
En faisant un tour à la Fnac j'ai été agréablement surpris de découvrir,
au rayon économie, un compartiment "décroissance" qui n'existait pas il y a quelques mois.
Il est vrai que d'une manière générale les ouvrages à la gloire du libéralisme deviennent rares au bénéfice de ceux dénonçant ce système.
Certains économistes libéraux tirent d'ailleurs la sonnette d'alarme tel Patrick Artus "Le capitalisme est en train de s'autodétruire". Jai reçu ce livre pour Noël et je l'ai placé dans la file d'attente des livres à lire...
On sent autour de nous (médias, ambiance générale, discussions avec M. Tout le monde...) que
ce système économique n'est pas viable et s'effondre petit à petit en montrant ses limites, en particulier parce qu'il creuse les inégalités sur la planète, sans parler de l'aspect écologique...
Du coup, de plus en plus de personnes s'intéressent à
la décroissance, cette théorie économico-politique semble de plus en plus prise au sérieux. Jusqu'à mon travail où je me suis aperçu que la revue "nature et progrès", publication de l'agriculture biologique, circulait. Elle fait une large place à la décroissance.
Pour ma part je suis néophyte en décroissance, outre une conférence et un abonnement à l'excellent bimestriel "La décroissance", je ne me suis pas trop penché sur la question. Lors de cette conférence était projeté un film sur un couple de gersois qui vit complètement à l'opposé de la société de consommation, c'était je pense trop radical.
Ce genre d'expérience décourage plutôt qu'autre chose.
Mais le livre collectif "Objectif décroissance" figure en première position de la liste d'attente, il m'informera certainement plus largement sur la question. Ce qui est sûr c'est que j'adhère à fond au principe de base
"Ceux qui croient qu'une croissance éternelle est possible sur une planète aux ressources limitées sont des fous ou des économistes". Et pourquoi pas participer à quelques groupes de discusison sur le sujet sur Toulouse... à voir. Deux sites internet pour s'informer :
toulouse décroissance décroissance.infoJe ne serais pas étonné de voir une nouvelle rubrique au rayon librairie de la Fnac intitulée "
crise pétrolière". Le nom correct serait "
fin du pétrole" mais ça fait trop peur alors que "crise" donne le sentiment que la situation est réversible, que c'est un mauvais moment à passer, en d'autres termes ça fait davantage croître les ventes...