
Voilà 1 an et demi que
je composte
l'intégralité des déchets organiques de cuisine chez moi, en ville, en appartement et sur mon balcon.
J'en parlais ici même, notamment la manière dont j'avais fabriqué très simplement le composteur à partir d'une poubelle en plastique.
Il est temps de faire un premier bilan, en particulier pour Angèle ;-). Je vais essayer d'être complet. N'hésitez pas à me poser des questions grâce aux commentaires.
Le composteur a donc été placé sur le balcon et est alimenté par les
déchets de cuisine apportés au fur et à mesure. Ils sont composés des pelures de fruits et légumes
essentiellement mais aussi de papiers essuie-tout souillés sauf quand ils sont pleins d'huile. Pour les restes de viande, je les y mets (hors os), les très rares fois où il y a de la viande chez
moi... J'y mets aussi les coquilles d'oeufs même si elles restent plus ou moins en l'état assez longtemps, le marc de café et le filtre. Je déconseille les coquilles tels tournesol, pistache...

Le composteur en bout de balcon
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Le compost avant mélange
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... et après mélange
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Pour
l'entretien, je remue très régulièrement, environ 1 fois par semaine. Il s'agit juste de mettre 2 coups de pelle à jardinière pour bien aérer. En faisant de la sorte, je n'ai
jamais eu de problème d'odeurs. L'été, où l'activité est la plus forte, ça sent tout de même un peu lorsque l'on lève le couvercle et que l'on mélange. Le reste du temps, pas d'odeurs.
D'ailleurs, en recevant des gens, il m'est arrivé de les emmener sur le balcon et de leur demander s'ils ne sentaient pas une drôle d'odeur s

ans leur dire que j'avais un composteur... réponses négatives ! En hiver, je remonte bien le compost au fond car
il est très humide et il ne faut pas qu'il pourrisse et fermente. D'ailleurs j'ai enlevé la grille de fond que j'avais fabriquée car elle gênait plus qu'autre chose. En revanche, l'été il faut
légèrement arroser. Je dirai 1 L toutes les 2 semaines pour ne pas qu'il sèche et que toute l'activité biologique s'arrête.
Concernant
les quantités, elles se réduisent de manière impressionnante en compostant. On obtient une espèce de terreau, d'humus (photo ci-contre). Mon bac n'est jamais rempli à
plus du 1/4 et en 1 an et demi j'ai sorti 2 fois du compost (donc tous les 6-8 mois) , 1 jardinière à chaque fois. Une fois sorti du composteur, je le mets de côté (pot de fleur ou jardinière
inutilisés par exemple) quelques semaines pour que les derniers déchets se décomposent bien et qu'il se stabilise avant de l'incorporer pour les plantes (même si la dernière fois, je l'ai
directement incorporé à la terre au moment de la plantation). Pour ce qui est des quantités à utiliser pour mélanger à la terre de plantation, aucune idée, j'ai mis moins d' 1/4 du volume final et
ma foi ça pousse pas mal.
Points positifs
- réduit le volume des poubelles (qui ne sentent plus mauvais) donc la fréquence pour les descendre et la rotation des camions ainsi que la taille des incinérateurs si réalisé à plus grande
échelle
- participe au cycle naturel de la matière organique : retour au sol
- bon amendement pour les plantations (et le seul que j'utilise) et remplace le terreau
- économique (pas de terreau à acheter ni d'engrais) sans compter que si tout le monde faisait cela, la taxe ordures ménagères baisserait !
- très facile à réaliser
- permet d'avoir des plants de melons, tomates, courges (photo ci-contre) issus des pépins jetés l'année d'avant !!!
Points négatifs
- demande un suivi hebdomadaire ou bimensuel et un entretien minimum par rapport à la poubelle ordinaire
- attire quelques moucherons et araignées
- sent si on lève le couvercle et que l'on mélange
- prend un peu de place (mais mon modèle est surdimensionné)
- si l'on n'a pas de plantes, suppose de se débarrasser du compost (dans une plate-bande de jardin public par exemple).
Voilà, voilà, faites partager vos expériences de compostage, en ville ou à la campagne, posez des questions si vous voulez des précisions. Chiche, et si le compost devenait collectif à toute la
résidence ou au quartier ?!