiture a vécu, elle aura épuisé tout notre pétrole en moins de 200 ans. Finalement le vélo précédait la voiture, il lui succèdera !
Principal avantage, l'envolée du nombre de vélos augmentera automatiquement la part modale du vélo (dans l'hypercentre) et contribuera à modifier le rapport de force vélo-auto. En effet, l'expérience montre que plus il y a de vélos, meilleure est la cohabitation, les uns ayant l'habitude des autres. Et puis les cultures changent petit à petit, le vélo appelle le vélo !
D'autre part, le partage des vélos  est une idée intéressante. Le monde de rareté dans lequel nous rentrons par l'épuisement des ressources naturelles nous obligera à moins posséder et à davantage partager. Ainsi, lors des premiers jours de fonctionnement du système, un VélôToulouse était emprunté en moyenne 4 fois par jour. En rythme de croisière, ce chiffre se monte à près de 6 pour un Vélib' parisien et même plus de 7 pour un VéloV' lyonnais.

VélôToulouse, idyllique ?
 

Vélo est évidemment synonyme de liberté et d'écologie. Et là, le tableau s'assombrit. Cyclocity, nom de ce système de location, est exploité par JCDecaux, multinationale leader mondial de l'affichage publicitaire. Or la publicité est bien l'antithèse de la liberté. Elle provoque l'asservissement mental des consommateurs, les manipule plus ou moins subtilement pour leur voler leur liberté de consomm'acteurs et leur créer des besoins afin  de les faire consommer toujours plus, cette surconsommation qui fait que 20% des habitants de la planète consomment 80% de ses ressources. Bref, à la pollution écologique des sucettes éclairées toute la nuit avec défilement des pubs s'ajoute la pollution mentale des pubs elles-mêmes.

La publicité est en effet le fond de commerce de la dynastie Decaux qui ne souhaite absolument pas diversifier son activité vers le cycle mais utilise les vélos partagés pour imposer toujours plus de publicité ; à la fois directement en insérant de la publicité à chaque vélostation et, une première à Toulouse, sur chaque vélo mais aussi indirectement en proposant son service quasi gratuitement à la collectivité, en contrepartie du très juteux marché du mobilier urbain et de l'affichage publicitaire qui va avec (comme à Paris ou à Lyon). Toulouse a pour sa part  décidé de séparer les marchés de vélos en libre service et mobilier urbain. 

Les deux leaders mondiaux de l'affichage publicitaire, JC Decaux et l'Américain Clear Channel se tirent la bourre sur tous les marchés de mobilier urbain et par conséquence sur les marchés de vélos en livre service. A Toulouse, l'appel d'offre initial passé en 2006 a été annulé pour "motif d'intérêt général" puis relancé en 2007 à l'issue duquel JCDecaux a été choisi en juin. Si les deux leaders ne pouvaient proposer contractuellement ce service gratuitement en échange du marché mobilier urbain, ce dernier trône en arrière plab des discussions. L'exploitation des 630 abribus (mot propriété de... JCDecaux) et autres 490 panneaux d'affichage est en attente d'attribution depuis près de 3 ans suite à la guerre féroce quvelib.JPGe se livrent ces deux là. Rappelons que JCDecaux est installé depuis 1973 à Toulouse et ne souhaite pas en bouger... Il n'est donc pas étonnant qu'il se soit appliqué à mettre une main sur les vélos pour essayer de garder l'autre sur l'affichage publicitaire.

La mairie paye à l'afficheur publicitaire la coquette somme de 4.188.300 € HT par an pendant 15 ans, plus une redevance proportionnelle au taux de rotation journalier des vélos. En échange elle reçoit les recettes des locations. JC Decaux se rémunère également sur les recettes de l'abonnement (qui est élevé : 25€/an et 5€/semaine contre 5€/an et 1€/semaine à Marseille ou Lyon, même système même opérateur... sans publicité sur le vélo). Le service coûte donc environ 1745€/vélo/an à la mairie. 

A qui profite la publicité sur les stations et les vélos ?

Pas à l'utilisateur car le prix d'accès au service est relativement élevé comparé à un service similaire dans d'autres villes (Lyon, Marseille, Orléans, Rennes...). A la mairie ? Elle touche en tout et pour tout une redevance de 100€ par an pour chaque sucette (une par station) soit 25300 €/an... soir 0.6% de ce qu'elle paye à JCDecaux. Il ne reste donc que JCDecaux lui-même. Les contrats qu'il passe avec ses clients sont bien évidemment secrets, en particulier celui qui le lie pendant un an avec la banque chinoise qui s'affiche sur chaque vélo. Les VélôToulouse sont en effet les seuls vélos du genre avec de la publicité. La délibération du conseil municipal qui établit les rémunérations ne prévoit pas cette forme de publicité et donc pas les redevances logiques qui vont avec . Manquerait plus que ces publicités fassent la promotion de bagnoles !

Le marché toulousain du vélo en libre service avait une autre particularité. Parmi les 4 sociétés ayant répondu à l'appel d'offre, une avait pour "coeur de métier" la location de vélo. Il s'agit de la coopérative de production (SCOP) toulousaine Movimento. En charge actuellement de la gestion de locations "humaines" au Capitole et au Port St Sauveur, elle a développé un système de location automatisée "LISA" qui n' a rien à envier à Cyclocity. Basée sur les principes de l'économie sociale et solidaire, elle ne travaille qu'avec des PME locales (ses vélos son fabriqués à St Gaudens par exemple) dans un but d'insertion professionnelle. Sur un plan financier, il est évident qu'elle ne peut résister au mastodonte qui tire ses recettes de la publicité et dont les actionnaires court-termistes n'ont sans doute pas les mêmes logiques qu'une coopérative toulousaine. Il est regrettable que le choix se soit fait sur des critères uniquement financiers.

Business, publicité, multinationale, le cycliste urbain peut-il se retrouver longtemps dans cette conception du vélo ? La réponse semble évidente... Et encore faudrait-il parler de tous les cyclistes toulousains... Les vélos stations se font en effet rares passés les boulevards. Une fois encore, si l'hypercentre est suréquipé, les quartiers sont laissés en proie à la jungle automobile.

Dessin : Cabu dans Le Canard Enchaîné

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Published by Sébastien - dans Transport
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 20:33
coteaux-001.jpgJeudi 20 Décembre aura lieu à Toulouse (centre des congrès Pierre Baudis, 20h) la conclusion du débat public relatif au grand contournement autoroutier (GCA) de Toulouse. Espèce de synthèse des débats, ce sera l'occasion d'entendre et de réentendre les arguments  portant essentiellement sur l'opportunité ou non de construire une telle infrastructure. Je ne reviendrai pas sur l'absurdité environnementale de la construction de nouvelles autoroutes (ce n'est pas moi qui le dit c'est une conclusion du Grenelle !). J'exposais mon point de vue à l'issue de la première réunion.

En fait je souhaiterais me pencher sur deux points. Le trafic de transit aux heures de pointes et les propositions  de Gabriel Jourdan exposées lors de la dernière réunion (28/11 à Labège) consacrée exclusivement à la problématique des transports  dans l'aire métropolitaine (verbatim).

Le dossier de base du débat public évoque les différents types de trafic sur le rocade toulousaine et en particulier celui de transit, le plus concerné par le GCA. Il représente entre 5% (à l'ouest) et 15% (à l'ouest) du trafic total en moyenne. Hors il me semble que le problème de congestion de la rocade existe essentiellement aux heures de points (7h30-9h30 et 16h30 - 19h). C'est à ces périodes qu'il faudrait chiffrer le trafic potentiel que le GCA retirerait du périph' , c'est à dire le transit, afin de juger de son intérêt. J'ai donc posé une question écrite à la commission. Je retranscris ci-dessous leur réponse :

"Dans le dossier, la partie du transit n'est chiffrée que par rapport aux moyennes journalières.
Avez-vous chiffré cette part aux heures de pointes car l'objectif d
e soulager le périph' actuel doit être étudié aux heures de pointes si l'on veut réduire les bouchons ?

Cette question portant sur le projet soumis au débat, elle a été communiquée à la personne publique responsable du projet dont voici la réponse telle qu'elle nous a été transmise.

Les enquêtes de circulation (cordon routier 2003- 2004) qui ont permis de calculer le trafic de transit ont été réalisées hors vacances scolaires sur des journées entières hors week-end durant des périodes "ordinaires" de circulation. Les chiffres fournis par ces enquêtes correspondent donc au trafic de transit quotidien d'un jour "ouvrable".

La méthodologie d'enquête qui respecte les règles de l'art en la matière ne permet pas d'indiquer un pourcentage précis de transit par heure avec une validité statistique suffisante.
Les marges d'insécurité sont en effet trop importantes en raison de la réduction de la taille de l'échantillon mesurée et des marges d'erreur sur les réponses des usagers enquêtés.
La répartition du trafic de transit sur la journée permet cependant d'indiquer que sa part dans le trafic global à l'heure de pointe doit être légèrement plus faible (1 à 2 %) que la part en moyenne journalière."

rocade-003.jpg Conclusion, ce chiffrage, qui me parait indispensable, n'a pas été réalisé et je pense que les 1 à 2% en moins évoqués sont très sous-estimés car les bouchons me semblent constitués essentiellement de personnes habitant l'aire urbaine et allant travailler dans celle même aire et non pas de personnes en transit (il n'y a d'ailleurs pas beaucoup de camions).

Concernant le brillant exposé de G. Jourdan (Maître de conférence, Institut d'urbanisme de Grenoble), il a rajouté de l'eau à mon moulin et à pas mal de monde je pense car son intervention a été sans conteste la plus applaudie !
Le GCA permettrait de décongestionner le périph'  temporairement et ainsi réduirait les temps de parcours sur ce dernier, donc accroîtrait  le trafic et éloignerait encore l'habitat des zones de travail ce qui fatalement conduirait à terme à une situation similaire à ce qu'elle était avant. L'offre créé en effet très rapidement la demande.
Or, la congestion est un facteur d'équilibre. La solution ? "l'autoroute apaisée" limitée à 70 km/h (rocade, autoroutes et voies rapides de l'aire métropolitaine). Cette vitesse est optimale pour la fluidification du trafic et la lutte contre les bouchons. D'autre part, elle permet de réduire le nombre d'accidents (et de polluer moins, c'est à cette vitesse que les moteurs ont leur meilleur rendement, NDLR). 
Cette vitesse est un point d'équilbre, elle "permet à la fois de maintenir une certaine accessibilité  pour les territoires périphériques mais permet aussi de ne pas avoir une accessibilité trop forte" et ainsi est un frein à l'étalement urbain. Elle donne également une chance au transports en commun en terme de temps de trajet. En effet pour que les TC soient efficaces et attractifs ils doivent concurrencer la voiture. Réduire la vitesse de ces dernières permet d'y arriver. 
A noter que seul le train est réellement concurrentiel sur des distances relativement importantes, il convient donc de créer un très bon réseau TER. 
Cette réduction de vitesse sur la rocade permettrait en outre de réduire la largeur des voies et de créer une voie réservée aux transports en commun (bande d'arrêt d'urgence élargie). Cela répondrait à la nécessité de créer une desserte entre les pôles d'habitat, de travail et d'achat, le réseau TC étant en étoile, centré sur Toulouse.

Finalement, la conclusion que j'ai retenue a été le fait d'un spectateur : "le débat a répondu à une vraie question, c’est « Que faut-il faire pour les transports dans la région toulousaine ? ». Malheureusement, la question qui est posée dans le grand débat, c’est « Faut-il ou non faire une autoroute ? » . Je pense que c’est mettre la charrue avant les bœufs. Quand on parle des problèmes de transport dans la région toulousaine, le fait est qu’on ne parle pas du grand contournement autoroutier de Toulouse." Applaudissements très fournis !! 
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Published by Sébastien - dans Toulouse
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 23:13

Offrir un cadeau pour Noël devrait être synonyme de plaisir mais c'est de nos jours plus lié au stress du manque d'idée et de temps et aux bouchons près des temples de la consommation. Le désarmement de la course aux cadeaux les plus nombreux, les plus gros, les plus chers, les plus voyants, les plus inutiles et les plus polluants est désormais engagé grâce au "certificat d'exemption de cadeau" de nos amis Canadiens. Téléchargez-le (cliquez dessus) et imprimez-le puis distribuez-le à vos proches ! Pour ma part, je crains qu'il ne soit pas respecté  ;-)

cadeau.JPG

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Published by Sébastien - dans Décroissance
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 22:28

10-06pano-pds.jpgDemain samedi a lieu la journée mondiale pour le climat. En ces temps de Téléthon et d'élection de Miss France, n'oublions pas que le Grenelle de l'environnement est en cours de mise en application et que l'après-Kyoto est en discussion serrée à Bali. En vue de cette conférence, l'ONU, par le biais du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a publié son rapport intitulé " la lutte contre le changement climatique : un impératif de solidarité humaine dans un monde divisé". Je vous conseille l'article de So-Ann, très complet sur le sujet. 

Pour ma part je n'ai lu que le résumé et la phrase qui a le plus retenu mon attention est la suivante :

"L’une des plus rudes leçons qu’enseigne le changement climatique est que le modèle économique de la croissance et la consommation effrénée des nations riches sont écologiquement insoutenables. On ne pourrait pas infliger de plus profonde remise en question à nos hypothèses sur le progrès que le réalignement des activités économiques et de la consommation sur les réalités écologiques.

Ce constat dur et à destination des dirigeants des pays riches est toutefois tempéré de manière plus politiquement correct un peu plus bas "Dans ce rapport, nous avons émis l’hypothèse que si l’on procède aux réformes nécessaires, il n’est pas trop tard pour ramener les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux tolérables, sans pour autant sacrifier la croissance économique : la prospérité croissante et la sécurité climatique ne sont pas des objectifs contradictoires." En tout cas ces deux phrases me semblent contradictoires. Dommage. 
Je conseille également vivement la lecture de la revue environnement des anciens de l'école polytechnique : "La jaune et la rouge" consacrée à "croissance et environnement"

Il est en effet temps de repenser la croissance économique. Presque tout le monde le dit mais presque tout le monde continue d'espérer 2 ou 3 % d'augmentation de PIB. Tout cela est décidément très contradictoire.

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Published by Sébastien - dans Ca chauffe !
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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 22:56
006.jpgLa saison de ski approche et de nombreux Toulousains se réjouissent. Pas moi.
La Dépêche du Midi fait la promo des stations de ski pyrénéennes et je suis assez alarmé de lire ses propos ou ceux qu'elle rapporte. Morceaux choisis :

"«La saison 2006-2007 a été mauvaise faute de neige, reconnaît Benoît Clocheret (Altiservice, exploitant filiale de Suez- Lyonnaise des Eaux). Notre volonté est de considérer cela comme un accident climatique qui ne doit pas remettre en cause la confiance dans notre politique d'investissements ».

Sur l'ensemble de ses stations, Altiservice a ainsi dépensé 9 millions d'euros, essentiellement pour améliorer encore l'efficacité de la neige de culture.(..) Et cette capacité de production renforcée ne pose pas de problème de ressources. A Superbagnères, les précipitations ont été satisfaisantes cet été pour remplir les réservoirs ». Le réseau de canons neige a été porté à 156 unités grâce à l'investissement du SIGAS (Syndicat intercommunal de gestion et d'aménagement de Superbagnères) et des aides qu'il a reçu des assemblées départementale, régionale et de l'Etat"

"Altiservice place la nouvelle saison de ski sous le signe du développement durable. « Il s'agit de ne pas surfer sur une mode mais bien d'agir », a expliqué Benoît Clocheret, le P-DG d'Altiservice (...) Symboliquement, les dameuses de l'ensemble des domaines tourneront avec de l'huile bio à partir de cet hiver. Les stations vont également s'intéresser de près au tri des déchets"

L'avenir de la station, tel que le perçoivent les acteurs du développement économique local, réside dans le projet d'extension du domaine skiable : trois pistes supplémentaires, dont l'une dessinée sur 4,5 km, qui mènerait les amateurs de glisse jusqu'aux cimes enneigées à 2 166 m(...). Ce n'est pas un projet démesuré et destructeur pour l'environnement, reprend Jean-François Poroli (Mijanès). Juste la possibilité de faire évoluer la station comme ont évolué les attentes de la clientèle»" Avec ce projet évalué à 2 075 000 € (subventionné à 70 %), Mijanès et les 530 âmes du canton le moins peuplé de France entrevoient un avenir plus radieux".

On a anticipé, cette année, la production de neige de culture en débutant le 29 octobre, ce qui est assez rare de commencer si tôt. On a produit 300.000 m3 de neige. On a des canons de dernière technologie qui permettent de produire à 1° avec 30 % d'hydrométrie. Chez nous, les canons ne sont pas un complément, mais un produit à part entière qui équipe 50 % des pistes damables (60 hectares) et 90 % de nos remontées mécaniques. Aujourd'hui, on ne pourrait pas ouvrir sans la neige de culture.»" Noël Lacaze Peyragudes

Président de la confédération pyrénéenne du tourisme qui regroupe les 38 stations françaises du massif, Pierre Casteras, n'élude pas le sujet : « L'accident climatique de la saison dernière oblige les professionnels à s'adapter. Nous devons d'une part promouvoir un tourisme à l'année dans les Pyrénées d'autre part investir dans des moyens pour fabriquer de la neige ». «On sait fabriquer de la neige en étant respectueux de l'environnement. Si on ne développe pas la neige de culture, on aura un accident industriel et social majeur »

« dans une station de ski, 75 % des émissions de gaz à effet de serre sont produites par les transports touristiques» Jean-Henri Mir, le maire de Saint-Lary, qui vient de lancer son bilan carbone."


006.jpg Le ski est un des sports les plus néfastes pour l'environnement. Il y a l'impact des aménagements des pistes sur la montagne, de l'urbanisme, la construction et l'exploitation des remontées mécaniques, des canons à neige et leurs réservoirs d'eau et, comme le dit le maire de St-Lary, les déplacements. Les stations Ménuires et Val Thorens ont ainsi fait leur bilan carbone : 73 800 tonnes eq. C sur une saison soit plus de 72 kg par skieur. 74% de cette pollution provient des déplacements des skieurs de leur domicile à  la station, en sachant que le bilan ne porte que sur les séjours avec au moins une nuit, les skieurs à la journée ou résidant loin ne sont pas pris en compte.

Si le sport d'hiver subit de plein fouet le réchauffement climatique, il en est également un bon contributeur. C'est un peu l'arroseur arrosé. L'arroseur s'arrose de plus belle car il intensifie sa pratique : plus de pistes, plus hautes, plus de canons à neige. Les extraits de la Dépêche ci-dessus en témoignent. Près de St Gaudens, où j'ai grandi, une petite station plutôt basse marchait bien, Le Mourtis. Puis dans les années 90, il n'y avait plus de neige, elle fermait. Les années d'euphorie 2005 et 2006 voyaient sa réouverture avec des investissements. Soyons certains que les années à venir seront difficiles. Beaucoup de stations projettent, au nom de cette embellie passagère, de doubler leur capacité d'accueil avec des projets immobiliers aussi polluants que laids. Certains préfets comme celui des Hautes-Pyrénées résistent heureusement au lobby de cette activité et au chantage à l'emploi et les "gèlent"  car les stations d'épuration des eaux usées sont insuffisantes en taille.

On assiste à une véritable fuite en avant en se voilant la face. Le manque de neige est "un accident" et on investit toujours plus pour repousser le problème et l'accélérer. D'ailleurs les skieurs jouent le jeu car ils sont toujours plus nombreux. Il fallait voir les stations de ski l'été et les routes qui y mènent. Tout était en chantier. Pour reprendre la métaphore du ski, on fonce tout schuss vers la catastrophe. Au cours de la traversée des Alpes à vélo que j'ai réalisée en juin, l'hôte d'un petit gîte déplorait cette fuite en avant, expliquant que les stations de l'arrière pays niçois étaient mortes pour le ski et qu'il fallait réfléchir à les réorienter vers un tourisme moins impactant et plus durable.

Alors bien-sûr on me répondra qu'il y a des emplois derrière, de l'activité. Mais sacrifier l'enviropnnement en vaut-il la peine ? N'est-ce pas déplacer le problème de quelques années et l'aggraver ? Plutôt que cette vision courtermiste et irresponsable, ne faudrait-il pas mieux réfléchir développement durable, non pas à l'échelle du canon à neige pour qu'il consomme moins, mais au niveau des massifs ? Favoriser un tourisme respectueux et l'alimenter par des transports en commun.

De l'autre côté, les skieurs doivent aussi réfléchir à leur pratique. Quel est le prix environemental de ce loisir ? C'est évidemment difficile à calculer. Il n'est pas question de faire une croix sur le ski mais il existe des gestes efficaces comme limiter le nombre de sorties (là je vais me faire insulter, notre mode de vie n'est pas négociable...)  ou s'orienter vers des stations desservies par le train ou le bus. Dans les Pyrénées, les stations d'Ax 3 Domaines et Superbagnères sont accessibles en train puis télécabine. La SNCF propose d'ailleurs des forfaits train+ski intéressants, les trains sont équipés pour recevoir les skis.

Pour ma part je n'aime pas trop ce loisir. Outre le fait qu'il se pratique dans des zones artificialisées, faire la queue aux remonte-pentes et parfois se battre presque pour y monter, se trimbaler le matériel inconfortable, s'entasser sur des pistes pour monter, descendre, monter, descendre avec des gens qui bien souvent veulent être vus... Je sature vite et en plus l'ambiance m'insupporte et me stresse. Je suis sans doute à contre-courant parce que c'est un loisir  "fun" ( et en plus les portables passent presque partout maintenant).On construit même des pistes de ski à Dubeï !

Photo : Tignes en novembre 2006, les canons à l'action. www.r-montages.com - Piste de Dubei : www.mysterra.org

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