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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 00:43
Le nucléaire déchaîne les passions, c'est un sujet qui divise profondément, les choix sont en général assez radicaux, pour ou contre. Même l'alternative unitaire de la gauche antilibérale a des points de vue très divergents  en son sein sur le sujet  et appelle au débat public pour trancher la question.

Les pro-nucléaires avancent l'indépendance énergétique, une énergie qui ne rejette pas de gaz à effet de serre et sur laquelle reposent de grands espoirs à long terme (ITER) ainsi que son faible coût.

Du côté des anti-nucléaires c'est essentiellement le problème des déchets dont on ne sait que faire si ce n'est les enfouir, la frontière fragile entre nucléaire civil et militaire (cf Iran), la sécurité des centrales et l’opacité qui les entoure.

Je suis en accord et en désaccord avec des arguments de chaque camp même si je me sens bien entendu plus proche des anti. Je pense néanmoins que la priorité numéro 1 est la lutte contre le dérèglement climatique et les rejets de gaz à effet de serre qui en sont la cause. A cela s'ajoute la pénurie de pétrole à venir donc la flambée des prix et les instabilités géopolitiques qui en découleront. On ne peut donc refuser en bloc une énergie qui, en France, est prédominante. L'Allemagne s'était engagée (et fait marche arrière) à sortir du nucléaire mais son parc est bien moindre que chez nous. En France 80% de l'électricité est d'origine nucléaire alors que ce taux baisse à 6% au niveau mondial. Il ne s'agit pas en effet de refuser le nucléaire pour en acheter chez nos voisins ou construire des centrales à charbon.

Le nucléaire civil et militaire est étroitement lié puisque les déchets des uns peuvent servir aux autres et que les techniques d'enrichissement de l'uranium sont communes. Je suis très sensible à cet argument mais je suis persuadé qu'il est possible de découpler les deux. La grande majorité des pays qui utilisent le nucléaire civil n'ont pas l'arme atomique. Cette technologie a un côté bénéfique et un côté néfaste et comme le disait Rabelais "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". Interdire le nucléaire civil n'empêchera pas un pays d'enrichir de l'uranium pour en faire une charge sur un missile, à partir du moment où la technologie est connue et où la volonté politique est là. Il faut donc commencer par se battre pour interdire le nucléaire militaire, à commencer par les donneurs de leçon comme le France ou les USA.

Par rapport aux déchets, ce problème est également très préoccupant car c'est une véritable fuite en avant. Les enterrer en espérant pouvoir un jour les traiter peut relever de l'inconscience et de l'irresponsabilité 
vis-à-vis des générations futures. J'ai tout de même relativement confiance dans les conditions de conservation qui, je pense, seront surveillées encore longtemps. Il faut tout de même relativiser avec l'urgence du réchauffement qui semble bien plus prioritaire et nécessite des choix forcément imparfaits. La perfection n'existe pas en matière énergétique.
 
Le débat le plus important doit être celui des choix énergétiques d'un pays et des moyens à y consacrer. Aujourd’hui la France a fait le choix de miser à fond sur  le nucléaire et je crois davantage au scénario Négawatt : sobriété (rationaliser et changer les comportements et les modes de vie), efficacité (supprimer les pertes à la production et à l’utilisation), renouvelables.  Ce scénario ambitieux permet pratiquement de se passer du nucléaire qui doit donc être un dernier recours et ne doit absolument pas être un blanc seing à la croissance énergétique. De toute façon les réserves de combustible fissible (importées) sont de 100 à 200 ans. Quant à ITER, personne n'est aujourd'hui capable de s'avancer sur sa faisabilité au niveau production industrielle, on ne peut donc construire des scénarios dessus. 
 
Il est par ailleurs évident qu’une politique énergétique cohérente, la plus écologique possible, équitable, sécurisée, axée sur le long terme doit être publique, avec des moyens de production appartenant à l’Etat et exploités par lui et surtout pas ouverts aux appétits des actionnaires et des chercheurs de profit.

Le débat pro ou anti nucléaire est avant tout passionnel et idéologique. Je rêve évidemment d'un monde où toute l'énergie serait renouvelable, où l'empreinte écologique de l'homme serait inférieure ou égale aux capacités de la terre mais je pense être un minimum réaliste. Refuser le nucléaire c'est inévitablement se reposer à court terme sur le charbon , le gaz ou le pétrole qui, au-delà de leurs rejets fatals en CO2, seront épuisés dans quelques dizaines d'années. Je rejoins les anti concernant la sobriété,  la décroissance énergétique mais là où se reposer complètement sur le nucléaire est une fuite en avant, le refuser en bloc est un aveuglement car l'énergie parfaite, propre et infinie  n'existe pas.

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Published by Sébastien Bosvieux - dans Energie
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commentaires

baikal 19/12/2006 10:14

Julie, nous ne partageons pas le même point de vue sur le nucléaire, c'est une évidence. Je ne vais donc pas m'apesantir là-dessus, nos points de vue étant sans doute irréconciliables. J'ajouterais simplement que, après avoir longtemps adopté la même position que toi, j'ai changé d'avis quand j'ai mieux pris conscience des "ordres de grandeur" (ma culture scientifique n'y est sans doute pas étrangère). Intérieurement, je souhaite que quelqu'un me convainc qu'il est possible de garantir l'approvisionnement énergétique en quantité suffisante (au sens "pour assurer la pérennité de nos système démocratiques"), de manière renouvelable, sans fossiles ni nucléaire, mais simplement avec des renouvelables. Cela n'a pas été le cas jusqu'à présent. Si tu as un scénario crédible à me proposer, je suis preneur.
Quant à être qualifié d'utopiste, d'irréaliste ou de doux rêveur, je connais la rengaine, crois-moi. Plus à travers les regards et les mimiques, que les mots d'ailleurs. A vrai dire, par rapport aux écologistes "politiques" (je sais, c'est réducteur, mais je n'arrive pas à trouver d'autre qualificatif), je pense que la principale différence dans ma réflexion concerne le nucléaire. Pour le reste, je suis quasiment certain que nous nous accorderions bien. D'ailleurs, je suis convaincu que le changement individuel est le pré-requis indispensable à un changement plus global de nos modes de vie, et qu'il faut d'abord balayer devant sa porte, pour faire en sorte que la vertu de l'exemple fasse son oeuvre autour de soi. C'est pour cette raison en particulier que j'ai remis en cause la mobilité lointaine, que je ne fréquente plus les grandes surfaces, que j'adhère à une AMAP ou que j'effectue tous mes déplacements urbains à vélo. Si nous nous rencontrions, Julie, il y a de grandes chances pour que nous nous entendions bien !

Sébastien Bosvieux 19/12/2006 22:02

Ce blog n'est pas une agence matrimoniale ;-)

Julie 17/12/2006 12:21

Moi qui me disais que j'avais fait couler assez d'encre. Je m'étais pourtant décidée à me faire oublier

Il y en a en effet une centrale en Flandres et une en Wallonie, à cela nous ajoutons souvent la base de Kleine Brogel. Il s'agit d'une base militaire où sont stockées DANS L'ILLEGALITE LA PLUS TOTALE des armes militaires de l'OTAN, autant dire états-uniennes.

Pour ce qui est du journal fictif, j'ai un avis très partagé. Nul ne met en doute l'énorme fiasco déontologique de cette émission et d'autant s'interroge quant à la crédibilité future des journalistes.

Cependant je déplore que l'on ait tergiversé sur le journal aux quatre coins de la planète et non pas sur le débat qui a suivi. Le but de la fiction était d'attirer l'attention du plus grand nombre sur un sujet inquiétant auquel les Wallons ne sont pas préparés, et forcer le débat. Un simple documentaire aurait eu un taux d'audience infime et aurait fini aux oubliettes, comme c'est souvent le cas.

Mais cette fiction a donné une image négative et stéréotypée des Flamands que les Wallons connaissent déjà très mal car rares sont ceux qui parlent le néerlandais (contrairement aux Flamands, généralement bilingues). La Flandre compte une poignée de fanatiques indépendantistes qui exploitent la xénophobie (crainte de l'étranger, création d'une culture Flamande jusqu'à peu inexistante, détachement politique et idéologique de la Wallonie) pour arriver à se faire représenter au parlement. Mais très peu de Flamands sont indépendantistes. Un sondage a même pu démontrer que la grande majorité des électeurs du Vlaams Belang ne le sont pas non plus. La Wallonie craint la séparation du pays car le poumon économique et donc financier du pays est en Flandre.

Présenter l'indépendance de la Flandre comme une réalité n'a fait qu'attiser les tensions communautaires. Elle a terrorisé les Wallons à tort mais a surtout donné du crédit, du pouvoir et de la popularité aux indépendantistes pourtant si marginaux. Aujourd'hui, c'est l'extrême droite flamande qui remercie publiquement la chaîne publique du cadeaux et le Flamand moyen modéré qui s'attriste d'une telle image propagée à son insu. Le débat a été lancé, mais à quel prix?

Si la menace avait été réelle, j'aurais trouvé judicieux de briser les codes déontologiques pour alerter la population, réveiller les politiciens et lancer un débat valable. Je rangerai cet acte dans la catégorie de la désobéissance civile. C'est pour cette raison que je ne m'ajoute pas à la longue liste des critiques de l'initiative. Mais je ne signe pas la pétition de soutien non plus, car je ne trouve pas que le sujet était approprié. La Flandre ne demande pas d'indépendance mais davantage d'autonomie dans notre Belgique fédéralisée.

Pour des raisons diverses, il est difficile de faire comprendre la réalité belge à un Français. Mais imagine qu'en 2002, D. Poujadas aurait présenté un flash spécial donnant J.M. Lepen élu président dès le premier tour, ou vainqueurs des sondages. Ne penses-tu pas que le débat qui aurait suivi aurait analysé les raisons fictives avancées, comme la division de la gauche par exemple? On aurait peut-être pu éviter le séisme bien réel qui a suivi, même si l'alternative n'était pas de qualité.

Et si demain, je présente un journal sur la raréfaction des minerais radioactifs, les dégâts disproportionnés des déchets nucléaires et l'érosion des centrales? Après tout, Tchernobyl n'était pas de la fiction. Je taquine ^-^

Pour la petite histoire, ils ne m'ont pas eue. Je connais la situation ambiguë de ce plat pays qui est le notre. Et puis c'était trop flagrant: clichés en tous genres, images d'archives, mauvais montages, etc. J'aime beaucoup la sociologie et je connaissais le cas d'Orson Wells.

Et pour terminer sur une note positive, je vous rappelle Françaises, Français, que vous aurez bientôt le choix de votre fournisseur d'énergie. Ici, c'est le cas depuis 2003. L'équivalent de notre Ecopower est Enercoop: pas de fossile ni de nucléaire, que du renouvelable. J'étais prête à payer plus pour polluer moins. Mais la bonne surprise est que c'est moins cher! N'hésitez donc pas à commencer l'année en beauté.

La nouvelle vient de Belgique, mais ce n'est ni une blague, ni de la fiction

PS: Ayatollah de l'environnement? Je la trouve excellente!

Julie 15/12/2006 22:30

Baïkal, moi non plus je ne veux pas entrer dans une polémique stérile et continuer à polluer le blog de Sébos. J'aurais préféré clore le débat, en admettant tout simplement que je n'ai pas le même avis que vous. Mais puisque tu me poses des questions, je vais y répondre brièvement.

La première, et je l'ai dit plus haut, a été présentée en Belgique. La sortie du nucléaire serait progressive, préparée à partir de 2015 et on fermerait la dernière centrale en 2025 (il n'y en a que 2 actives en Belgique). Le fait est qu'au moment où l'on devrait s'y préparer, on tente d'annuler le projet de loi.

Pour la deuxième, j'ai juste réagi à ta proposition de nucléariser l'Inde et la Chine. Je n'ai pas de plan pour les faire tourner aux renouvelables -je pense que c'est une décision qu'ils devraient prendre eux-mêmes- mais je ne sais pas comment tu comptes les convaincre d'investir dans le nucléaire. Mon discours était le suivant: si on doit leur présenter un plan d'énergie écologique, ce sont les renouvelables, pas le nucléaire.

Dans son article, Greenpeace mentionnait la fin du nucléaire dans 60/70 ans, par manque de matières premières. Mais on n'y est pas préparés, ou pire, on continue de présenter le nucléaire comme solution d'avenir stable au nivau économique, politique et pire, écologique.

A vrai dire j'ai un peu l'habitude d'être qualifiée d'utopiste, irréaliste. A quoi sert-il d'acheter équitable, vivre sans voiture, manger bio, travailler pour la paix dans le monde ou militer contre le nucléaire? Je ne baisse pas les bras, mais je crois qu'à ce stade, il serait plus sage d'admettre que les écologistes n'ont tout simplement pas le même combat.

Sébastien Bosvieux 16/12/2006 13:14

Tu ne pollue pas le blog Julie, c'est la planète qui est polluée !!Quant au fait que tu sois qualifiée d'utopiste, ne t'inquiète pas c'est mon cas aussi même si je ne rejette pas complètement le nucléaire. Remettre en cause la durabilité de la croissance constitue déjà une dérive grave de la pensée pour beaucoup, on me traite d'obscurantiste et d'Ayatollah de l'environnement.Pour ce qui est des 2 centrales en Belgique, c'est faux, il y en a une en Flandres et une  en Wallonnie depuis mercredi soir ! Je ne sais pas ce que tu penses de ce canular mais c'est quand même énorme. Dans quel sens cela fera-t-il réfléchir ?http://www.youtube.com/watch?v=nRtTvAZChd0

Baikal 12/12/2006 12:27

Je réponds à Julie.
Je ne souhaite pas entrer dans une polémique stérile, mais juste essayer d’expliquer le mieux possible pourquoi je crois que la sortie du nucléaire, aujourd’hui, est dangereuse.
On est parfaitement d’accord sur un point. L’idéal serait que la consommation énergétique de l’humanité retombe à des niveaux suffisamment faibles (en gros, divisée par 10) pour que les renouvelables parviennent à couvrir l’ensemble des besoins. Ce serait parfait : peu d’impacts sur notre environnement, et une véritable durabilité. Devant l’inéluctable raréfaction des sources fossiles (dans le courant de ce siècle), et comme je ne veux pas croire à une solution « miracle » du genre ITER, cela signifie qu’il faut dès aujourd’hui entamer une décroissance volontaire et planifiée de notre consommation d’énergie, et en premier lieu celle d’origine carbonée qui a un impact gravissime sur le changement climatique. On peut très bien imaginer que, dans le même laps de temps, il soit décidé de sortir du nucléaire (qui comporte en effet beaucoup d’inconvénients).
La première question subsidiaire est alors la suivante : comment garantit-on la stabilité sociale de nos démocraties en diminuant à la fois les fossiles et le nucléaire ? Avec simplement des renouvelables ? J’ai peur que la réponse soit non. En tous cas, dans les 30 ou 40 ans à venir, je pense qu’il est plus sage de renouveler le parc existant (en France par exemple), sans chercher à accroître la capacité (ce qui donnerait un mauvais signe à l’encontre des usagers), tout en entamant une politique volontariste de réduction de la consommation des combustibles fossiles, d’abord et avant tout. Je crois que cet effort vertueux serait déjà suffisamment dur à mettre en œuvre (car cela affecterait largement plus de 50% de la consommation d’énergie totale en France), sans en plus y rajouter une contrainte sur la consommation d’électricité d’origine nucléaire. Ou alors, on accepte de basculer sous un régime totalitaire. Est-ce vraiment ton souhait, Julie ?
La deuxième question subsidiaire est la suivante : comment convaincre les pays émergents tels la Chine de poursuivre leur développement économique sans avoir recours à son charbon hyper-abondant, juste à partir des renouvelables ? J’ai peur que la réponse soit non. Chaque semaine, les Chinois construisent une nouvelle centrale au charbon, équivalant peu ou prou à 1000 éoliennes de dernière génération. Est-il réaliste de les contraindre, d’une manière ou d’une autre, à faire sans leur charbon ? Sans doute pas, à moins de les convaincre de ratifier Kyoto (comment ?) et qu’une technique de production électrique en grande quantité, non carbonée, leur soit proposée. Considérant qu’il n’est (hélas) pas possible d’enrayer leur course au développement, seule l’option nucléaire peut répondre à leur problématique, car le potentiel des renouvelables est limité, même en investissant massivement dans l’éolien, le solaire ou la biomasse. Ou alors, il faut les encourager à inonder à nouveau des centaines de km² de terres, comme cela a été fait avec le barrage des 3 Gorges : http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_des_Trois_Gorges. Mais je doute qu’il y ait encore beaucoup de sites éligibles à une telle opération.
Evidemment, dans le meilleur des mondes, s’il était possible par un coup de baguette magique de repartir d’une feuille blanche, et de refaire l’Histoire, j’aurais préféré que l’homme s’accommode dune certaine sobriété de telle sorte que la production d’énergie à partir des sources renouvelables lui soit suffisante. Mais le contexte actuel est complètement différent : on ne peut ignorer la menace d’un changement climatique de grande ampleur, et en même temps occulter la dimension sociale de l’énergie comme pilier des démocraties. Comme nous avons besoin de pragmatisme (car c’est la seule manière efficace d’aboutir à une ébauche de solution aux problèmes environnementaux), l’électro-nucléaire est un levier non négligeable sur lequel il ne faut pas cracher car notre tâche est déjà extrêmement ardue. La transition rapide d’un monde vorace qui court à sa perte à un monde durable plus sobre ne peut se faire dans la douceur. Si en plus on nous retire un moyen d’amortir les soubresauts, alors je ne donne pas cher de nos libertés individuelles.

Julie 08/12/2006 17:04

Sébos, je ne m'adressais pas à toi, je répondais à Baïkal (commentaire n°7), mais j'aurais dû le spécifier ;) C'est d'ailleurs sa phrase que je cite entre guillemets.

La fin du fossile a la même priorité. Ce n'est pas de cela qu'il faut convaincre certains écologistes, mais bien de la fin du nucléaire. Si j'avais lu "pourquoi je ne suis pas anti-fossile", j'aurais eu d'autres arguments. Si je rejette le nucléaire dans l'absolu, c'est parce que je suis une anti-nucléaire :) et je milite en faveur des énergies renouvelables, pas du fossile.

Les écolos pro-nucléaires ne voient que l'apport énergétique car on nous met un voile sur la réalité des choses (prinicpes économiques, évidemment). J'estime donc qu'il est primordial d'ouvrir les yeux, le but étant d'avoir le même combat.

Il se trouve que j'ai travaillé il y a 2 ans sur un dossier de contamination radioactive en République Démocratique du Congo, un des multiples dossiers connus mais bien évidemment dissimulé. L'El Dorado minier de la Belgique coloniale est toujours exploité indirectement, on ne sait trop par qui. Des hommes travaillent dans des conditions inacceptables, torse nu et parfois à main nues pour extraire le minerai miracle. Il est vendu en Occident (je vous laisse évaluer l'aspect non polluant du nucléaire lors du transport de ces matières premières), même si il est difficile de faire la lumière. Une étude indépendante a pu démontrer que des populations sont contaminées. Les eaux des rivières (où les gens se baignent et dont on consomme les poissons) sont également polluées. Pendant ce temps-là, les affaires continuent de tourner sous les yeux des militaires, la guerre aidant.

Un groupe d'action a été créé mais même les médias n'ont pas voulu s'y intéresser. Le ministre des mines congolais à qui le dossier a été présenté, avait l'air plus intéressé par les finances qu'il pourrait recevoir pour dépolluer et permettre des études sur place (finances qu'il ne reverserait probablement pas), que par l'enjeu humain.

Alors que prône-t-on? De l'uranium équitable? De l'uranium local? Ou la fin du nucléaire?

Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Le nucléaire est dangereux, polluant, éphémère et ne résoud pas nos soucis écologiques. Au lieu de proposer de construire des centrales aux pays à l'économie émergeante comme la Chine et l'Inde, il serait plus humain qu'ils se mettent aux énergies renouvelables.

Plus près de chez nous (où devrais-je dire de chez vous?) et dernier événement récent: le mois passé, la centrale française de Chooz a laissé échapper un nuage radioactif. Cette centrale étant enclavée géographiquement en Belgique, les autorités françaises auraient dû prévenir les autorités belges locales. Ca n'a pas été fait, et les riverais belges n'ont donc pas pu prendre leur pilule d'iode.

Que faut-il qu'il arrive, que faut-il dire ou prouver pour qu'au moins les écolos réalisent que le nucléaire n'est pas une solution.

Je ne pense pas que le renouvelable et l'hydraulique puissent remplacer toutes les sources énergétiques à l'échelle mondiale et actuelle. Mais je prône également la décroissance économique. Et puis si on analyse les coûts économiques, humains, énergétiques et l'impact sur la pollution du nucléaire, il ne vaut pas la peine qu'on continue à l'utiliser et surtout pas étendre son utilisation. Nous devrions nous intéresser aux alternatives.

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