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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 12:00
Des pressentiments on en éprouve souvent  pour les films. Le réalisateur, les acteurs, l'affiche, la bande annonce, l'histoire... Le Pressentiment ne pouvait que m'inspirer de bonnes choses. L'air toujours détaché, engagé, marrant...j'ai toujours aimé Daroussin comme acteur, en particulier chez Guédiguian.
Le voilà des deux côtés de la caméra et avec un sujet original : changer de vie sociale. Pas le truc éculé de gagner des millions mais l'inverse, balancer ses millions. Un livre est à l'origine du film, écrit par Emmanuel Bové et avec le même titre.

Ce film aborde beaucoup de questions que, j'imagine, la majorité des gens se pose. Quel sens donner à sa vie ? Quel est le rôle des autres ? Qu'est-ce qu'une vie accomplie ? Peut-on vraiment changer sa vie ? Faut-il assumer sa vie ?
Cette dernière question, Charles, le héros, n'y arrive pas. Après avoir décidé de plaquer sa vie d'avocat dans la haute bourgeoisie, il s'installe dans un quartier populaire de Paris pour essayer d'écrire, de faire le point. On le sent complètement détaché car Charles a toujours l'air absent. Sa présence dans cet immeuble modeste est remarquée, il n'a pas tout à fait le profil et puis quelques détails le trahissent : tenue vestimentaire, langage. Toujours est-il qu'il trouve la sérénité, qu'il trouve des gens attachants et entiers en face de lui. Daroussin peint par cette occasion le portrait de deux classes sociales de façon antagoniste (il n'y a pas besoin de voir le film pour se douter vers où va son coeur). C'est acide par moments, marrant , caricatural à d'autres, il joue sur les couleurs et les mouvements.

D'une manière générale, le rythme est lent et rend le film délicieusement décalé comme pour mieux montrer la frénésie de la vie que Charles fuit. On le voit  juché sur son vélo en observateur avisé de cette agitation.
Et puis Charles a des soucis. La vie est plus rude chez les "pauvres", c'est un combat. Charles qui lui ne subit pas la pression financière ne fait qu'observer tout ça , en devient finalement acteur, aide les uns et les autres.

Ce film est un gros coup de coeur. Les amateurs de Daroussin seront comblés. Il faut se laisser porter et alors on passe un magnifique moment qui réveille plein d'interrogations. Finalement on a  tous songé à un moment ou à un autre d'être à la place de Charles. Soit pour partir aider les plus démunis, soit pour fuir la consumérisme ou je ne sais quoi encore !

A Toulouse il ne passe qu'à l'ABC en ce moment. Ce cinéma associatif est en grand danger car il doit faire urgemment des travaux de mise aux normes dont il n'a pas les moyens. Les collectivités restent réservées quant à leurs subventions. L' ABC est un des seuls cinés indépendants de la ville rose qui ne roule pas pour le profit mais pour le cinéma, le vrai, celui de tous les cinéastes.
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Culture
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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 13:09
Hier je me rendais sur la place du Capitole pour la manif en soutien aux sans-papiers toulousains. Il y avait un public, il est vrai peu nombreux, mais assez hétéroclite : des personnes âgées, des jeunes dont certains de partis de gauche, des élus de l'opposition municipale, des syndicalistes mais sans signe d'appartenance ostensible (sauf la LCR) afin de ne pas donner l'impression de récupérer le mouvement, des parents d'élève et leurs enfants dont les copains et copines sont menacés d'expulsion de notre cher pays et les familles concernées elles-mêmes. Pour moi ce combat est essentiel car il en va des droits de l'Homme.

Sur cette même place du Capitole, lieu de tous les rassemblements, se tenaient quelques 4X4 et quads joliment décorés d'affiches fustigeant la circulaire Olin.  Dans la matinée ils avaient bloqué la rocade afin de demander que la circulaire de la ministre de l'environnement soit retirée. En gros ces gens-là veulent faire du 4X4, de la moto et du quad dans les chemins , sentiers de randonnées... Bonne nouvelle quand même, ils pourraient voter à gauche en 2007 à en juger par leur slogan "circulaire Olin, jugement au prochain scrutin".

Il y avait donc deux groupes distincts sur la place, avec une totale incompréhension mutuelle et d'ailleurs aucun échange. Je crois qu'il y avait là deux mondes complètement opposés, deux conceptions de la vie radicalement différentes. Au-delà de deux combats, droits de l'Homme et droits des 4X4, je pense que  c'est assez symptomatique de l'évolution de la société.
Alors qu'une frange de la population reste concernée par la politique (organisation de la cité au sens éthymologique) dans la défense du bien commun et de la solidarité, une autre, de plus en plus nombreuse, se soucie davantage de ses intérêts personnels.
Deux expressions et deux notions de la liberté et de la démocratie.  Pour moi la première est davantage de gauche : l'intérêt général doit primer , il n'y pas de liberté individuelle sans une organisation qui permet un minimum d'égalité et de solidarité et la seconde plus de droite : la recherche de la liberté individuelle avant tout, le libéralisme étant une somme d'individualismes.

Logos : Réseau Education sans Frontière et Collectif de Défense des Loisirs verts. Cliquez sur chacun d'eux pour découvrir leurs combats respectifs
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Droits de l'homme
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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 13:02
Cet été en me promenant en Espagne j'ai eu de la peine en voyant des Français s'entasser dans des supermarchés construits spécialement pour eux pour y acheter de l'alcool moins taxé. Gagner également 10 centimes sur le litre de gazoil par rapport à la France soit 5€ sur un plein (ce qui suppose d'habiter à moins de 16 km pour le rentabiliser !).  Cela m'a fait réfléchir sur le sens du prix des choses et la portée politique de l'acte d'acheter. Voilà ce que j'ai cogité...

Le prix n'est autre que cet artifice qui permet de réguler l'offre et la demande. La valeur d'un objet, d'un service .... ou d'un homme est donc très arbitraire. Cette simplicité ne représente pas les vrais coûts, sociaux, environnementaux, énergétiques... C'est pourquoi il est primordial d'analyser ce qui se cache derrière un prix .

Cartier ou Lidl, on ne connaît pas le coût réel

Fabriquer un produit coûte de la main-d'oeuvre, de l'énergie, du transport, des intermédiaires... ces éléments étant eux-mêmes régis par le rapport offre/demande. En revanche, certains coûts ne sont pas inclus et sont d'ailleurs très difficiles à chiffrer. Comment chiffrer les coûts sociaux, les maladies professionnelles, le stress ? Sur le plan environnemental comment chiffrer le réchauffement climatique que vont générer les intrants et l'énergie utilisés? L'épuisement de cette énergie aura des impacts également non chiffrables. Les emballages gourmands en matières premières polluantes seront éliminés avec des coûts chiffrables mais non entièrement à la charge du fabricant. Les infrastructures routières pour les bateaux, camions ainsi que les hôpitaux et pompiers qui vont avec sont aussi une variable à prendre en compte. A l'inverse on peut aussi se demander si les subventions publiques sont bien répercutées directement sur le prix final.

Pensez-vous que les bijoux présentés ci-contre (boutique Cartier Paris 8°) coûtent réellement le prix affiché ? Pensez-vous que les ouvriers qui ont extrait les diamants sont très bien payés ? Que l'environnement a été hyper protégé dans la mine ? Rien n'est moins sûr et les mêmes diamants seront peut-être vendus dix fois moins chers dans un autre magasin moins "select". Ce prix monstrueux n'est que la rareté d'un produit adressé à des gens très riches. Le prix est alors surestimé par rapport au coût.

A l'inverse les produits "discounts" sous-estiment les coûts cachés. Ils font souvent travailler les employés dans des conditions plus que moyennes, utilisent des procédés polluants notamment en agriculture ou du moins ne se soucient pas plus que ça de l'impact sur le milieu, le prix étant plus important que tout.

Plus ça revient cher moins c'est vendu cher

Les coûts cachés sont le plus souvent supportés par l'argent public à travers les impôts, dont ceux payés par les entreprises il est vrai*. Seulement, nous importons de plus en plus de produits qui sont fabriqués à l'autre bout du monde, ont été transportés dans des navires et par camions, ont été fabriqués par des personnes exploitées et dans des usines loin d'avoir les mêmes normes environnementales et loin de payer les mêmes impôts qu'en France. Les coûts devraient en théorie être plus élevés mais le rapport offre/demande permet l'inverse. Magique.

Magique ? Enfin pas tout à fait car cette sous-estimation ou cette non prise en compte de certains coûts ne fait qu'augmenter une dette environnementale pour les générations futures et pomper l'argent public.

Bien entendu il est extrêmement difficile de calculer le vrai coût dans cette vision macro économique mais il est tout de même possible de faire attention à ses achats.

Régulièrement nous voyons des sondages dans lesquels les Français se disent prêts à payer un peu plus s'ils ont l'assurance que les conditions de travail des ouvriers seront respectées ou que l'environnement sera préservé. Mais qu'en est-il ?
Aujourd'hui le prix est devenu pratiquement le seul paramètre qui influence l'achat. On voit fleurir les "hard discounts", chacun chasse la bonne affaire... J'ai d'ailleurs remarqué qu'on a toujours besoin de se justifier lors d'un achat : "c'était en réduction, je l'ai eu moins cher, je l'ai trouvé sur un super site pas cher", comme s'il était honteux de payer un prix décent. D'ailleurs la décence du prix d'un produit, on ne la connait plus, on est par exemple habitué à payer le kg de tomates 1,5€ et l'on trouve des billets d'avions à 10€ !!!
Qu'est-ce qui motive les personnes ci-contre à payer un peu moins cher quitte à ne pas payer les taxes à la sécu ? (ces gens-là doivent être ravis que 248 spécialités pharmaceutiques soient prochainement déremboursées ou moins remboursées !)
Je pense qu'il faudrait que les habitudes d'achat changent et que le prix brut ne soit plus le seul critère d'achat. Sans doute utopiste mais il suffit de réfléchir un peu pour en voir le bien fondé.

En effet, en suivant le raisonnement précédent, si j'achète les patates les moins chères chez Lidl, seront-elles vraiment les moins chères comparées à des bio achetées sur le marché? Les patates bio ont bénéficié de moins de subventions de la PAC (qui viennent des d'impôt que j'ai payés) ; elle ne pollueront pas le sol et éviteront de construire des usines d'eau potable hyper perfectionnées, ne contiendront pas de pescticides et de nitrates qui sont cancérigènes et éviteront des soins hospitaliers chers ; elle feront vivre une exploitation agricole plus extensive et plus de paysans qui sont attachés à la terre à au maintien des paysages, feront économiser du pétrole avec lequel sont fabriqués les engrais et pesticides et qui sert au transport ; elle économiserons les dividendes sur actions et les stocks options aux actionnaires et PDG des multinationales agro-alimentaires et des grandes surfaces qui les distribuent. Et j'en ai sans doute oublié...

La patate bio locale du marché doit coûter moins chère que celle de chez Lidl produit en intensif à 1000 km

La consom'action est réservée à quelques bobos friqués nous dit Renaud dans sa dernière chanson mais je remarque que l'on voit des 4X4 sur les parkings de Lidl, que ceux qui vont au moins cher ne sont pas forcément les plus pauvres. Réfléchir à la portée de ses achats n'est pas une histoire de moyens mais surtout de conviction et de volonté. Il est nécessaire en effet de sortir de la logique "il me faut le dernier écran plat, même à crédit".

Espérer que le tout un chacun fasse systématiquement le raisonnement précédent lors de son achat n'est bien entendu pas réaliste. Moi-même je ne le suis pas pour tout et jusqu'au bout...

Nous venons de le dire, seul le prix a un impact réel sur nos habitudes, alors pourquoi ne pas imaginer taxer les produits en fonction de la distance qu'ils ont effectuée, en fonction des réglementations sociales et environnementales des pays d'origine, en fonction des techniques de fabrication ?  La patate bio locale du marché doit coûter moins chère que celle de chez Lidl produit en intensif à 1000 km !!
A terme le commerce équitable devrait être la norme. Voilà un bon moyen de rupture, un mot très présent dans la bouche de certains en ce moment !!

* Sur le total des impôts perçus par l'Etat et les collectivitées locales, la taxe professionnelle = 6.2% et l'impôt sur les bénéfices des sociétes et leurs contributions sociales = 10.1%
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Economie
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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 14:15

La France pays des droits de l'homme ? On connaissait l'église St Bernard, Cachan et maintenant c'est au tour de Toulouse de voir des familles expulsées de leur logement provisoire. Beau cadeau à l'approche de l'hiver de la part de l'Etat ,de la mairie et de la région. De toute façon, elles ont "vocation à quitter le territoire français " explique la préfecture...

Un centaine de personnes en "situation irrégulière", dont 48 enfants presque tous scolarisés,squatte en effet des locaux de la mairie après avoir campé sur la place du Capitole cette nuit. Aujourd'hui est pourtant la journée mondiale du refus de la misère. A-t-on le droit de traiter ainsi des êtres humains, fussent-ils sans-papiers ?

A l'heure de la mondialisation où les marchandises, les capitaux, le pognon n'ont plus de frontière et où le nord profite du sud, on s'étonne que des gens nous envient et tentent à tout prix de venir chez nous. Pourtant les frontières humaines sont bien les seules qui se ferment, jolie réponse aux inégalités que nous ne cessons de créer au nom du seul profit.

Je crois qu'on peut trembler à l'idée que Sarkozy assume les responsabilités suprêmes du pays des droits de l'homme...

Plus d'infos sur ce papier du Monde . Signez également la pétition RESF ci-contre à gauche.

Manif mardi 17/10 18h et samedi 21/10 à 15 h place du Cap et concert de soutien le 4 novembre à Ramonville (8 euros l'entrée) - merci de l'info Françoise.

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Published by Sébastien Bosvieux - dans Droits de l'homme
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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 14:29
Un peu trop facile le titre de la chanson de Joe Dassin pour illustrer mon expérience de découvrir Paris à vélo pendant mes dernières vacances.

Donc voilà, après avoir tenté Marseille et Toulouse, pourquoi ne pas se faire une opinion sur la capitale ? Pour beaucoup de gens il faut être un peu inconscient pour rouler à vélo dans Paris. Ce sont des propos qui en général ne sont pas issus de l'expérience des gens et sont sortis directement d'une façon de penser qui place l'auto comme la reine de la chaussée. Même pas peur !!!

Je me rends donc à l'association Roue Libre qui loue des vélos en partenariat avec la RATP. Pour la forte somme de 10€ (c'est vraiment le moins cher que j'ai trouvé) je peux emprunter un vélo entre 9h et 19h.
Mon but à Paris ? Découvrir les coins sympas, relier des quartiers tous différents. Je me suis juste fixé comme objectif une exposition sur l'énergie au Parc Bagatelle dans le bois de Boulogne. Dans ce cas pourquoi ne pas sillonner tous les arrondissements du 1 au 20 ? mais cela s'avère rapidement mission impossible, au bout de 3h je n'en suis qu'au 5°. Je flâne, je m'arrête, je visite, je passe d'avenues en petites rues...

Cette vision idyllique est tout de même à nuancer. S'aventurer sur la chaussée nécessite de ne pas avoir trop peur, d'être un minimum expérimenté en ville... que l'on soit à vélo, en voiture ou en 2 roues. Paris sur la chaussée c'est un coup de speed poussé à son paroxysme pour les usagers d'engins à moteur, surtout les 2 roues qui sont plus mauvais et agressifs que les automobilistes. Les gens y sont tout de même expérimentés, beaucoup moins hésitants et cools qu'à Toulouse. Ca ne tergiverse pas, la moindre hésitation est sévèrement réprimandée. Le flot de véhicules est élevé, ça trace ou ça bouchonne...

Tout cela semble être une énorme galère à vélo me direz-vous. Seulement la ville de Paris a construit des aménagements qui sont tout de même assez nombreux et mieux que dans la ville rose : pistes cyclables bien séparées, continuité, rues exclusivement cyclistes (si, si !!, voir photo ci-contre dans le 1° arrondissement)) contre-sens cyclables. Toulouse est une ville aux rues étroites et je conviens qu'il est plus difficile d'y faire cohabiter tout le monde.
J'ai toujours pu aller où je voulais sans problème. Il est un peu impressionnant de passer à certains endroits mais en fait ça se passe plutôt bien... si l'on sait où l'on va et que l'on n'hésite pas. J'ai ainsi pédalé dans le Rond-Point de l'Etoile, descendu les Champs-Elysées, traversé les places de la Concorde, de la Bastille, de la Nation. Le tout dans un état de relaxation bien loin de l'état d'esprit des "motorisés".

Assez parlé, passons aux illustrations !!


Une piste comme i
l y en a pas mal. Bien séparée du trottoir et de la chaussée. C'est mieux que la simple bande.
Voilà un carrefour intéressant. La piste cyclable est sur le trottoir mais bien délimitée des piétons. Au niveau de l'intersection il y a un "cédez le passage" alors que voitures et piétons sont régulés par un feu. Les pictogrammes sur la chaussée mettent en garde les voitures et 2 roues.
Cette photo a été difficile à prendre. Il s'agit des Champs-Elysées vers la Concorde. Le vélo mettait en grosse colère les 2 roues qui ne pouvaient pas passer au milieu... Qu'est-ce qu'ils sont nerveux les 2 roues à Paris !!! Rien à voir avec le vélo tranquille. Là aussi les voies de bus sont ouvertes au vélo et il y en a beaucoup. C'est vraiment appréciable sur les grands axes comme ici vers Nation. Une bordure plutôt qu'un simple coup de peinture la délimite. Ces voies de bus sont empreintées par les taxis qui sont très agressifs...


 Il semble que la politique de déplacement à Paris soit un enjeu pour la prochaine campagne électorale. C'est vrai qu'il y a beaucoup de bagnolles à Paris, surtout des grosses voitures, mais j'ai du mal à comprendre pourquoi. Je n'ai jamais vu une ville aussi bien desservie par les transports en commun. Où que l'on aille il y a métro ou bus. Pourquoi prendre sa voiture ? Peut-être les gens ont-ils peur de paraître pauvres en prenant le métro ? Ca parraît ridicule comme explication mais je pense que c'est la vérité.
J'ai trouvé un prospectus critiquant la politique Delanoë à cause des voies de bus, de la réduction faite aux voitures avec comme argument que ça créait des bouchons générateurs de pollution... Stupide. On trouve aussi une vidéo comme celle ci-contre émanant de Claude Goasguen qui semble briguer la mairie en 2008. Affligeant ce niveau argumentaire !!

Bref, Paris à vélo c'est une autre approche de la ville, décontractée, humaine, douce, silencieuse et mon expérience m'a tellement plue que j'ai loué à nouveau un vélo le jeudi pour faire cette fois-ci l'est. Que du bonheur !
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Voyages
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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 15:19
Vendredi avait lieu à l'Utopia de Toulouse la projection de Bamako, film malien. Son réalisateur, Abderrahmane Sissako, est venu le présenter à une salle comble.

Ce film est assez atypique dans son histoire puisqu'il montre un procès intenté par la société civile malienne à la banque mondiale et au FMI en raison de la dette et des privatisations qu'ils génèrent. Le tribunal se tient dans une cour de maison dans laquelle se côtoient familles, travailleurs, enfants et bien sûr magistrats et témoins. Pendant que ces derniers (vrais rôles) expliquent très clairement le mécanisme de la dette, des libéralisations imposées et de leurs conséquences, les villageois vivent leur vie et illustrent en quelque sorte le procès. Ils ne sont attentifs que d'un oeil à ce procès qui pourtant revêt une extrême importance. Les soucis quotidiens prenant le dessus sur des considérations politico économiques.

Egalement une scène de western caricature ce néo-colonialisme des organisations internationales (ou plutôt occidentales car elles sont dirigées principalement par les USA et l'Europe) dont les exécutants sont autant des occidentaux que des Africains.
Le réalisateur a magnifiquement montré cette Afrique qui est pieds et poings liés par l'occident, cet occident qui lui pompe ses richesses et lui impose sa façon de penser.

A propos de façons de penser il y a de deux passages marquants, notamment une scène où un témoin se met à chanter et une autre où un témoin s'avance à la barre, ne dit rien puis se recule. L'auteur a sans doute voulu montrer que l'expression d'une souffrance n'est pas forcément aussi nette que ce que peuvent exprimer des avocats avec des termes précis. Il faut la chercher peut-être ailleurs et ne pas se contenter de nos modes de pensées tracées dès l'enfance.

Le film reste tout de même pessimiste même si certains propos poussent à l'espoir. Bien entendu la dénonciation de la banque mondiale et du FMI est claire mais un appel est clairement lancé envers les Africains pour q'ils prennent leur destin en main et qu'ils crééent de l'intérieur un véritable changement. Enfin ce film veut aussi présenter à travers le monde ce qu'est la mondialisation en Afrique. Les films de ce continent sont rares et celui-ci en est d'autant plus remarquable.
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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 00:43
Dire que les artistes sont en général engagés n'a rien de nouveau, surtout quand on rentre juste de l'excellent concert de Dub Incorporation. Mercredi j'étais déjà allé écouter Didier Super. Cet artiste est au rock ce que le Groland est au journal de 20h, au niveau de l'engagement politique. C'est cru mais ça interpelle. Je vous passe les détails, allez sur son site... J'aime cet humour.

Mais des artistes engagés on en trouve aussi à l'UMP, d'où est issu le morceau rock  ci-dessous (pour amateurs de Kyo). En fait je parlais de Didier Super car c'est sur son site que j'ai trouvé ce bijou. Même lui a eu du mal à  trouver le second degré... c'est que vraiment il ne doit pas y en avoir !!!
C'est David Limon et ça s'appelle Mon pays France.

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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 12:34
Salavador Puig Antich était un activiste gauchiste espagnol sous Franco. Il s'ai fait arrêter par la police, une fusillade éclate, Salador est grièvemement blessé mais un policier est mort. Emprisonné, il sera condamné à mort après un procès expédié par l'armée en 1974. Sa famille, son avocat, ses amis soulèvent ciel et terre pour le faire gracier.

Salvador est interprété par Daniel Brühl, l'acteur allemand que l'on a pu voir dans Good Bye Lenin ou The Edukators. Il est d'une extrême justesse dans ce rôle.

Le réalisateur n'en fait pas un héros, ne glorifie pas ses engagements radicaux. De la même manière, il montre la fragilité des oppresseurs comme ce gardien de prison qui est porté à réfléchir sur le sens de son engagement pro-Franco.
Le film dure 2h mais les scènes sont bien équilibrées pour exposer l'évolution de Salvador. La partie en prison est bien entendue plus longue et les scènes finales paraissent une éternité. Elles sont diffcilement soutenables. Certaines personnes étaient effondrées dans la salle, surtout les espagnols exilés qui ont connu le franquisme je pense. Il n'y a pourtant pas là de scènes sanguinolantes mais cette dureté fait partie du devoir de mémoire. Des personnes ont subi et subissent encore à travers le monde ce type de répression.
Il faut préciser que la famille demande toujours en Espagne la révision du procès.
Ce film est présenté dans le cadre du festival Cinespana pour lequel il est en compétition. Il vient d'y remporter le prix du public. En Espagne, où il est déjà sorti, il rencontre un réel succès. En fin de séance, toute la salle a applaudi spontanément, ce qui reste rare au cinéma.

Pourtant une petite polémique est née du générique de fin. On y voit des images de manifs anti-CPE et de l'attentat du 11 septembre ou de Ben Laden. Pour ma part j'ai été interpellé par ces images mais pas choqué. Au début du film il y avait bien des images de luttes anciennes : Mai 68, Woodstock, Che Guevara... Je pense que le réalisateur évoque les luttes actuelles et quelque part le terrorisme est une lutte, certes illégitime et condamnable, entre deux civilisations. Personnellement il m'est venu à ce moment-là à l'esprit Guantanamo ou Abou Ghraib, des prisons où le sort des prisonniers est peut-être aussi arbitraire que celui de Salvador Puig Antich.

Des films comme celui-ci ont un vrai rôle historique. Cet homme a été exécuté peu de temps avant que je naisse, donc à une époque toute proche, et à l'école on ne nous a pas beaucoup parlé de la période Franco post seconde guerre mondiale, comme s'il y avait un tabou sur les évènements récents. Pour que l'histoire ne se reproduise pas...
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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 00:17
J'ai tendance à être plutôt négatif dans ce blog, critique. Ce doit être mon côté révolté...


Pourtant, ce soir, je me suis baladé dans la ville rose et j'ai capté quelques images dont en voici quelques-unes. Toulouse est vraiment une ville très belle, à l'ambiance si chaleureuse. J'en avais conscience depuis longtemps  mais là ça m'est apparu plus qu'évident. Je ne suis pas Toulousain depuis longtemps mais je me sens chez moi dans cette ville.

Le Dôme de Lagrave et le Pont St Pierre

Le reflet du Dôme depuis l'écluse St Pierre
Le Pont Neuf n'est pas en travaux, juste relooké à l'occasion du Printemps de Septembre
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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 22:26
Aujourd'hui avait lieu l'inauguration du nouveau palais des sports de Toulouse. Il a été reconstruit en lieu et place de l'ancien, démoli suite à l'explosion d'AZF qui l'avait endomagé.

C'était l'occasion de voir les huiles toulousaines dans leurs oeuvres : discours et petits fours.

Jean-Luc Moudenc, notre maire, a pris la parole le premier. Ensuite ce fut au tour de Philippe Douste-Blazy. La cuillerée de développement durable n'a pas été oubliée et elle a quand même fait dire à notre ministre des affaires étrangères qu'il y avait trop de pollution à Toulouse, trop de voitures , trop d'avions... Assez rigolo comme réflexion quand Airbus est en mauvaise posture et que tout le monde s'inquiète de l'avenir des usines à Toulouse !!! Une gaffe ?

Par la suite le Président de région, Martin Malvy, a fait un discours nul. Rappelons qu'il est PS, les autres étant UMP. Il s'est contenté de dire qu'il n'y avait pas de sportifs qu'à Toulouse mais aussi en Midi-Pyrénées et que le toit végétalisé (c'est la particularité du Palais des Sports qui contribue au "développement durable") pourrait mal vieillir . On sentait une espèce d'opposition stérile juste parce qu'il a des personnes de sensibilité différente en face. De la politique politicienne quoi !

A propos de sportifs, la star était tout de même Fabien Barthez. D'autres sportifs de haut niveau étaient présents : la nageuse Solène Figuès, le rugbyman Clément Poitrenaud. Ils ont tous la particularité de faire un sport... qui ne se pratique pas dans un palais des sports !!!!
Tout ce monde s'est ensuite éclipsé, les uns en 607 avec chauffeur et les autres... en bus comme Solène Figuès (le petit détail qui finit de me convaincre que c'est une fille bien). Douste l'a bien dit, il y a énormément d'argent dans le football et presque aucun dans des sports plus confidentiels...

Photos : le palais des sports avec son toit planté de plantes grasses - il faut un peu de recul pour ces discours d'élus - un palais plus petit que l'ancien.
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Toulouse
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