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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 22:41
Voilà une question que j'aime beaucoup car j'y réponds facilement. Ce n'est pas le vélo qui est dangereux mais bien la voiture !!!
Après le préjugé de la pollution comme excuse pour ne pas pédaler, je vais tenter de casser aujourd'hui celui des risques très importants de chutes et de blessures pour le cycliste.

Il est tout à fait légitime de se poser quelques questions avant d'enfourcher une bicyclette et de se jeter dans l'arène.

Ai-je plus de risques d'être blessé en vélo qu'en voiture ?

Tout d'abord il faut savoir que le vélo représente 4% des déplacements en France, 4% des blessés graves et un peu moins de 4% des tués dans des accidents de la route. A titre de comparaison, les motards sont respectivement à 2%, 30%, 21%.


Moto > 50
Scooter, cyclomoteur 10-35
Vélo 1.5-2
Voiture 1
Piéton 0.5-1
Transport en commun
~0
Risque d'être tué ou blessé gravement en ville (G. Wolf 1991)
 
Année Tués Blessés
1970 795 13157
1980 659 13418
1990 401 8257
2000 255 5927
2002 211 4571
2003 190 4851
2004 167 4427
2005
180
4587
Les morts et blessés en France à vélo (Sécurité Routière)

Le tableau de gauche indique un risque plus élevé en vélo qu'en voiture. Toutefois ces chiffres de 1991 sont à rapprocher à ceux du tableau de droite. Les diminutions sont nettes au fil des années et entre 2001 et 2004 le nombre de tués a diminué de 30% pour les cyclistes et seulement 15% pour l'ensemble des usagers.
Il est important de noter que le nombre de morts a augmenté entre 2004 et 2005 (tableau de droite) même si cette recrudescence des morts en ville a touché surtout les piétons et les motards. La cause première est l'excès de vitesse (65% des infractions en 2005 en ville contre 53% en 2004).

Alors les mauvaises langues me rétorqueront que les accidents sont plus fréquents en ville qu'à la campagne. C'est exact mais ils sont 5 fois plus graves en rase campagne ( 11.1 tués pour 100 victimes) qu'en ville (2.1 tués pour 100 victimes et même 1.3 tués/100 victimes en agglomération de plus de 20 000 habitants).

Il est donc incontestable que la crainte des accidents de vélo en ville est psychologique (fragilité, pas de carrosserie) et historique (3 fois plus de blessés en 1970 qu'aujourd'hui) et non fondée sur une réalité.

Qu'en est-il de la gravité des blessures ?

Les catégories d'âges ne sont pas toutes égales face à l'accident de vélo. Les jeunes de moins de 14 ans sont particulièrement exposés, tout comme les plus de 65 ans alors que la tranche d'âge qui statistiquement risque le moins est la tranche 25-39 ans.

Gravité Cycliste Voiture Piéton
Faible à moyenne 92% 93% 84%
Forte 8% 7% 16%
Blessure au crâne 17% 24% 26%
Tués
0,4% 1,3% 2,3%
Etude réalisée en 2004 et 2005 par l'ONISR  en Rhone-Alpes

Il apparaît donc clairement que les accidentés à vélo sont moins gravement touchés que les autres catégories d'usagers.

Tués/100 victimes Cyclistes 3,78
Voitures 5.39
Piétons 4.46
Sécurité Routière 2005

Ces chiffres issus de l'ensemble des accidents en France en 2005 mettent en évidence de façon plus large que les cyclistes sont proportionnellement moins fatalement touchés.

Et le port du casque ?

La troisième ligne de l'avant-dernier tableau est assez intrigante puisqu'elle met clairement en évidence que les lésions au crâne sont sensiblement moindres en vélo qu'en voiture ou à pied. Si le port du casque est indispensable chez les enfants, il s'avère moins nécessaire chez les adultes. Le rendre  obligatoire devrait concerner prioritairement  les piétons et les automobilistes ! A noter qu'en Australie le nombre de cyclistes a diminué de 30% après que le casque ait été rendu obligatoire. Le vélo en ville est tout de même synonyme de liberté et la contrainte d'un casque enlève cette sensation. Je précise que je ne le porte pas en ville mais toujours pour la pratique sportive où les risques sont bien plus grands.

Dois-je attendre qu'il y ait plus de cyclistes pour m'y mettre ?

Non bien sûr car il  existe en effet une cercle vertueux du vélo. Plus la part modale du vélo est importante par rapport à la voiture et moins il y a d'accidents. Les automobilistes adaptent leur conduite et peuvent moins s'imposer car moins en surnombre. Bien entendu cela dépend aussi des infrastructures cyclables. Plus elles sont présentes et plus il y aura de cyclistes et inversement. A ce niveau, Paris est une ville correcte à vélo, comme Toulouse alors que Marseille est plutôt difficile.

D'après les stats de 96 à 98

3 enseignements :

- Plus il y a de cyclistes en proportion des autres moyens de transport et moins les accidents sont graves

- Le port du casque n'est pas probant

- La France se fait remarquer (en liaison avec l'insécurité routière d'une manière générale)
Pour appuyer ce dernier point, il est à noter qu'en 2004, les cyclistes étaient présumés responsables par les forces de l'ordre dans 35.8% des accidents, ce taux s'élevant à 46.4% pour l'ensemble des accidents de la circulation.

Le phénomène de diminution des risques d'accidents est aussi visible avec la distance parcourue en moyenne par les cyclistes. Plus les cyclistes sont habitués à se déplacer à vélo et moins ils ont de chance d'avoir un accident.

Finalement, le principe est un peu le même que la pollution. Tant que les automobilistes persisteront dans leur boîte en fer alors le danger et la pollution seront présents en ville. A l'inverse s'ils l'abandonnent, que du bonheur !!!

Photos : Liu Tao http://www.chine-nouvelle.com cette photo fit polémique car le photographe aurait été au courant qu'il y avait un trou dans la chaussée ! - Bush tout égratigné...l'inexpérience est facteur de risque et personne n'est  à l'abri http://membres.lycos.fr/wotraceafg/
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Transport
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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 12:27
Parmi les arguments que l'on m'avance pour justifier de l'utilisation de la voiture en ville, celui-ci revient souvent  : "je ne prends pas le vélo en ville car on respire toute la pollution et les gaz d'échappement".

Heureusement la science  vient à mon secours, car il est facile de comparer ce qu'inhalent un cysliste en ville et un automobiliste :

 L'étude hollandaise de Van Vijnen (Int Arch Occup Environ Health, 1995) reprise par le GRACQ.
Les  polluants les plus significatifs sont exprimés en microgramme : par m³ (concentration de l'air respiré) et par heure (quantité inspirée pendant 1 heure en sachant qu'un cycliste inspire 2.3 fois plus d'air qu'un automobiliste à cause de l'effort physique).


CO  /m³ CO /h NO2  / NO2 /h benzène  / benzène /h toluène  / toluène /h xylène  / xylène /h
Cycliste
2670
2789
456
172
23
29
72
79
46
47
Automobiliste
6730
3203
277
56
138
41
373
112
193
79

Ces résultats sont en fait tout à fait logiques car la voiture capte l'air au niveau de la calandre donc à hauteur des pots d'échappement alors que le cycliste le prend plus haut, quand il est déjà dilué. De plus il est plus mobile, ne reste pas statique dans un embouteillage et peut choisir son itinéraire.

D'autres études aboutissent aux mêmes conclusions. Le Danois Rank publia en 2002 dans
The Science of the Environment une expérience réalisée à Copenhague en été concluant que les concentrations en polluants dans les voitures étaient  2 à 4 fois plus importantes que dans l'air respiré par les cyclistes.

En 2002 également, la Mairie de Paris publiait des chiffres, repris par le magazine "Que Choisir". L'article avait pour but de mettre en avant la qualité médiocre de l'air dans le métro. Le tableau comparatif suivant permet  de se faire une idée, unité microgramme/ (attention, l'unité du CO semble fausse).

  CO NO NO2 Benzène Toluène
Voiture 10 409 77 65 288
 Bus 3 311 86 28 94
Vélo 3.2 167 71 35 127
Piéton 2.9 144 57 27 92
Métro (ligne1) 2.4 173 41 27 109

Que dire de plus ? Peut-être que l'effort physique occasionné par la bicyclette ne peut être néfaste dans notre société MacDonaldisée, bien au contraire !

Un dernier conseil, toi qui es stressé en voiture, nerveux, qui subis une situation à laquelle tu contribues quand même un peu ou toi qui penses que la voiture est un signe extérieur de virilité, essaie de ne pas appuyer trop fort sur ta pédale de droite quand tu me doubles ou que tu démarres à un feu et que je me trouve près de toi. En effet, il est relativement plus facile d'appuyer sur ta pédale que sur les deux miennes, leur résistance étant un peu plus élevée !. Même si globalement l'air que je respire est moins pollué que le tien, le panache que tu émets à ce moment précis où toute la puissance de ton engin s'exprime (la relation entre sexe et bagnolle semble pour certains étroite !!! Grosse voiture, petit... ???) s'avère fort désagréable. Je sais que tu as envie de jouir des derniers moments qui te sont donnés à saloper nos villes mais sache que sur ton vélo tu trouveras peu de gens pour jouer au plus macho quand le feu passera au vert, soit parce qu'on ne s'arrête pas au rouge, soit parce que  l'esprit de compétition n'existe plus chez le joyeux urbain !!!

Je laisse le mot de la fin à l'excellent
Didier Tronchet, journaliste non sans humour,  qui nous gratifiait d'un excellent ouvrage en 2000  intitulé "Petit traité de vélosophie. Le monde vu de ma selle". Je le recommande à tous les joyeux urbains perchés sur une bicyclette, ils s'y reconnaîtront. Quant aux pauvres automobilistes, qui sont plus à plaindre qu'autre chose, qu'ils prennent garde avant de lire ce petit bijou d'humour. Ils pourraient rire jaune et user de quelques noms d'oiseaux envers l'auteur, même si la biodiversité avicole est quelque peu réduite en ville.

"J'arrêterai la voiture pour le vélo quand il n y' aura plus de pollution. Air connu. Et grave erreur. Toutes les études le montrent : en voiture on subit AUTANT les effets de la pollution atmosphérique qu'à vélo [...]. Dès lors, comment en finir avec la pollution . Inutile d'imaginer des solutions scientifiques complexes. Un simple jeu de mots suffit, petit tour de magie sémantique, gratuit et imparable : inversons la phrase mot pour mot : Il n'y aura plus de pollution quand j'arrêterai la voiture pour le vélo."

Photo : image des Casseurs de Pub vu sur le blog antivoiture (lien en cliquant sur l'image) et rue Montardy à Toulouse devant le cinéma Utopia
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Transport
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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 22:35
Ce matin pendant le petit déjeuner, j'écoutais comme à mon habitude France Info et France Inter. Même si la chronique du jour de Guy Carlier m'a un peu déçu (hier elle était excellente !!! "l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt et les dividendes à ceux qui se lèvent tard"), ils ont passé un court extrait de Clémentine Autain lors du premier grand meeting de la gauche anti-libérale où elle disait "les jeunes ont été aux premières loges des luttes sociales de la dernière période. Nos collectifs doivent être l'espace de tous ces jeunes qui ont clamé l'an dernier avec nous ce slogan « rêve générale»." Ca m'a donné la pêche, incroyable !!!

Je ne suis plus tout jeune ;-) mais lors des manifs anti-CPE j'avais imprimé et distribué des autocollants "rêve générale" (les seuls à Toulouse ?). J'ai alors pensé à mon ancien chef de service, ex-leader régional des jeunesses communistes à l'époque de mai 68 qui m'avait dit en souriant "ne pas être de gauche à 20 ans c'est ne pas avoir de coeur mais l'être encore à 40 c'est être con !!!". Je lui dédicace cette image et lui donne rendez-vous pour les échéances électorales à venir et qu'il sache que j'ai encore des envies de révolution... Ca fait du bien de rêver et de croire à un autre monde possible !!!
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Politique
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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 21:18

La décroissance, voilà un sujet passionnant et polémique. L’Alternative Midi-Pyrénées invitait Serge Latouche, économiste et décroissant, vendredi 3 novembre à la salle du Sénéchal à Toulouse. L’homme, la soixantaine, est à l’aise devant une salle comble. Le public, hétéroclite, a bien répondu au rendez-vous diffusé principalement dans les milieux décroissants et de la gauche toulousaine. Compte-rendu

L’Alternative Midi-Pyrénées avoue ne pas s’être positionnée sur la logique de décroissance même si elle est consciente que les sociétés occidentales vivent à crédit sur la planète car notre empreinte écologique est supérieure aux capacités de la planète (si toute l’humanité vivait comme les Français il faudrait 3 planètes Terre). La croissance a même été remise en cause par le Club de Rome en 1970 et avec un objectif affiché de croissance « 0 » à terme. Serge Latouche va donc tenter de balayer les tenants et l'aboutissement de la décroissance.

La décroissance constitue à la fois une évidence mais aussi un blasphème. La phrase de l’économiste américain Kenneth Boulding « Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste» est admise par beaucoup alors que la sortie d’un système basé sur le toujours plus, la croissance, est inconcevable pour une grande majorité et le terme décroissance est encore un gros mot.

« Nous ne voulons pas savoir ce que nous savons » résume Latouche. Tout est organisé dans notre économie autour de la production et de la consommation et cela dans une logique de toujours plus. Le système s’appuie en particulier sur la publicité qui crée des besoins, crée l’insatisfaction permanente, le jetable et ce qui conduit finalement à une accumulation de déchets. La société de croissance est donc insoutenable !!!

L’empreinte écologique en est une preuve. La terre c’est 51 milliards d’ha dont 12 bioproductifs soit 1.8 ha /terrien. Or en ce moment on utilise plus que cela au Nord mais beaucoup moins au Sud. Globalement nous entamons le capital de la terre au lieu de se contenter de ce qu’elle produit. Pour avoir un ordre de grandeur, tout le pétrole qu’on utilise sur une année représente le produit de la photosynthèse sur terre pendant 100 000 ans !!!

Nous vivons dans une société non soutenable on l’a vu mais aussi non souhaitable car au-delà des dégâts environnementaux, cette société est créatrice d’inégalités. On nous la présente comme une société de bien-être et d’abondance mais elle ne génère que stress et mal vivre.

La croissance engendre plus de dépenses qu’elle ne rapporte d’argent à cause des coûts cachés, de tous les dégâts sur la planète et sur les inégalités que l’on paiera bien un jour.


Le cercle vertueux de la décroissance


Les économistes actuels nous parlent des cercles vertueux de la croissance, il faut créer le cercle vertueux de la décroissance, créer l’utopie d’une société de décroissance. Le schéma présenté est issu d’un transparent qui mit presque le feu à la salle, au 1° degré !!! Voici le détail de chacune des 8 étapes :

Réévaluer : la société actuelle de compétition doit devenir une société de coopération. Les valeurs doivent changer : finis les héros de série TV qui sont de riches ambitieux, finis ces autres héros des temps modernes, les cost killers, ceux qui cassent les coûts en « laissant l’éthique dans leur poche ».

Reconceptualiser : un nouveau concept doit être impulsé au terme de richesse. La pauvreté doit également être reconsidérée et être bien différenciée de la misère. Le couple qui mène l’économie : rareté et abondance doit être revu. La rareté est créée par la technologie et la privatisation du vivant (OGM…) et des richesses naturelles (eau…).

Restructurer : il s’agit de sortir du capitalisme mais conserver la monnaie et les marchés qui peuvent avoir des vertus et créer du lien humain. Par exemple on pourrait transformer les usines d’automobile en usines de cogénération pour produire de l’énergie.et de la chaleur. Bref, recoloniser notre imaginaire.

Redistribuer : les différences de revenus sont monstrueuses à travers le monde et même au sein d’un même pays ou d’une même entreprise. Il faut partager mais également redistribuer un droit de tirage écologique c’est-à-dire utiliser moins de ressources naturelles au Nord pour que les pays du Sud produisent plus.

Relocaliser : penser global, agir local. L’économie doit être démondialisée, le démantèlement des services publics freiné, les circuits courts encouragés et la grande distribution contrée(alternative = AMAP par exemple). On ne peut plus admettre que le yaourt à la fraise ait parcouru 9000 km.
Relocaliser c’est aussi valable pour l’énergie en développant les apports énergétiques locaux (mini éoliennes individuelles, solaire, micro centrales de cogénération).
La réappropriation de la monnaie au niveau local doit être entreprise par la création de monnaies locales.
Pour un local vivable il faut réduire les tailles des villes, au besoin créer des municipalités dans les municipalités afin de ne pas dépasser des entités de 60 000 individus(slow cities).
Mais le local n’est pas un enfermement et ne doit pas être un repli. Cela signifie au contraire développer une culture locale, se réapproprier une langue, tisser des liens et c’est bien différent du communautarisme.
Concernant les voyages, il s’agit souvent d’un besoin créé récemment, ce besoin n’est pas incompressible ; l’ouverture d’esprit ne passe pas que par les voyages.
La relocalisation implique enfin une autonomisation du Sud. Une rupture entre Sud et Nord, rupture culturelle, pour que chacun retrouve ses repères culturels sans que le Nord n’impose ses vues et que le Sud se cale sur ce modèle. Toutefois le partenariat Nord Sud doit conduire le Sud à augmenter son empreinte écologique jusqu’à un niveau légitime.

Réduire : le programme Négawatts
prévoit la réduction de la consommation d’énergie, l’amélioration de l’efficacité de son utilisation. C’est d’ailleurs cette association qui a lancé le fameux facteur 4. de CO2.
La réduction du temps de travail est également une priorité pour permettre à tous de travailler. L’augmentation de productivité permet non pas d’accroître la production mais de libérer du temps libre.Ce gain sensible de temps doit être synonyme de vie contemplative (à opposer à vie active), culture, art, rêve mais aussi vie citoyenne.

Recycler et réutiliser : en finir avec le jetable.

Un programme aux présidentielles en 9 points

  

Latouche s’imagine alors en présidentiable et pour cela il nous livre son programme en 9 points :

 - Revenir à une empreinte écologique correspondant à une seule planète ce qui signifie pour la France à revenir aux années 60-70. On consommait des produits fabriqués localement, avec moins de transport et d’emballage, des matériaux réutilisables.

 - Internaliser les coûts : l’énergie n’est pas chère aujourd’hui et pour le transport aérien il n’y a pas de TIPP ! Il faut faire payer le coût des infrastructures, leur destruction, la destruction de l’environnement et de la santé engendrées par le transport. Ils sont responsable de 30% des émissions de CO2. Il faut multiplier par 20 le prix des transports.

 - Relocaliser : voir plus haut

 - Mise en place d’un agriculture paysanne et biologique avec pour objectif 10% d’agriculteurs en France dans la population active.

 - Transformer les gains de productivité en réduction du temps de travail. Pour produire autant on a besoin de moins de temps de travail.

 - Biens relationnels : convivialité de l’échange

 - Programme Négawwatts

 - Moratoire et inventaire de la recherche scientifique et technologique avec pour but de revoir les priorités et les réorienter dans l’intérêt de l’homme et de la planète. La technologie n’est pas mauvaise en elle-même mais elle ne doit pas servir les profits.

 - Pénaliser les dépenses de la publicité (aujourd’hui 500 milliards de $ de budget annuel juste derrière… les dépenses d’armement). La pub est une pollution matérielle, visuelle, auditive, spirituelle et mentale.

 Seulement, au bout de quelques jours, si Latouche est élu, il est assassiné. En effet la mise en œuvre de ce programme dans notre logique actuelle est impossible. Il faut réunir les conditions d’application, inverser les rapports de force, contrer les lobbies. Une société de croissance sans croissance c’est la catastrophe il faut donc sortir de la société actuelle et en construire une nouvelle.

Nous sommes des toxico dépendants de la croissance et de la société de consommation. La croissance est une drogue : elle conduit à la perte mais, conscients de cette impasse, on continue malgré tout, à la recherche du bien-être éphémère qu’elle provoque. Il faut donc en sortir et la décroissance est un pari. Un autre monde est en effet possible. Il faut basculer vers une éco-démocratie.

 

 Décroissance et anti-capitalisme

La séance des questions aborda inévitablement l’approche sociale et anti-capitaliste de la décroissance, le collectif portant une alternative anti-libérale. Pour ce qui est de la question des protections sociales, il ne s’agit pas pour Latouche de soigner toujours plus de maladies créées par l’homme, par son mode de vie mais plutôt soigner autrement en créant un milieu de vie sain.
Latouche se place clairement à gauche de la gauche mais interroge sur le sens du mot anti-capitalisme. La priorité numéro 1 est sauver la planète et en ce sens il faut remettre en cause le productivisme, ce que la gauche anti-libérale a du mal à concevoir [mon avis : les anti-capitalistes, dont je suis, ont un idéal et sont en ce sens utopistes, il est donc étrange qu’ils n’arrivent pas pour beaucoup à concevoir l’utopie d’une société qui ne repose pas sur le toujours plus. L’alternative n’est peut-être pas assez alternative en restant prisonnière du dogme consumériste et productiviste…].  

Cette logique productiviste se lit dans les propositions du collectif  selon un spectateur, on y voit 50 fois le mot développement. C’est un mot séduisant mais toxique et qui sous-entend développement économique. La croissance (quantité) est en effet l’infrastructure du développement (qualité) qui conduit à l’accumulation du capital de Marx. Le développement est une conception des pays du Nord qui se traduit dans certains pays par « rêve du blanc ». Aujourd’hui on en a fait du développement durable mais il n’y a pas de bon développement. Il ne faut également pas tomber dans le piège d’une autre croissance, plus humaine… c’est un leurre.

La décroissance est une utopie nécessaire !

Photo : Serge Latouche (source : http://bdm.typepad.com) - cartes des Casseurs de Pub

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Published by Sébastien Bosvieux - dans Economie
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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 12:05
Le facteur 4, voilà l'objectif de Nellly Olin notre ministre de l'environnement à la lecture du rapport de Nicolas Stern (coût estimé du réchauffement climatique 5500 milliards d'euros et récession économique de l'ampleur de 1929). 4 étant le chiffre par lequel nos émissions de CO2 doivent être divisées en 2050 ! Impressionnant. Et à y réfléchir on peut appeler cette annonce soit de la com (étape suivante du développement durable qui devait pourtant sauver la planète) soit du foutage de gueule. J'ai du mal à supporter les cris d'urgence de Chirac, Blair, Merkel sur le sujet.

Il est intéressant de rappeler des évènements récents :

- Le Canada réfléchit à sortir du protocole de Kyoto car ses objectifs sont incompatibles avec la bonne marche de ses grosses industries.

- L'Espagne et l'Italie sont quasi assurées de ne pas respecter leur premier objectif qui était la réduction de 8% de CO2 en 2012 alors qu'ils ont augmenté de 5%.

- 17 pays européens dont la France se sont vus refuser leur proposition de quotas de CO2 à  l'Europe (PNAQ2) car 15% supérieurs aux rejets réels 2005 des entreprises concernées (Kyoto concerne certaines industries seulement)

-L'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a indiqué que la teneur en CO2 de l'atmosphère a grimpé de 0.5% en 2005 par rapport à 2004 et conclut "pour arriver à une simple stagnation des niveaux de CO2, il faudrait des mesures plus draconiennes que celles proposées aujourd'hui par le protocole de Kyoto». Rappelons que Kyoto retient un facteur 2 (-50%) et non 4 (-75%) comme la France !!!

Le problème est que le préalable inflexible repose sur le fait que  notre société basée sur la croissance ne doit en aucun cas être remise en cause et que la croissance économique (qui veut dire augmentation de la production et de la consommation) doit être compatible avec décroissance des émissions de gaz à effet de serre. On place l'économie comme priorité absolue et on ne veut pas sortir d'une logique consumériste basée sur le toujours plus. Ce principe est pour moi dangereux car il repose sur le scientisme. Qu'on m'explique comment résoudre cette équation avec tant d'inconnues ?

Pendant ce temps-à, d'autres, même s'ils surfent sur la vague alarmiste du réchauffement climatique, continuent à douter.
J'ai pu lire cette semaine l'édito de R.M. Simonnet (toujours un peu acide) de Journ'eaux, un hebdo de veille législative destiné aux "acteurs de l'eau". Il explique, à propos de l'augmentation du CO2,  "l’écosystème terrestre finira par absorber ce surcroît, mais avec un temps de réponse de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles". Simonnet minimise le phénomène mais fait une erreur en parlant d'écosystème, qu'en est-il de l'humanité ?
Enfin, après avoir expliqué que le réchauffement entraînerait la production d'immenses glaçons  à partir du Groenland, glaçons qui iraient se balader aux abords de l'Europe (mais que l'homme pourrait tracter au large), qui stopperaient le gulf stream et donc refroidiraient l'Europe, il conclut "il vaut mieux éviter de tirer des conclusions hâtives à propos du réchauffement planétaire". J'ai cogité longtemps et je n'ai toujours pas tranché entre second degré, mauvaise foi ou ignorance.

Jeudi, la Dépêche du Midi, journal régional à la point en la matière s'il en est, relatait une étude du CNES qui simulait une augmentation des mers de 80m avec Toulouse les pieds dans l'eau. La conclusion laisse aussi songeuse : "mais au fait, ce réchauffement va-t-il durer ? C'est toute la question autour de laquelle discutent les chercheurs. Avec, pour certains, cette évidence : plus nous polluerons, plus nous provoquerons un effet parasol au-dessus de nos têtes, de nature à freiner le rayonnement solaire, ouvrant ainsi la porte à un inexorable refroidissement." L'effet parasol, voilà un nouveau paramètre qui s'invite au débat !!!! Il me semble pourtant que les gaz à effet de serre sont opaques aux seuls infrarouges venant de la terre et non à ceux du soleil, contrairement à l'ozone.

Je pense pourtant qu'il y a quelques espoirs car incontestablement une prise de conscience s'opère, tous les partis politiques (sauf le FN) se disent alarmés par la situation. Ca tombe bien, la conférence internationale sur le climat de Nairobi au Kenya  débute la semaine prochaine. L'occasion de faire le point et de parler de l'avenir.

Au fait, aujourd'hui, 4 novembre, se déroule la journée internationale d'actions contre le réchauffement climatique, ça commence bien, j'ai allumé le chauffage pour la première fois de la saison...(je lance au passage un appel pour savoir comment isoler de l'intérieur un appart des années 68).

Photo : carte postale éditée par Casseurs de Pub
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Ca chauffe !
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 21:22
Cela fait quelque temps que j'ai collé sur ma boîte aux lettres l'autocollant "Merci d'épargner ma boîte aux lettres" (disponible en mairie, celles-ci pouvant les commander par l'intermédiaire du site web de l'Ademe).
Il est globalement bien respecté et je ne reçois quasiment jamais de prospectus, sauf quelques réclames de pizzerias mais rien de méchant. Toutefois hier j'avais une petite liasse de catalogues illustrés de tout un tas d'objets tellement superflus que beaucoup de gens les veulent absolument (quitte à faire un crédit). Dans de pareils cas j'écris un e-mail aux enseignes concernées. Ainsi, l'an passé je recevais souvent de la pub pour Lidl, ce qui a cessé après quelques échanges de courriels. Voici ce message :

Madame, Monsieur,

Je viens de recevoir des prospectus publicitaires de votre société dans ma boîte aux lettres. Or, j'ai apposé sur celle-ci l'autocollant pour refuser cette publicité "Merci d'épargner ma boîte aux lettres", édité par le ministère de l'environnement. 

 L'affichage de cet autocollant implique le plus souvent une prise de conscience de notre part, citoyens, par rapport aux effets néfastes de la publicité (pollution, asservissement mental, coût). Nous serons donc peu réceptifs à vos messages et nous distribuer des prospectus s'avèrera contre- productif et pourrait  même ternir votre image , ce qui ne serait pas sans incidence au moment de choisir un lieu d'achat ! 

 

Les 40 kg/an/personne de prospectus publicitaires fabriqués, distribués puis traités ou incinérés (en grande partie grâce à l’argent public) sont une ineptie au moment où lutter contre le réchauffement climatique est une urgence absolue.  

 

Le choix de ne pas recevoir de publicité est donc un choix louable, réfléchi et je souhaite que votre entreprise le respecte. En conséquence je vous prie de faire le nécessaire pour que vos publicités ne soient plus distribuées chez les personnes qui en font la demande sur leur boîte aux lettres. 

 

En vous remerciant par avance, veuillez recevoir,  Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

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Published by Sébastien Bosvieux - dans Ecologie au quotidien
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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 20:57
5 tonnes de crottes  ! Rassurez-vous ce n'est pas la quantité quotidienne produite par les Toulousains car, pour eux, c'est direction Ginestous puis Garonne. Non, ce sont leurs chiens ! Mais en même temps ce sont bien un peu les merdes de leurs maîtres... Incivilité, manque de citoyenneté, la mairie semble en avoir marre et passe à l'action.
La vidéo est vraiment originale et marrante dans le style Wallace et Gromit (pâte à modeler) , comme en témoignent les applaudissements et les rires hier à l'issue de sa projection au ciné juste avant l'excellent "Scoop" de Woody Allen !!!.
J'attends avec impatience la campagne contre les voitures garées sur les trottoirs, voire la campagne contre la voiture en ville mais là, une pluie de bagnolles, ce serait moins marrant, tous les automobilistes nous feraient un caca nerveux !!!

Place aux images...

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Published by Sébastien Bosvieux - dans Toulouse
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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 22:56
Le Réchauffement climatique n’a jamais été autant à l’ordre du jour et c’est tant mieux ! D’un côté on a la majeure partie qui nous met en garde face au réchauffement climatique en cours et ses conséquences, sur un ton plus ou moins alarmiste. De l’autre on a les rebelles qui pensent l’inverse : le réchauffement climatique n’a rien d’extraordinaire et l’homme par ses rejets de CO2 n’est pas le principal fautif.
Dans le camp des premiers on a l’immense majorité de la communauté scientifique ainsi que l’inévitable Al Gore avec son film « Une vérité qui dérange » et de l’autre certains tel notre ancien ministre socialiste de l’Education, Claude Allègre (lire la réponse de Jean-Marc Jancovici à son papier dans Le Monde ici).

Justement Al Gore fait bien remarquer qu’il n’y a, à ce jour , aucune publication dans une revue scientifique reconnue remettant en cause le réchauffement climatique causé par l’augmentation de CO2. En revanche environ 50% des articles dans la presse grand public émettent des doutes sur la réalité de ce phénomène.
Toujours est-il que ces propos nourrissent une opinion populaire qui est séduite par le côté foutaise, catastrophisme, dogmatisme voire pure machination politicienne ou effet de mode. On a pu le remarquer lors de l’émission « l’Arène de France » la semaine dernière sur France 2 où ce débat, qui n’en est pas un, a été mis sur le tapis. Le dogmatisme semble bien être du côté des opposants à la thèse du changement climatique, se fiant plus à leur sentiment personnel qu’à des réalités scientifiques !

Une vérité tronquée ?


«Une vérité qui dérange » est en ce sens un formidable film documentaire qui met les points sur les « i » et reprend tout noir sur blanc. Le réalisateur suit « l’ex futur président des USA » dans sa vie de conférencier au fil des démonstrations qu’il fait à travers le monde sur la réalité qu’est le changement climatique. La démonstration est claire, simple, indémontable et à la portée de tout le monde. D’ailleurs plutôt qu’un sous titrage qui aurait empêché de bien observer courbes et schémas, une voix off française (Charles Berling) a été préférée. Il n’y a aucune lourdeur scientifique, Al Gore ne rentre jamais dans les détails inutiles. Contrairement à ce que je redoutais, ce film ne traite pas spécialement du problème américain et du mode de vie outre-Atlantique, tout le monde se sent concerné.
Ponctué d’un peu d’humour qui par contre est très américain et ne nous touche guère, du moins pas moi, la démonstration porte essentiellement sur la cause scientifique du réchauffement climatique ainsi que les éventuelles conséquences (réchauffement, montée des eaux, arrêt du Gulf Stream…). Après il y a le passage mélo-dramatique avec sa vie et ses malheurs, sans doute pour mettre une touche émotionnelle et montrer que le personnage est très sensible et que les expériences de la vie l’ont amené à l’essentiel : l’environnement.

Là où ça se gâte c’est que M. Gore n’évoque pas trop les vraies causes : l’activité économique qui s’est emballée, notre niveau de vie, notre société consumériste basée sur la profusion et le gâchis. Il explique que croissance et préservation environnement sont possibles et à aucun moment ne remet en cause cette grosse machine productiviste. Il estime bien évidemment que la science va beaucoup faire et laisse peu de pistes sur le plan macro-économique. Le développement durable est bien la norme. Il est quand même assez incroyable qu’on nous explique que la situation soit catastrophique, qu’il faille réduire par 4 nos émissions de CO2 d’ici 2050 et que le modèle de société qui nous est proposé soit le même, si ce n’est éteindre la télé plutôt que la laisser en veille, mettre des ampoules à économie d’énergie et rouler à l’éthanol. Est-ce stratégique afin de ne pas effaroucher le tout un chacun qui prend à peine conscience du problème ?
Je remarque quand même que le Canada s’apprête à sortir du protocole de Kyoto estimant que les contraintes (réduction des rejets de CO2 de 6% en 2010 par rapport à 1990) impactent trop ses gros industriels. C’est bien le signe que les changements doivent être plus profonds.

Le générique de fin affiche tout un tas de petites phrases (en anglais et non traduites, pourquoi ?) du genre « si tu veux un changement, commence par te changer toi » ou «marche et fais du vélo plutôt que prendre la voiture », « prends en compte cette problématique pour les prochaines élections», « mets tes connaissances au service de l’action » après il est question de prière… là ça sortait de ma sensibilité !
A la fois motivant (même si le film prêchait un convaincu en ma personne) pour se bouger mais aussi assez incomplet et politiquement correct à moins que les ampoules fluocompactes soient effectivement la solution… Bon soyons fous, j’ose le prononcer le gros mot qui dérange: décroissance !!!!
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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 17:21
J'ai été abonné à Politis 2 ans. C'est un très bon journal, engagé, bien écrit, iconoclaste mais malheureusement je me suis désabonné car je ne prenais pas le temps de le lire. Je me suis abonné à la place à Alternatives Economiques (SCOOP) qui, pour moi, présente l'avantage d'être mensuel et d'avoir une approche plus statistique et chiffrée pour se faire une opinion. Il me permet de mieux comprendre l'économie, la mondialisation, le fonctionnement  de la société. Politis reste un journal d'opinion, de gauche, engagé comme il y en a de moins en moins dans notre paysage de presse écrite.

Malheureusement, Politis est en train de mourir. Comme tout journal il est soumis à la rude loi du marché même s'il reste aujourd'hui indépendant des poids lourds de la finance et reste très sélectif pour la publicité.
J'ai bien réfléchi à un éventuel réabonnement de soutien mais il me semble peu intéressant de recevoir un hebdomadaire qu'on ne lira pas ou très peu, je fais donc un chèque.

Voici l'appel lancé par son personnel :

"Politis risque de disparaître : placé en dépôt de bilan depuis le 8 août, votre hebdomadaire doit faire face à une situation d’urgence pour assurer sa survie. Après le retrait inattendu du repreneur pressenti pour son plan de relance, le personnel a décidé de sauver son journal avec le soutien de ses lecteurs, de ses amis et de tous ses sympathisants :

Un appel est donc lancé afin de réunir la somme d’un million d’euros d’ici fin octobre. Le soutien massif que nous recevons nous montre que l’objectif est en passe d'être atteint :
700 000 euros ont déjà été collectés ! Le blog de l’association Pour Politis vous informe jour après jour de l’état de la situation et vous permet de nous faire part de vos réactions. En outre, un espace inséré dans le journal (qui continue à paraître normalement) rend compte de l’avancée de nos recherches de financement. Politis, votre hebdomadaire, doit continuer à vivre !"

Le site de Politis
Le site de soutien à Politis
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Published by Sébastien Bosvieux - dans Médias
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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 09:00

TF1 et compagnie souhaitent tellement que les émeutes de banlieue se reproduisent qu'ils vont sûrement bientôt voir leur voeu exaucé. Les médias évoquent ostensiblement l'anniversaire des accrochages en banlieue 2005 et nous annoncent tant de nouveaux heurts qu'ils vont certainement avoir lieu, sans quoi leur campagne de com serait un échec...

Le choc des images, la révolte des téléspectateurs du 20h, voilà des audiences assurées et les 30 secondes de spots de pub revalorisées.  Un climat sécuritaire en France entrenu qui exacerbe la xénophobie, la peur des autres, le repli sur soi et nourrit les imaginations les plus délirantes !. On en voit qui s'en lèchent les babines dans la perspective du 22 avril 2007 !!! Les jeunes de banlieue, chauffés par TF1, font le jeu de Sarkozy.

S'il accède aux plus hautes responsabilités il pourra adresser ses remerciements en priorité à Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte !!!

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