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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 22:08

Bonjour à tous,

Après 8 mois d'absence sur ce blog, ma principale résolution 2009 est de reprendre du service (un peu) en causant à peu près des mêmes sujets qu'avant !!!
Auparavant, je dois réapprendre à me servir de la l'interface de rédaction. Qu'est-ce que ça a évolué en si peu de temps (mais tellement long à l'échelle informatique).

Alors bonne année 2009, plus que jamais écolo  !!!

Sébastien

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Published by Sébastien - dans La vie de Sebos
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 16:58

Cela fait 37 ans que la ville rose attendait d'être vraiment rose. Espérons tout de même que le rose se teinte de rouge et de vert !!
Pierre Cohen, notre nouveau maire, a du boulot sur la planche. Sa première mission sera de remettre à plat les transports avec les Assises de la mobilité. Adieu les projets à la Moudenc, dignes d'une époque révolue du tout automobile : grand contournement autoroutier, LMSE... !

  Une autre mission d'importance sera de faire le point sur le gestion de l'eau. L'équipe sur le départ était très liée à Véolia. Il est temps d'auditer le système de concession en vigueur et de changer de mode de gestion ou au moins de renégocier les contrats.
A ce sujet, le 22 mars a lieu la journée mondiale de l'eau. Un collectif d'association "la Coalition Eau" lance une opération afin de sensibiliser les nouveaux élus sur la gestion de l'eau. Il est en effet nécessaire de la rendre aux citoyens, dans un esprit de solidarité et de service public, plus accessible aux plus démunis, de l'inclure dans une démarche écologique globale. Lire également à  ce sujet le papier de Marc Laimé sur Eaux Glacées.




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Published by Sébastien - dans Municipales 2008
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 22:13

undefinedLe 4 février pourrait être décrété la journée européenne du déni de démocratie. En effet, le traité de Lisbonne, un temps appelé "mini traité" par Notre Président, va être soumis au vote du Congrès réuni annuellement à Versailles. Les députés et sénateurs vont ainsi se prononcer sur un texte constitutionnel, qui a une durée illimitée, qui engage l'avenir de son peuple et lui impose sa manière de vivre ensemble. Ce traité est l'aboutissement d'un long processus. Revenons en arrière brièvement.

En 2005, de nombreux pays avaient choisi, légitimement, de proposer au peuple l'adoption d'un traité constitutionnel européen par référendum. Les Français et les Néerlandais avaient refusé, le processus en était resté là (il valait d'ailleurs mieux pour nos gouvernements afin de ne pas multiplier les "non"...). Nos dirigeants et la majorité de nos médias nous avaient alors expliqué que ce n'était pas le texte qui était mauvais mais le peuple qui s'était trompé. Sur ce, Sarkozy, fraîchement élu (démocratiquement) Président de la République lance l'idée d'un "mini-traité" ou "traité simplifié". Une commission informelle, nommée "Comité d’action pour la démocratie européenne" (ça ne s'invente pas) est alors chargée de rediscuter du traité. D. Strauss-Kahn et M. Barnier y représentent la France. Au final, un nouveau traité est conclu en 2007 et signé par tous les pays en décembre. Reste à le ratifier. Sauf l'Irlande qui ne peut pas faire autrement selon sa Constitution, tous les autres pays vont l'adopter par voie parlementaire. C'est donc demain que cela se passe en France.

Ce procédé est donc complètement anti-démocratie. Je rappelle à toutes fins utiles que démocratie signifie que le peuple détient la souveraineté. Celui-ci a refusé ce texte une première fois, il aurait été légitime et démocratiquement évident qu'il adopte sa seconde version, que l'on soit pour ou contre le texte. Nicole Fontaine tente de justifier cette absence de référendum sur le blog du traité "les Français ont été avertis : Nicolas Sarkozy a indiqué très clairement avant son élection qu'il choisirait la voie parlementaire pour cette ratification. On notera d'ailleurs que peu de protestations se sont élevées à ce sujet pendant la campagne présidentielle". L'hyperprésident porte bien son surnom !!!

Sur le fond, il semble que ce traité de Lisbonne soit très ressemblant avec l'ancien, en plus compliqué, les changements à la marge et uniquement sur la forme. Ce n'est pas moi qui le dit  (je ne l'ai pas lu : 145 pages de traité, 36 protocoles, 26 déclarations et les annexes soit un document de plus 230 pages, le tout très difficile à lire, jugez par vous-même), mais Valéry Giscard D'Estaing. Le père du texte initial, repris dans Wikipédia explique qu'il s'agit d'une "pâle copie » du Traité établissant une Constitution pour l'Europe : « La conclusion vient d'elle-même à l'esprit. Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l'on cherche. »

La seule chance qui s'offre au processus démocratique est qu'au moins 2/5 des parlementaires votent contre ce texte et alors le référendum sera obligatoire. Vous pouvez également signer la pétition pour demander un référendum.

Image : Wikipédia. Je rappelle que si j'ai voté CONTRE le traité en 2005, je suis POUR l'Europe, Pour une Europe démocratique, de solidarité et de coopération et non pas une Europe au choix politique libéral constititutionalisé et basé sur la compétition.

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Published by Sébastien - dans Politique
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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 20:49

a380-vole-propre.JPGHier, un ami me transmettait un communiqué émanant d'Airbus qui relatait le premier vol d'un A380 accompli en partie avec un carburant alternatif, le GTL (Gas to Liquid), synthétisé à partir de gaz naturel. Dans son communiqué, l'avionneur se veut bien entendu vertueux et écolo mais parle tout de même prudemment et avec le conditionnel : "les carburants de substitution pourraient être bénéfiques pour l'environnement. C'est un objectif d'Airbus, acteur incontournable, de soutenir l'évolution vers une industrie aéronautique neutre en carbone. Les carburants de substitution peuvent contribuer à la réduction de notre empreinte carbone. (...) Les émissions seront comparées avec celles du kérosène et l'équipe utilisera les résultats pour mesurer les avantages pour l'environnement et définir les prochaines étapes".

Ce matin, la Dépêche du Midi, notre seul quotidien régional tout-puissant (sans doute un des seuls journaux dirigé par un chef de parti politique : Baylet, Radicaux de gauche), débarque dans les kiosques avec ses gros sabots et titre en une ni plus ni moins que "l'A380 vole propre". Dans un grand souci de journalisme d'investigation, critique et prenant le recul nécessaire, le quotidien ne fait que remettre en forme et enjoliver le communiqué dans son édition de samedi, accompagné de quelques lignes sur le concurrent Boeing, histoire de parsemer le tout d'un zeste de patriotisme économique (ça redevient à la mode ces temps-ci). La Dépêche, agence de com' d'Airbus.

Au-delà de cette tromperie, cette malhonnêteté journalistique, le fond des propos est complètement déformé et même mensonger. En effet il est faux d'expliquer que le GTL est "beaucoup plus propre" que le kérosène. Le procédé Fischer-Tropsh s'avère même catastrophique sur le plan des rejets en gaz à effet de serre avec une production 50% supérieure (ma source est le second commentaire de l'article dont je certifie le sérieux, ayant discuté avec son auteur ce midi).

Précisons également que la production se dessine au Qatar, gros producteur de gaz naturel et gros client d'Airbus.  L'objectif de la firme européenne est bien entendu de s'assurer une ressource fiable de carburants chez des amis. L'écologie ne sert qu'à vendre la stratégie (à la Dépêche du Midi notamment).

Soulignons enfin que la chute de l'article pourrait amorcer un soupçon de lucidité : "« Voler vert ? » : un vœu pieux doublé d'un argument commercial de poids. Voilà qui devrait déculpabiliser, et même séduire, la clientèle des aéroports."Je ne pense toutefois pas que  cela ait une connotation négative pour le journal. Je crains en effet qu'il considère lui aussi que l'argument écologique ou "greenwashing" n'est qu'un argument marketing pour vendre toujours plus et donc polluer toujours plus, quitte à raconter des bêtises.
Tout cela est lamentable et complètement amoral.

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Published by Sébastien - dans Médias
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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 00:08

undefinedJe viens de découvrir un nouveau moteur de recherche : HooSeek. En fait ce n'est pas vraiment un moteur de recherche, c'est un compilateur de différents moteurs (Yahoo, Google...). Sobre, clair, rapide, il présente les résultats en une seule page. Ils apparaissent au fur et à mesure que vous faites défiler "l'ascenseur universel". Il présente quelques fonctions intéressantes comme la recherche de définitions.
Il se caractérise aussi par le fait que la jeune entreprise reverse environ 50% de ses bénéfices aux associations de votre choix. Le principe est simple, vous sélectionnez jusqu'à 4 ONG parmi plus de 800 000 ( en fait celles inscrites au journal officiel). Chaque recherche rapporte près de 0.02 euros. L'argent ne tombe pas du ciel mais de la rémunération par les moteurs de recherche selon le trafic généré et des liens commerciaux (déjà existants sur les moteurs classiques).

Alors vous me direz que je déroge à ma ligne antipub avec ces liens commerciaux. Toutefois, il y en a autant qu'en passant  par un moteur de recherche classique. Donc pour un même résultat, l'assoc. de votre choix reçoit de l'argent. De plus, les 3 membres de cette société m'inspirent confiance dans la sincérité de leur engagement écologique.

Il existait déjà Veosearch (dont un des fondateurs semble avoir créé HooSeek) sur le même principe. Il présente des liens commerciaux de manière plus ostensible et parfois plus pernicieuse ainsi que des bannières de publicité. De plus, les projets humanitaires soutenus ne correspondent pas forcément à ce que je souhaite aider. Hooseek laisse le choix. J'ai ainsi pu sélectionner les Amis de la Terre, Casseurs de Pub, Nature et Progrès et Kokopelli.

En somme, Google mais en mieux.

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Published by Sébastien - dans Culture
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 22:48

rdp-gal.jpgLa toute première République des Blogs avait lieu samedi à Toulouse sur le thème des transports. A l'approche des élections municipales, quelques candidats déclarés ont fait leur cinéma au Buena Vista. Le café était plein de blogueurs, lecteurs et autres sympathisants, partisans ainsi que quelques curieux.
Dans une ambiance plutôt sérieuse et relativement calme (je suis toujours exaspéré par les portables qui sonnent à tout-va...), les candidats se sont exprimés les uns après les autres sur le sujet des transports, tant au sein de l'agglo que sur un plan plus large.  Merci à Damien le modérateur qui a su faire respecter  l'égalité des temps de parole et la sérénité des débats. Cette première République des Blogs a tenu toutes ses promesses. Voici donc un compte rendu chronologique assorti de mes commentaires.

Transports dans l'agglo

rdb-forget.jpgJean-Luc Forget (MoDem) : 
Il considère la problématique des transports comme une urgence car "la ville est au bord de l'asphyxie". Cette "situation grave" mérite la mise en place d'états généraux des transports et de la mobilité.
L'origine du problème réside selon lui dans le processus décisionnel et le type de gestion de Toulouse. "Gérer une ville c'est écouter les gens, ne pas imposer" explique-t-il. Il accuse également "les différents acteurs de se diviser, se neutraliser et finalement se paralyser". 
Pour le centre-ville, il préconise d'agir sur l'accès et particulièrement entre le centre et l'agglo. Pour cela il faut rassembler tous les partenaires. Il suggère également de "reconsidérer le centre-ville car il apparaît incohérent". Il illustre cela par le cas de la rue Alsace-Lorraine qui "est une caricature". L'aménagement n'a en effet pas été discuté, "on est dans l'essai par manque d'écoute" précise-t-il.
Le second exemple est "le vélib qui est considéré comme un loisir et non comme un mode de déplacement". Le problème a été pris à l'envers car "il aurait fallu commencer par un réseau cyclable et lui donner une cohérence".
Concernant le métro, il trouve cela "génial" et il a d'ailleurs à l'époque accompagné le choix du métro plutôt que le tram. 
JL Forget continue en dénonçant des projets tels le tram vers Beauzelle qui ne dessert pas l'aéroport ou bien l'absence de tram ou de bus en sites propres prévus pour desservir le Cancéropole (on construit puis on essaie de réaliser les TC par la suite). 
Il propose enfin de relier la couronne et ses quartiers entre eux mais après discussion dans "une vraie politique des transports".

Je suis plutôt d'accord sur le constat, à Toulouse les décisions arrivent d'en haut sans concertation, sans véritables comités de quartier qui soient écoutés. M. Forget a un bilan alarmiste assez démago car il reste cantonné à des critiques et ne propose rien de précis. Il justifie cette absence de "catalogue de mesures" par le fait qu'il ne faut pas imposer d'idées préétablies mais plutôt discuter. Il me semble toutefois qu'un candidat doit proposer un vrai projet aux électeurs...

rdb-lattes.jpgJean-Michel Lattes (représentant Jean-Luc Moudenc, absent, UMP ) :
Pour lui, le bilan n'est pas si catastrophique que ce que l'on dit. La preuve, on est passé de 90 millions de déplacements en TC en 2005 à 125 millions en 2008. Toulouse est très bien placée par rapport à des villes comme Bordeaux ou Montpellier.
Notre ville est inapte à des TC en extérieur comme Strasbourg au niveau de sa configuration. Cela explique le choix du métro qui est "l'architecture d'un réseau de TC". Toutefois le tram n'est pas exclu et la ligne de Blagnac est un début.  Suivra une ligne qui passera par la gare Matabiau.
Au sujet de la ligne E, il justifie l'absence de desserte de l'aéroport  car seulement  20% des voyages vers cette infrastructure sont concernés par le TC et qu'il y a un bassin de logements à desservir en priorité. Cette ligne peut également évoluer dans le futur après les Arènes (Cancéropôle notamment).
Les axes de travail s'orientent vers plus de relations avec les entreprises, la multimodularité du ticket entre les moyens de transport et la multimodalité métro - tram - vélo.
Pour la politique vélo, il y a un plan de discontinuité cyclable en lien avec l'assoc. Vélo. Pour lui la situation est bonne et beaucoup a déjà été fait (il est venu en vélo depuis Héracles sans souci).
La logique est celle du développement durable qui a débuté avec Baudis qui, en construisant le métro,  a sorti les bus polluants du centre ville [vous avez bien lu, les bus !!!]. Bref, "l'orientation est le développement de l'existant".

J'ai trouvé cela un peu juste. Il n'allait pas casser son bilan mais il n'y a rien de bien ambitieux. Tout va (presque) bien.

rdb-aurelia.jpgFrançois Simon et Aurélia Svanströhem (L'autre Liste) :
M. Simon précise qu'il était précurseur du tram circulaire mais n'avait pas été écouté et que maintenant on y vient, de même pour la piétonisation.
Il se place dans le double principe d'une "exigence écologique et sociale". Le contexte est que "dans 20 ans le transport individuel en voiture ne pourra plus être possible". Ses pistes d'action sont les suivantes :
- améliorer l'offre par des liaisons bus inter-quartiers en site propre et des lignes supplémentaires qui ont été supprimées par le métro
- liaisons banlieue à banlieue
- horaires assouplis : en nocturne et pour que les salariés en horaires décalés puissent aller travailler avec une densification en zone d'activité
- tram circulaire + ligne E prolongée de l'autre côté de la ville
- construction d'un contournement ferroviaire pour que les trains chargés de matières dangereuses ne traversent plus ni Matabiau ni le centre-ville.
- développer le covoiturage
- intermodalité entre le vélo et les TC et une offre vélo élargie
Les grands principes à venir sont la gratuité totale des TC "indispensable pour inciter à abandonner la voiture". Cela coûterait 35 millions d'euros (50 selon M. Lattes, c'est finalement ce chiffre que retient Simon) soit 2 à 3 pleins par an pour chaque foyer fiscal ! L'autre grand objectif est la piétonisation du centre-ville. Actuellement les conflits piétons-cyclistes sont dûs au fait que la voiture monopolise trop de place. Aussi, les parkings du centre-ville seront réservés aux riverains et travailleurs mais pas aux "consommateurs ou aux touristes".
Il se positionne contre des projets telle la LMSE et souhaite travailler en étroite collaboration avec le collectif PDU. Le financement pourra être réalisé par l'argent économisé par l'abandon du projet de grand contournement autoroutier (GCA).
La croissance de 19000 hab/an n'est pas raisonnable, il faut répartir la population et les activités dans toutes les villes de la région.

Je suis complètement dans l'esprit de cette vision des choses. Ambitieuse, mêlant écologie et social elle me semble pécher toutefois sur la gratuité. Je ne suis pas un fervent défenseur de la gratuité totale qui pour moi n'est pas la clé du problème et peut même s'avérer socialement injuste.

rdb-cohen.jpgPierre Cohen (PS) :
Il est arrivé un peu en retard et commence par souligner l'important...retard de Toulouse en matière de transport. Il est temps de rentrer dans "une démarche d'agglomération" dit-il. Il n'y a "aucune réflexion sur un vrai TC", cela est dû à un problème de gouvernance. Il y a urgence à mettre en place un vrai PDU.
Il pense à un plan d'urgence, en particulier pour le maillage du bus autour du métro avec des lignes en sites propres qui accueilleraient bus ou tramways. Il faut des lignes radiales et transversales comme Tournefeuille - l'Union ainsi qu'une circulaire Garonne - Canal.
Ce maillage ferait vivre les quartiers et participerait au "vivre ensemble". Il faut reproduire dans les quartiers ce qui se passe au centre (ex : navette). Il faut un changement radical "si l'on considère que la voiture n'est plus prioritaire". 
Concernant  VélôToulouse, c'est surtout de la com' tel qu'il est réalisé et pas inscrit dans une vraie politique vélo.
Cohen montre du doigt la stratégie de la mairie sortante qui s'est coupée des partenariats de financement comme le Conseil Général. Il faut donc élargir les partenariats et réfléchir plus largement dans le cadre d'une Communauté Urbaine. La culture en matière de transport doit évoluer et cela se fera avec tous les acteurs qu'il faut mobiliser.
Toulouse est une ville chère sur le plan des transports. Il propose un ticket civique au tarif réduit et de s'orienter vers la gratuité en parallèle de l'augmentation de l'offre. Cela a pour but de mettre en concurrence les TC et la voiture.
Enfin, il souhaite accompagner les entreprises pour que leurs PDE (plan de déplacement) soient cohérents.
L'urbanisation doit se faire autour des transports et non l'inverse.

J'adhère également à tout ce qui est dit. On sent une réelle volonté de changer la situation.

Par la suite chacun s'est exprimé sur quelques questions et thèmes :

- Coût et financement
Simon : 1 km de rocade coûte 14 millions d'euros. Ne pas construire le GCA et réinjecter l'économie réalisée dans les TC.
Lattes : le GCA sera en concession donc pas d'argent public fait-il remarquer.  La gratuité des TC serait un frein à l'intensification des TC, il y a déjà 40% de gratuité.
Cohen : partenariats avec Conseil Général et la Région pour de nouveaux financements.
Forget : faire appel à l'emprunt et à la dette si nécessaire. Il n'est pas un dogmatique de la dette 0. Envisage le recours à des  partenariats divers. Il estime que la gratuité totale s'oppose à la justice sociale mais y est favorable pour les jeunes et les petits revenus.

TC sur les voies d'eau
Simon : Projet Nautilus, tout à fait favorable.
Lattes : 4 km/h ça ne rime à rien, défavorable. Le Canal c'est pour le tourisme.
Cohen : envisageable sans être un enjeu mais un complément. A analyser.
Forget : il n'y croit pas, ce n'est pas un moyen à privilégier.

- Modes de gestion
Simon : Régie municipale (la gratuité des TC ne sera de toute façon pas incitative pour une multinationale)
Lattes : "évidemment" délégation pour une optimisation du service
Cohen : régie 
Forget : délégation avec "un contrat bien organisé"

Je pense que les voies d'eaux sont effectivement complémentaires mais à ne pas négliger. Si le financement doit peser sur la dette ou l'impôt, ce n'est pas un problème, je rejoins Cohen et Forget et bien sûr Simon dans le sens où si l'on est décidé à mettre le paquet pour un GCA, on doit pouvoir le mettre ailleurs. Enfin, la régie directe me paraît une évidence. Tisséo a presque toujours été en régie, elle l'est aujourd'hui, et il faut continuer pour une transparence complète sur le service et dans l'intérêt général. Rémunérer les actionnaires de Véolia ne m'intéresse pas.

Transports hors agglo

rdb-onesta.jpgGérard Onesta (Verts) colistier de Pierre Cohen (PS) : 
Toulouse est une ville livrée à la bagnole car elle est un aspirateur à voiture. Il faut donc se désintoxiquer de cette drogue. Le GCA en est la caricature et cette logique du tout voiture est "à éviter absolument". "Il reste donc l'air et le rail".
"L'air, ce n'est pas possible". Les nuisances pour les riverains sont énormes et ce mode de transport est incompatible avec l'urgence climatique. De plus le transport aérien sera inclus dans le protocole de Kyoto dès 2012. Il rappelle qu'aujourd'hui le kérosène n'est pas taxé or ce sont bien les compagnies aériennes qui doivent payer la pollution et non les collectivités.
Il existe des alternatives à l'avion comme la visioconéférence. En effet 50% des trajets vers Paris sont le fait de personnes en costume qui y passent la journée pour le travail. Ce trafic est prenable par la visioconférence mais aussi par le TGV à venir. Les liaisons ferroviaires doivent également être équilibrées dans la région.
Il est contre un second aéroport pour ces raisons mais également par le fait que le fret aérien peut être réparti vers les autres aéroports régionaux . Il explique également à un intervenant le traitant d'"écologiste rétrograde" et souhaitant un "éco-aéroport" que l'argument vert est souvent récupéré mais que cela ne peut en aucun cas être valable pour un aéroport.

rdb-simon.jpgFrançois Simon
"Le GCA est un contre-sens écologique" et serait un véritable aspirateur à camions, surtout avec le port sec.
Il se prononce pour un contournement ferroviaire pour que le fret ne passe pas en centre-ville.
Concernant le second aéroport, il est contre pour les mêmes raisons que précédemment. "Il faut se préparer à une crise dans ce domaine" précise-t-il. Il propose de délester Blagnac vers d'autres aéroports.
Par rapport au TGV, il faut aussi regarder vers Barcelone et pas seulement vers Paris.
Simon est en phase totale sur ce plan avec Cohen avec qui il veut gagner la mairie. Cohen marque alors une légère moue, comme une réticence à l'idée de gagner avec Simon...

Jean-Luc Forget :
Il partage les points de vue de Cohen et Simon. Le GCA est un faux débat qui est en fait le débat d'il y a 30 ans. "Ca ne règle rien".
Pour l'aéroport, idem. Il explique qu'on agrandit Blagnac alors que le trafic intérieur est en diminution.
Pour ce qui est du TGV, il tarde et "nous en paieronts les conséquences". Il faut prévoir celui-ci jusqu'à Narbonne.

Jean-Michel Lattes
Il fait le constat que la rocade est saturée. Un GCA à 10-20 km sera décongestionnant, sera une alternative en cas de blocage et aura un rôle structurant. Il est donc pour.
II précise bien qu'il est "contre l'idée du tout ou rien" et qu'une seule solution ne résoudra pas tous les problèmes.
Pour le TGV, il y est favorable, en complément d'un second aéroport. Il prend l'exemple de Nantes, ville desservie par le TGV, qui s'oriente vers un second aéroport en parallèle du TGV. Le TGV arrivera à Matabiau qu'il veut être un noyau multimodal de transports.

La position pro second aéroport et pro GCA de la majorité sortant est rédhibitoire pour moi. Les 3 autres tiennent un discours similaire même si Onesta a été le plus percutant et le plus persuasif. 

La note finale de la réunion revient à Gold31, blogueur semble-t-il très à droite qui a tenté de relever le débat en offrant à Cohen une image représentant un train surmonté du drapeau de l'URSS. Il semble traumatisé par la présence de communistes sur la liste du socialiste. Ridicule et misérable.

rdb-gal2.jpgFinalement, je note l'absence de la liste de Myriam Martin (anti-libéraux, Motivé-e-s et LCR) mais aussi de Jean-Luc Moudenc qui a préféré se faire représenter. Soit le sujet ne leur semble pas assez important ou bien ont-ils pris à la légère cette rencontre.  Quoiqu'il en soit, l'équipe sortante ne m'a pas convaincu car je suis en désaccord sur de nombreux points et ma vision des transports diffère de la leur. Concernant le candidat Modem, si ses réflexions sont intéressantes, il n'a pas de vrai programme et certains points me froissent (a défendu le métro plutôt que le tram, mode de gestion). Restent Simon et Cohen. Ils étaient accompagnés de personnes compétentes. Ils m'ont paru les plus convaincants et à l'évidence ont des projets plus aboutis et bien fournis et finalement une vision plutôt identique (en rapport avec le CollectifPDU). Il est à préciser que vraisemblablement Simon donnera ses voix à Cohen au second tour voire fusionnera sa liste s'il est lui-même au second tour. Si le candidat PS remporte la Mairie, il devrait y avoir un Vert (Stéphane Coppey s'il est élu à Balma) à la tête de Tisséo SMTC ce qui est un point positif très important. 
La prochaine étape côté transport sera la rencontre de tous les candidats avec l'Association Vélo à l'occasion de l'AG du 9 février. 

Une équipe municipale ne se juge pas uniquement  sur les transports mais cela reste un des critères fondamentaux. Mon choix n'est pas encore fait !

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 08:39

undefinedCette grève est prévue depuis longtemps. Les syndicats avaient été reçus le 17 décembre par le ministre de la fonction publique Eric Woerth afin d'évoquer les problèmes de revalorisation des salaires dans la fonction publique. Fin de non recevoir, au moins pour l'augmentation du point. Pour voir son salaire suivre l'inflation, il faut travailler plus. Cela s'est traduit localement dans l'établissement qui m'emploie par la vente possible (et non le rachat comme disent beaucoup : si l'on achète c'est qu'on donne de l'argent contre quelque chose...) de 4 jours RTT ou congés. Cette mesure, émanation directe du leitmotiv sarkozyste, me fait peur. Sur un peu plus de 250 employés, une centaine en a profité et avec une majorité de "hautes" catégories , sans doute des cadres qui perdaient leurs jours de repos. Je pensais plutôt que les "petites" catégories se seraient jetées sur ces quelques dizaines d'euros.
Il y avait pourtant eu une belle mobilisation à la grève sur ce sujet le 20 novembre. Et puis j'ai été marqué par cette alerte du DRH au cours d'une réunion paritaire qui s'alarmait de la recrudescence récente de situations de détresse financière de certains agents.
Cela me fait plaisir que les employés ne tombent pas dans le piège du "travailler pour gagner plus". La monétarisation de congés et de RTT annonce une remise en cause très dangereuse de ces acquis et il semble que pas mal de monde en soit conscient. Alors je pense que la mobilisation de jeudi est indispensable pour s'y opposer.

Malgré cela, la simple revendication de plus de pouvoir d'achat m'embête. Comme écologiste qui se revendique décroissant je ne peux pas cautionner le toujours plus. Notre société dérive vers l'hyperconsommation. Acheter et posséder devient une fin en soi. Tout le monde veut son écran plat, son téléphone portable dernier cri et une grosse voiture. Cela crée des situations de surendettement dont la société toute entière est responsable. Ce modèle de société n'est évidemment pas viable et il faut faire attention à ne pas l'encourager en revendiquant bêtement le pouvoir d'achat.

En parallèle, le travail se précarise, les temps partiels subis se développent, la pression est mise sur le CDI pour qu'il ne soit plus la référence, il faut sacrifier sa vie de famille, son temps libre pour travailler plus, en particulier le dimanche,  pour parfois simplement  subvenir aux besoins élémentaires. De même, le démantèlement des services publics crée une énorme injustice entre les citoyens. 

 

 

Plus de libéralisme, plus de concurrence débridée demande Attali, cela se reportera évidemment sur les salariés. Aujourd'hui, des travailleurs ne peuvent pas se loger pendant que certains libéraux font la morale pour "remettre la France au travail" alors que leur capital d'actionnaire ou de propriétaire leur rapporte de plus en plus par rapport au travail.

idc-copie-1.JPGPour ma part, je ne demande pas plus de salaire. Avec mes 1500€/mois je suis le "roi du pétrole". D'ailleurs j'ai calculé mon indice des prix à la consommation sur le simulateur de l'INSEE et il augmente moins vite que la moyenne (pas de tabac et surtout pas de voiture, ça aide énormément !!!). 

C'est pourquoi il convient de prendre la revendication "pouvoir d'achat" avec des pincettes. De la même manière que la croissance ne reflète pas la santé ou le bonheur de la population d'un pays, le pouvoir d'achat ne reflète pas plus le bonheur, il peut même signifier le contraire.

Je serai jeudi en grève et dans le cortège toulousain, non pas pour demander bêtement de "travailler plus pour gagner plus" autrement dit du pouvoir d'achat sarkozyste mais pour demander plus de justice dans la rémunération des salariés, la défense des services publics. En parallèle de la revalorisation des petits salaires et des minima sociaux, il me semble indispensable de prendre  des mesures pour lutter contre la société de consommation et les inégalités. Me viennent à la tête quelques idées :

undefined- limiter la publicité
plafonner les loyers
- développer les alternatives à la voiture et les économies d'énergie pour lutter contre la perte de pouvoir d'achat qui est en partie due à ces dépenses (qui ne sont pas une fatalité).
- instaurer un salaire maximum,par exemple 5 ou 7 fois le smic et indexé sur celui-ci.
limiter le crédit : faire supporter aux banques le surendettement
- partager davantage le travail en réduisant la durée légale du travail et en rendant l'embauche obligatoire
- fermeture des magasins samedi et dimanche
- nouveaux indicateurs qui prennent en compte non seulement le revenu et la valeur ajoutée mais aussi les inégalités (ex. BIP40) et qui tente de quantifier le bonheur.

On me traitera d'utopiste voire de communiste (et je le revendique) mais je pense que l'utopie c'est de penser que notre société continuera indéfiniment son évolution actuelle.

Illustrations : BIP 40 = augmentation des inégélités ; mon idice des prix par INSEE ; infograpgie du Monde sur les inégalités

 

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Published by Sébastien - dans Social
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 21:27
tigan1.JPGA l'issue du déjeuner, ma mère me demande sans trop savoir si j'allais faire un col en guise de sortie cycliste dominicale.  D'ordinaire, à cette période, il faut prévoir un équipement très chaud. La montagne attend en général mars pour rencontrer des vélos gravir ses pentes. Et bien j'ai décidé de faire un (petit) col : les Ares (798m). La douceur est tellement impressionnante que je ne vais pas me refuser ce plaisir. Même la dame de la météo dans la petite lucarne a dit qu'il avait fait 15°C à Superbagnères.

Je pars donc de St-Gaudens, ville située en surplomb de la vallée de la Garonne, au pied des Pyrénées. Cette situation, exacerbée par une splendide vue sur la montagne, fait qu'il y a pas mal de 4X4 (pourtant ce n'est pas une ville riche, peu d'emplois aux salaires mirobolants...). Je suis rapidement impressionné par le nombre de pubs pour les voitures au bord de la route. L'une d'elle retient mon attention : un 4X4 est garé en créneau entre deux éléphants. Un slogan apparaît en bas "Pour les accros de la ville". Voilà qui m'énerve. Alors que les 4X4 sont largement dénoncés dans les villes, les constructeurs, Volkswagen en l'occurrence qui se vante en parallèle d'être vertueux sur le plan écologique, utilisent l'argument du 4X4 en ville.

Quelques dizaines de minutes plus loin, je me retrouve sur la route du col des Ares, juste en bas de la montagne emblématique du Comminges : le Cagire. Il se dresse devant moi, face nord du haut de ses 1912m. Et bien il n'y a pratiquement pas de neige, c'en est effrayant en janvier, je n'avais jamais vu cela. Ce sommet paraît tel qu'il est habituellement au mois de mai quand les dernières neiges offrent d'ultimes reflets blancs. Je me remémore aussitôt cette publicité pour le 4X4. Pour moi le lien de cause à effet est évident

L'Humain est pourtant un génie. Mais comment peut-il se voiler la face de la sorte ? Qu'est-ce qui fera changer nos habitudes et notre inconscience ? Je repense à la grenouille du film d'Al Gore. Plongée dans de l'eau bouillante, elle a le réflexe de sauter immédiatement pour fuir. En revanche, plongée dans le l'eau froide, elle ne bouge pas malgré le réchauffement progressif de l'eau.  La planète commence à sérieusement chauffer et nous ne bougeons pas.
Sur cette réflexion pessimiste, je tombe sur une publicité sur internet. Voici le undefineddébut :

"LE JOUR OÙ LE MONDE SE RETROUVERA À COURT D'ÉNERGIE

Restez les bras croisés et perdez tout...

... ou agissez AUJOURD'HUI... (...)

La suite ici
On remarquera tout de même une explication du pic pétrolier et quelques chiffres intéressants même si aucune source n'apparait.

Toutefois nous atteignons des sommets en matière de cynisme. Est-ce cela aussi le génie humain ? Comment ne pas craindre pour l'avenir de l'Humanité avec de tels comportements qui, je le crains, ne sont pas isolés ?

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Published by Sébastien - dans Ca chauffe !
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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 21:49

undefinedAvant le débat public sur le grand contournement autoroutier de Toulouse, il y avait eu un autre grand débat, en 2003, c'était celui du barrage réservoir de Charlas
Charlas est une commune située au sud-ouest de Toulouse et au pied de laquelle coule un tout petit cours d'eau. Elle pourrait toutefois voir se dresser un barrage digue de 50 m de haut et retenant 110 millions de m3 sur plus de 600 ha, afin de gonfler les débits de la Garonne et des rivières gasconnes en été.

Le principe est d'aller dévier une partie des eaux de la Garonne (15 m3/S en hiver et au printemps) via une galerie souterraine de 15 km. De là, l'eau est redistribuée, à peu près à débit égal (15 m3/S), entre : 

- la partie gasconne au nord, nord-est par une galerie d'adduction d'une trentaine de kilomètres qui vient alimenter les rivières du Gers en se branchant sur le système Neste existant (réseau qui dévie déjà les eaux de la Garonne par la canal de le Neste et vient réalimenter les rivières gasconnes)

- la Garonne via le ruisseau Nère qui se jette dans la Louge puis dans la Garonne à Muret (amont de Toulouse). Une moitié de ces eaux rejoint le fleuve directement, l'autre est envoyée vers le canal de St Martory. Ce canal dévie l'eau de la Garonne dans la commune du même nom pour servir à l'adduction d'eau potable à l'irrigation à l'ouest de Toulouse.

Vous êtes déjà perdu ? mais non, tout est expliqué ici, c'est un dossier pédagogique pour les lycéens. Bref une retenue grande comme presque 2 fois le barrage de Cap de Long pour les Pyrénéens même s'il est 2 fois plus petit que Tignes ou 12 fois plus petit que Serre-Ponçon pour les Alpins ou encore 360 plus petit que les Trois Gorges pour les Chinois mais là on est hors concours !!! Le plus grand réservoir d'eau du sud-ouest de la France aurait pour objectif le soutien d'étiage et par voie de conséquence l'alimentation en eau potable, en eau industrielle et surtout l'irrigation agricole.

Une nouvelle étude négative

Ce projet, qui trotte dans les esprits depuis plus de 30 ans est aujourd'hui dans un état quasi-léthargique. Reposant sur le dogme de la fuite en avant et du toujours plus, ce barrage ne fait qu'encourager toujours plus de croissance du maïs irrigué, plante exotique pourtant peu adaptée à nos contrées car ayant une croissance estivale. Ce maïs sert à nourrir les canards gras et à l'élevage d'une manière générale afin de satisfaire  notre orgie carnivore. Les porteurs du projet, le SMEAG et la CACG, (le Maître d'Ouvrage n'est pas définitivement connu aujourd'hui, c'est le flou politico-artistique...) sont partis du principe que ce projet était la solution et ont construit tous leurs arguments et leurs études autour de ce préalable. Le débat public a d'ailleurs conclu à la nécessité de mener une étude complémentaire "des résultats et de la faisabilité d’un plan de diminution des consommations en eau pour l’irrigation à l’échelle du bassin de la Garonne ou de toute autre étude de même nature" à la charge des porteurs de projet. 

Cette étude n'a pas été réalisée, ce qui n'a pas empêché Nelly Ollin à l'été 2006, alors ministre de l'environnement, d'indiquer que l'Etat donnait son feu vert, ainsi qu'un financement à hauteur de 25%. Précisons que 50% de ce projet seraient financés par l'Agence de l'eau Adour-Garonne (dont le budget provient à   80% des usagers domestiques). Cela représenterait 165 M€ soit environ 80% des subventions qu'elle attribue sur une année !!! On peut comparer également cette subvention aux  4 M€ qu'elle consacre en 2007 à la gestion quantitative de la ressource ou aux 5 M€ que lui rapportent annuellement les redevances prélèvement payées par les agriculteurs irrigants (1/4 seulement des irrigants sont redevables...).
Depuis cette annonce de l'Etat, le calme plat est revenu jusqu'à ce que le nouveau préfet de la région Midi-Pyrénées se dise favorable à l'automne 2007 à ce projet qu'il juge nécessaire sans toutefois parler argent. Pendant ce temps-là, le Conseil Général de la Haute-Garonne (PS) recevait les résultats d'une expertise qu'il a commandée afin de palier à la fameuse étude toujours absente. 

undefinedA ce stade, il convient de préciser que la Haute-Garonne (plutôt contre le projet) est membre du SMEAG. Cet établissement public, qui rassemble les régions et départements traversés par la Garonne et qui a en charge son aménagement est porteur du peojet et serait le Maître d'Ouvrage préssenti. Vous suivez ?
Bizarrement les médias sont restés muets sur cette étude et les nouveaux éléments importants qu'elle apporte en novembre. Il convient là encore d'expliquer que la Dépêche du Midi, journal local incontournable, est dirigé par la famille Baylet qui dirige également le parti des Radicaux de Gauche. Mme Baylet a été récemment (à l'époque du débat public) présidente du SMEAG. Le journal est donc une tribune pour le projet, il est donc "normal" que les éléments de cette étude n'y aient pas leur place car ils sont plutôt négatifs...

Des chiffres incohérents et aberrants

L'expertise en effet met en évidence que les données des PGE Gascogne et Garonne (Plan de gestion des Etiages qui est une série de mesures permettant de garantir un débit minimum en période d'étiage) sont aberrantes et incohérentes. Elles ont pourtant servi de base à l'élaboration du projet de réservoir. De même les risques sismiques importants dans la région n'ont pas suffisamment été pris en compte tout tel l'impact d'une vidange d'urgence dans les ruisseaux en aval. L'étude critique fortement l'argument touristique ainsi que les effets sur le Canal de St Martory ou le fait que 18% du volume du barrage soit non mobilisable. Enfin, elle réévalue à la hausse le coût du projet : 325 m€ au lieu des 256 initialement avancés, ainsi que le calcul du coût d'exploitation.

En contrepartie, des alternatives plus raisonnables sont proposées et possibles. D'une part par des économies réelles, jamais vraiment envisagées, par une optimisation des ouvrages existants (curage, étanchéification, rehausse des digues...) et enfin par la création de retenues nouvelles mais plus petites et associées à d'autres usages (hydroélectricité, lutte contre les crues, navigation...). Ceci permettrait également un partage financier entre plusieurs parties prenantes.

La conclusion est simple, le Conseil Général a délibéré à une large majorité contre ce projet. On pourra toujours soupçonner une tambouille politicienne du CG31 et de son singulier Président Pierre Izard, n'empêche, voilà qui devrait mettre un peu de plomb dans l'aile de ce gros projet. La riposte de l'Etat et du SMEAG est à attendre dans les mois à venir, à moins que le Grenelle calme ses ardeurs.

Photos : la vallée qui serait inondée - la Nère à l'aval immédiat sd'où serait la digue.

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Published by Sébastien - dans Biosphère
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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 08:07

Billet écrit pour l'association Toulouse Vélo

En ce début d’année 2008, que je vous souhaite bonne et remplie de kilomètres...à vélo bien sûr, un des faits marquants est le franchissement de la barre mythique des 100$ le baril de pétrole brut. Cette nouvelle consterne beaucoup de monde, en particulier ceux qui sont dépendants de la voiture ou d’un moyen de transport alimenté à l’or noir. Pourtant c’est une chance pour la lutte contre le réchauffement climatique. Une énergie fossile chère permet en effet de rendre les alternatives plus compétitives et de diminuer la consommation pétrolière. L’automobiliste de base s’indignera de ce prix, bien trop élevé à son goût en ces temps de revendication pour le pouvoir d'achat et d'hyper-consommation. Mais le pétrole est-il vraiment cher

Pour le savoir, je me suis livré hasardeusement à quelques calculs de coin de table (voir rappels scolaires : W, kWh et autres définitions en fin d'article. On pourrait par exemple imaginer de comparer le coût de l'énergie délivrée par le pétrole à celui de l'énergie délivrée par l'Homme.

Un être humain au travail consomme environ 5kWh (source Jancovici) par jour tout compris. S'il fait 8 heures par jour au SMIC (8,44€/h), il coûtera 8 x 8,44 = 67,52€ soit 13,5€/kWh

Qu’en est-il du pétrole ?
Le baril à 100$ revient en fait à 68€ car l'euro est fort. Il contient 159 L de pétrole brut. On peut donc dire que le prix au L est de 68/159 = 0,43€/L. Un litre de pétrole contenant 10,7 kW.h, le prix au kW.h s'établit donc à 0,43 / 11,6 = 0,040 €/kWh. Au passage, l'électricité est environ 2 fois plus chère.

La conclusion tient en 3 points :

- Dans un baril de pétrole il y a l'équivalent en énergie de ce que consomment 340 travailleurs en une journée.

- L'énergie contenue dans le pétrole coûte 340 fois moins cher que le travail humain en France. Si l'on prend l'essence à la pompe (1,3€/L), ce rapport descend à 24.

- Un Homme consomme l'équivalent d'environ ½ litre de pétrole par jour.

Nous nous éloignons toutefois de notre préoccupation première, le vélo. Son énorme avantage est qu'il n'a pas besoin de pétrole. Il est tout de même intéressant de continuer nos petits calculs et de tenter des comparaisons.

En ville, je pédale tranquillement à 15km/h. Je développe environ 75W. Pour faire 5 km, je mets 20 minutes et je fournis donc à mon vélo 75x20/60 = 25 Wh. Le rendement du corps humain, légèrement moins bon que le moteur à explosion, est de près de 24% (Whitt et Wilson), ce qui signifie que seulement 24% de l'énergie que j'ingère se transforme en puissance mécanique, les 76% restants se transformant... en chaleur ! Les 25 Wh que nécessite mon trajet à vélo me demandent en fait 25/0,24 = 105 Wh en nourriture. Le cycliste, c'est bien connu, mange des pâtes. 100 g de pâtes délivrent 1465 kJ ou encore 407 Wh. Pour les 105 Wh il faudra donc absorber 105x100/407 = 26 g de pâtes. Je les paye 3€/kg (elles sont bio). Mon trajet me coûte donc  26x3/1000 = 0,09€.
A noter que les 105 Wh équivalent à 0,01L (10 mL) d'essence (1L = 10,7kWh). Le cycliste consomme donc 0,2 L/100km !

Qu’en est-il en voiture ? Une voiture en ville, qui va à la même vitesse que le vélo, voire moins vite, consomme environ 10L/100km. Pour faire 5 km, il lui faudra donc 0,5L d'essence. Nous savons qu'1L représente 10,7 kWh. L'énergie utile à la voiture est donc de  10,7x0,5 = 5,35 kWh. Il lui en coûtera à la pompe 1,3x0,5 = 0,65€.

Circuler à vélo en ville est donc 50 fois moins coûteux en énergie que rouler en voiture. Est-il utile de préciser que les pâtes bio sont renouvelables et plus écologiques que le pétrole...elles sont également 7,2 fois moins chères !

On peut ajouter que les 10,7 kWh du litre de pétrole correspondent à 2.6 kg de pâtes bio, soit 8 €. Les pâtes sont donc 6 fois plus chères que l'essence à la pompe et 20 fois plus que le pétrole brut.

Il paraît donc évident que le pétrole n'est pas encore assez cher, et  reste une des énergies les moins onéreuses. Pourtant, le vélo, tellement d'arrière-garde pour certains, permet de surpasser cet atout et s'avère largement plus compétitif que l'automobile, tant sur un plan énergétique que financier.

La barre des 100$ n'est donc que symbolique mais soyons certains qu'elle semblera bien ridicule dans les années à venir car, même si les tensions géopolitiques ou la spéculation provoquent des soubresauts sur la courbe du prix du baril, celle-ci est ascendante depuis 2002 et s'élève encore davantage ces derniers mois. Qu'on se le dise, la production mondiale de pétrole plafonne, le pic pétrolier (débit maximum possible de la production est atteint) n'est pas loin alors que la demande continue de croître. On n'a pas fini d'en reparler. Le vélo a de beaux jours devant lui !

1 kilowatt (kW) = 1000 watts (W). C'est une unité de puissance instantanée. Plus vous appuyez fort sur les pédales du vélo, plus vous fournissez de watts.
1 kilowatt-heure (1kWh) est une quantité d'énergie. C'est la puissance fournie pendant une durée de temps. 1kWh est l'énergie correspondant à 1kW pendant 1 heure. Ainsi si vous appuyez sur vos pédales avec une puissance de 100W pendant ½ heure, vous aurez fourni 100 x 0,5 = 50Wh soit 0,05kWh.

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Published by Sébastien - dans Energie
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