
| Août 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||
Cette grève est prévue depuis longtemps. Les syndicats avaient été reçus le 17 décembre par le ministre de la fonction publique Eric Woerth
afin d'évoquer les problèmes de revalorisation des salaires dans la fonction publique. Fin de non recevoir, au moins pour l'augmentation du point. Pour voir son salaire suivre
l'inflation, il faut travailler plus. Cela s'est traduit localement dans l'établissement qui m'emploie par la vente possible (et non le rachat comme disent beaucoup : si l'on achète
c'est qu'on donne de l'argent contre quelque chose...) de 4 jours RTT ou congés. Cette mesure, émanation directe du leitmotiv sarkozyste, me fait peur. Sur un peu plus de 250 employés, une
centaine en a profité et avec une majorité de "hautes" catégories , sans doute des cadres qui perdaient leurs jours de repos. Je pensais plutôt que les "petites" catégories se seraient jetées sur
ces quelques dizaines d'euros.
Il y avait pourtant eu une belle mobilisation à la grève sur ce sujet le 20 novembre. Et puis j'ai été marqué par cette alerte du DRH au cours d'une réunion paritaire qui s'alarmait de la
recrudescence récente de situations de détresse financière de certains agents.
Cela me fait plaisir que les employés ne tombent pas dans le piège du "travailler pour gagner plus". La monétarisation de congés et de RTT annonce une remise en cause très dangereuse
de ces acquis et il semble que pas mal de monde en soit conscient. Alors je pense que la mobilisation de jeudi est indispensable pour s'y opposer.
|
Malgré cela, la simple revendication de plus de pouvoir d'achat m'embête. Comme écologiste qui se revendique décroissant je ne peux pas cautionner le
toujours plus. Notre société dérive vers l'hyperconsommation. Acheter et posséder devient une fin en soi. Tout le monde veut son écran plat, son téléphone portable dernier cri et une
grosse voiture. Cela crée des situations de surendettement dont la société toute entière est responsable. Ce modèle de société n'est évidemment pas viable et il faut faire attention à ne
pas l'encourager en revendiquant bêtement le pouvoir d'achat. |
|
Plus de libéralisme, plus de concurrence débridée demande Attali, cela se reportera évidemment sur les salariés. Aujourd'hui, des travailleurs ne peuvent pas se loger pendant que certains libéraux font la morale pour "remettre la France au travail" alors que leur capital d'actionnaire ou de propriétaire leur rapporte de plus en plus par rapport au travail.
Pour ma part, je ne demande pas plus de salaire. Avec mes 1500€/mois je suis le "roi du pétrole". D'ailleurs j'ai calculé mon
indice des prix à la consommation sur le simulateur de l'INSEE et il augmente moins vite que la moyenne (pas
de tabac et surtout pas de voiture, ça aide énormément !!!).
C'est pourquoi il convient de prendre la revendication "pouvoir d'achat" avec des pincettes. De la même manière que la croissance ne reflète pas la santé ou le bonheur de la
population d'un pays, le pouvoir d'achat ne reflète pas plus le bonheur, il peut même signifier le contraire.
Je serai jeudi en grève et dans le cortège toulousain, non pas pour demander bêtement de "travailler plus pour gagner plus" autrement dit du pouvoir d'achat sarkozyste mais pour demander
plus de justice dans la rémunération des salariés, la défense des services publics. En parallèle de la revalorisation des petits salaires et des
minima sociaux, il me semble indispensable de prendre des mesures pour lutter contre la société de consommation et les inégalités. Me viennent à la tête quelques idées :
