Samedi 10 novembre 2007
La route est un lieu public où
se côtoient différents usagers. Misà part les véhicules de secours et de Police, nul n' a priorité sur l'autre. Les cyclistes sont donc en théorie des utilisateurs
de la voie publique à part entière, ils y ont des devoirs mais aussi des droits.Toutefois, les droits spécifiques des cyclistes ne sont pas très nombreux. Les conducteurs de vélo ont, par exemple, "le droit" de se faire doubler à une distance minimum (1m en agglomération et 1,5m en dehors). Ils ont également le droit de rouler à 2 de front, quand il fait jour. L'article R 431-7 du code de la route stipule en effet que "les conducteurs de cycles à deux roues sans remorque ni side-car ne doivent jamais rouler à plus de deux de front sur la chaussée. Ils doivent se mettre en file simple dès la chute du jour et dans tous les cas où les conditions de la circulation l'exigent, notamment lorsqu'un véhicule voulant les dépasser annonce son approche."
En règle générale je me fais remettre en place lorsque je mets en pratique cette situation. On me reproche, parfois accompagné de quelques insultes, de ne pas respecter le code de la route.
Je décide donc d'aller jeter un oeil dans les ouvrages d'apprentissage de ce code. Pour cela, il me faut bien entendu aller au rayon des livres sur l'automobile. Je tombe sur l'édition Michelin version 2008. Le constructeur de pneus anticipe pour l'an prochain, mais si la mesure la plus consensuelle du Grenelle, la réduction de 10km/h des vitesses maximum, est adoptée, ilva devoir rééditer !
Bref, je cherche avec difficulté les rubriques traitant des bicyclettes. Il faut aller dans la catégorie "autres usagers".
Voilà ce qui est écrit :"Les 2 roues sont instables et fragiles. Les vélos (...) sont utilisés par des enfants, des adolescents, parfois par des personnes âgées. Ces utilisateurs connaissent parfois mal le code de la route et il faut s'attendre à certains comportements inconscients ou dangereux :
- non-respect des signaux
- non-respect des règles de priorité
- écarts sans avertir, sans contrôler.
Ils ont tendance à se faufiler entre les voitures et à dépasser par la droite."
Je feuillette un peu l'ouvrage, peut-être y lirai-je de tels commentaires réducteurs sur les automobilistes ou des mises en garde du genre " la voiture pollue la planète, elle est dangereuse pour les piétons et les cyclistes, paralyse lescentres-villes, est à l'origine de 5000 morts par an en France et contribue fortement au réchauffement climatique. Ne l'utilisez qu'en cas de nécessité absolue, lorsque l'utilisation d'un autre mode doux ou collectif n'est pas possible".
Si preuve il fallait, le code de la route a été fait pour les automobiles. Le cycliste est encore perçu comme un être marginal, en marge, un obstacle gênant voire un danger sur la route. Il est grand temps qu'il soit réellement reconnu et traité comme tel et donc que ses droits soient améliorés, en particulier en ville avec un vrai code de la rue pour que celle-ci lui soit enfin rendue.
En attendant, voici le manifeste des sans-voie "irresponsables" de Vélorution que j'ai signé :
"Des centaines de milliers de cyclistes roulent au quotidien dans les rues des villes françaises. Ils et elles le font dans des conditions dangereuses parce que les véhicules motorisés se sont accaparé la rue, avec le soutien des pouvoirs publics et au mépris des usagers de la voirie les plus vulnérables.
Alors oui, pour essayer de devancer la meute motorisée (son bruit, ses odeurs...), il arrive aux cyclistes de passer au rouge, comme le fait n'importe quel piéton ; et alors oui, il leur arrive aussi de prendre un sens interdit, parce qu'il est moins dangereux de croiser une voiture ou une moto que de se faire doubler par elles. Mais, au nom d'un code de la route qui n'a été conçu que pour les véhicules motorisés, l'autorité publique ne trouve rien de mieux que de sanctionner ces cyclistes, au prix fort.
Je déclare que je suis l'un-e de ces cyclistes : légitime, mais illégal-e (du moins en France). Je déclare avoir brûlé un feu, avoir pris un sens interdit. Je déclare que, pour ma sécurité, je continuerai à le faire, dans le respect absolu des piétons et sans gêner les autres usagers, tant que n'aura pas été mis en place le code de la rue que nous réclamons."
par Sébastien
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Transport
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L'article de lundi
Finalement cette fin
du pétrole peut être une chance. Elle va permettre, sans doute bien trop tardivement, une nette diminution des émissions de CO2 et par la même occasion permettre une réorganisation plus
saine de la société.
Je ne vous apprends rien, le prix du baril
de pétrole a flambé cette semaine. La barre des 90$ (90.07$) a été atteinte vendredi pour le brut léger "light sweet crude" pour livraison en novembre sur la bourse de
New York. Record absolu. J'avoue que j'ai ressenti une certaine excitation en voyant le cours grimper vertigineusement. J'ai même installé une extension sous Firefox indiquant,
dans la barre d'état, le cours en temps réel !
Il faut donc parler de fin du pétrole
abondant et bon marché et non de fin du pétrole. Et effectivement la fin du pétrole bon marché se calcule plus en mois qu'en années. La date du pic pétrolier est difficile à appréhender.
Quand les plus optimistes (gouvernements, certaines compagnies pétrolières) parlent de 2030, les plus pessimistes, souvent des experts indépendants, estiment que ce pic serait déjà passé (2006 ou
2006). Les réserves de brut sont des données plus ou moins cachées pour des questions stratégiques et de gros sous. En effet, la production mondiale tend à diminuer depuis 2006
alors même que l'OPEP s'était engagée à ouvrir les vannes de 500 000 barils par jour à l'automne. Intox et spéculation ou impossibilité d'augmenter l'offre ?






